fraternet.com



Suicide


Le grand vide existentiel : tel est le nom d’un nouveau virus qui fait son lit dans nos sociétés modernes n’ayant plus de valeur de vie à nous proposer, hormis celle de la rentabilité, de l’avoir et du paraître. Des idéaux extérieurs à nous qui, en plus d’être éphémères, nous confortent dans une vision égotique et illusoire de l’existence en faisant de nous des êtres fragiles et vides. Nos sociétés désacralisent ainsi les vraies valeurs de l’individu qu’elles pressent comme un citron en rejetant sa divine pulpe : le ferment de son identité, de sa stabilité et de son intuition. Bref, tout ce qui peut lui permettre de découvrir le sens de la vie et de trouver, en lui, l’Energie pour surmonter ses épreuves.

Mais qu’il est difficile de parler de force intérieure dans un système qui méprise le moindre élan spirituel et qui a posé des limites à l’Amour ! Ne nous étonnons pas si la plupart d’entre nous finissent par éprouver la sensation plus ou moins supportable d’être passés à côté de quelque chose !

Mère Teresa disait avec raison qu’« il n'y a pas de plus grande maladie que le manque d'Amour », celui qui se répand en même temps que tous ces psychologues qui essaient tant bien que mal de purger les abcès. Oui, la plupart des suicidaires ont manqué de cadres affectifs, de contact humain, de compassion... Et lorsqu’un événement pénible leur demande de puiser en eux l’énergie qu’ils n’ont pas suffisamment reçue, c’est le gouffre : le repli intégral sur leur désarroi. Cela dit, face au suicide d’un être, prenons garde de ne pas perpétrer le manque d’Amour en rejetant la faute sur l’un ou l’autre. Car c’est toute une vision générale et immature de l’existence, c’est toute une façon superficielle de communiquer que nous devons dénoncer et pas seulement un individu, lui-même victime de cette immaturité.

Heureusement, tous ceux qui ont manqué d’Amour ne se suicident pas. La plupart du temps, les souffrances nous amènent à puiser l’Energie d’Amour qui est en nous et à la développer en nous occupant des autres ; ce qui nous révèle le sens Amour de notre existence et comble peu à peu nos manques. Autrement dit, si nous voulons aider un être en difficulté, il faut bien sûr qu’il se sache aimé de nous en lui permettant notamment d’exprimer ses tourments et ses émotions. Mais il faut par ailleurs lui montrer qu’il existe des solutions à son mal, en lui expliquant que ceux qui se mettent au service des autres développent leur potentiel d’Amour et de vie, se sentent profondément aimés et ne subissent plus les événements.

Mais la mort n’étant pas une fin, nous devons également soutenir par nos prières et notre positivité ceux qui ont renoncé à leur incarnation car, généralement, ce refus de vivre les poursuit de « l’autre côté ». Là, de nombreux êtres de lumière prient et tentent de les apaiser pour leur redonner goût à la vie. Après un délai plus ou moins long, beaucoup retrouvent ainsi la volonté de vivre et de se dépasser par Amour d’eux-mêmes et par Amour des autres. Ils se réincarnent souvent dans des circonstances similaires à leur vie précédente, désireux de reprendre leur chemin évolutif là où ils avaient renoncé...

En fait, si aucune théorie n’a pu expliquer le phénomène du suicide, c’est que toutes font l’impasse sur la dimension spirituelle de l’homme. Non, la vie n’est pas absurde, elle permet l’accroissement du Divin en nous et autour de nous, elle permet l’avènement d’un vrai bonheur pour tous. Alors, aimons tout et tous avec l’intention d’apporter quelque chose : un peu d’Amour pour combler les grands vides.

Pascale Contact  


Abonnement à l'Info
L'info quotidienne dans
votre boite email (gratuit)


Abonnement à l'Hebdo
Les meilleurs textes
chaque semaine (gratuit)


http://www.fraternet.com - Copyright © 2000 - 2001 Les Chemins D'En Haut - Tous droits réservés.