Nous savons que les associations humanitaires ne cessent de
se développer et que les consciences ne se sont jamais autant
dilatées. Il ne se passe pas une journée
sans que l'on entende parler de cet homme qui s’occupe de l’enfance
maltraitée, de cette femme qui donne de son temps à des
prisonniers, de ce couple qui offre son foyer à un enfant abandonné,
de telle organisation qui a fait libérer un prisonnier...
Et, chaque jour, l'on éprouve une certaine reconnaissance
face à toutes ces personnes qui uvrent pour le
bien d'autrui et qui réveillent notre désir profond
de nous mettre au service des autres et de nous construire à
travers eux.
Mais nous nous demandons souvent comment passer aux actes, confis
que nous sommes dans notre routine et nos obligations quotidiennes.
Pourtant, nous pouvons faire beaucoup au sein même de
notre petit univers en essayant de donner le meilleur de nous-mêmes
à ceux que nous côtoyons. Combien de fois manquons-nous
une occasion de témoigner un peu de gentillesse, d'écoute
et de positivité ?
Si l'Autre est celui que nous ne connaissons pas, il est également
celui qui est tout près de nous et qui nous exhorte directement
ou non à nous dépasser, à donner, à
nous donner. Car ce ne sont pas uniquement les actes matériels
qui comptent mais aussi tous les efforts que nous pouvons faire
sur nous-mêmes pour nous rendre plus aimables et plus
utiles.
Je pense que c'est par ce genre d'efforts constants que nous
découvrons notre véritable nature aimante, que
nous parvenons à nous aimer nous-mêmes et à
trouver une certaine forme d'équilibre ; pas celui que
nous recherchons en vain dans toutes sortes de sécurités illusoires
mais celui que nous acquérons à mesure que nous réalisons
que donner est un besoin au même titre que recevoir. Toujours
plus de joie profonde, d’Amour des autres et de nous-mêmes,
voilà ce que le don nous apporte. Voilà l’épanouissement auquel
chacun aspire plus ou moins consciemment.
Finalement, qu’est-ce qui nous fascine chez ceux qui se donnent
sinon leur volonté, leur énergie, leur positivité, leur efficacité,
bref, le reflet du bon qui est en nous ? Qu'est-ce qui nous
attire à travers eux si ce n'est l'humanité entière
et le bon qui est en elle ? Alors réveillons-nous car
à quelques mètres de nous un être aimé a forcément besoin
de nous. A quelques mètres encore un voisin, un parent, un peuple...
Et quand la fatigue nous fera dire, « je me suis
donné du mal », notre cur répondra : « j’ai
donné du bien et je me suis fait du bien » parce
qu’il y a en moi un Etre divin qui a besoin de sortir des limites
de mon ego pour aimer ; parce que l’autre est une partie de
moi et que ma vie est liée à la sienne. Donner est un besoin
vital. N’ayons pas peur de l’assouvir, nous sommes là pour ça
!
Pascale
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