A
l’aube de ce troisième millénaire, qui
symbolise pour beaucoup l’avènement d’un
monde meilleur, il serait temps de réviser nos
comportements vis-à-vis du règne animal.
D’abord parce que nous sommes, avec notre
environnement, les cellules d’un même corps : le
corps Divin. Et si nous voulons soigner ce corps que nous
avons meurtri par nos comportements négatifs, il nous
faut lui insuffler de l’Amour à tous les
niveaux, autrement dit, respecter profondément tout
ce qui nous entoure. Enfin parce que, même si les
animaux font parfois preuve de plus d’Amour que nous,
ils ont un niveau de conscience inférieur au
nôtre ce qui nous rend responsables de leur condition
et de leur évolution. Nous devons donc léguer
au règne animal le bagage d’Amour indispensable
à son accomplissement ; d’autant que
s’il est devenu “sauvage”, c’est que
l’homme l’a entraîné dans le sillage
dysharmonieux de son éloignement du
Père...
Alors, comment réparer le passé ? Sans doute
en cultivant la seule chose véritable qui nous
distingue des autres règnes : la volonté
d’aimer mieux. Car, si les animaux domestiques en
particulier nous exhortent à nous donner, s’ils
nous offrent affection, sérénité,
constance et reconnaissance, nous devons, en tant
qu’êtres humains conscients de notre nature
divine, perfectionner nos comportements à leur
égard. Autrement dit, leur apporter un Amour qui ne
consiste pas à tomber dans une adoration
stérile tournée vers soi, mais à
stabiliser l’Autre dans un juste équilibre de
tendresse et de fermeté.
En fait, en insufflant aux animaux un peu de la Conscience
Divine qui nous habite, nous leur permettons
d’élever leur propre niveau de conscience. En
revanche, les manques d’Amour dont ils sont la cible
sont préjudiciables à leur évolution
car ils induisent en eux une entropie, source de soumission
qui se transforme souvent, dans leurs incarnations
suivantes, en instinct de cruauté...
Alors, que penser de tous ceux qui se servent des animaux
comme les exutoires de leur psychisme ? Que dire de ces
chiens de chasse que l’on maintient en captivité
pour associer en eux besoin de liberté et instinct de
tuerie ? Que dire de ces millions d’animaux de
laboratoire
qui hurlent sous la torture pour nous permettre
d’utiliser des produits chimiques ?
Tout simplement, que nous nous rendons responsables de
milliards de “formes pensées”
négatives qui surgissent de la détresse des
animaux, densifient notre esprit et polluent notre
planète… cette mère nourricière
qui réagit comme elle peut en déclenchant des
catastrophes qui, loin d’être naturelles, ont
pour origine des comportements humains contre
nature !
Encore une fois, il ne s’agit pas de tomber dans
l’attachement maladif à un animal, lequel
dissimule bien souvent une peur ou un mépris de
l’homme, mais d’assumer nos
responsabilités. En maltraitant un animal, nous
scions la branche qui nous porte, de même qu’en
l’aimant, c’est nous-mêmes que nous
soignons.
Alors, si nous voulons vraiment que les
“tortionnaires” évoluent, il faut essayer
par tous les moyens de sensibiliser leur conscience par
l’influence de l’opinion publique comme par celle
de leurs proches qui ne doivent pas cautionner leur
négativité.
Enfin, il faut réaliser que le manque de considération pour
le règne animal est le reflet du manque d’Amour pour soi et
que, là encore, le rôle des proches est primordial. En fin de
compte, le respect du règne animal est le fruit de l’évolution
spirituelle de chacun.
Pascale
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