| Réincarnation,
renaître à l'Amour |
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Au
moment de nous endormir, il nous arrive souvent de faire le
bilan de nos comportements. Dans le meilleur des cas, nous
regrettons de n’avoir pas su donner le meilleur dans
telle ou telle circonstance et nous nous engageons à
progresser. Il en va ainsi lorsque nous passons de «
l’autre côté » : outre le fait que
nous cherchons particulièrement à
découvrir et apprendre, nous visualisons en nos
cœurs le film de notre vie en faisant une sorte de
« zoom » sur nos insuffisances. Et le désir
d’évoluer nous pousse plus ou moins rapidement
à envisager les modalités de notre prochaine
incarnation. Car si le plan subtil est propice à
notre apprentissage spirituel, c’est sur le plan
matériel que nous faisons nos expériences.
Ainsi, nous nous incarnons encore et encore tant que nous
désirons gravir les marches de
l’évolution.
Mais au-delà de toutes considérations
théologique, scientifique
ou intellectuelle, nous savons bien que nos racines
dépassent les limites du passé que nous
connaissons. Aussi sommes-nous poussés, tels des
amnésiques, à faire la lumière sur ce
passé lointain. C’est alors que nous nous
heurtons à une limite : ce voile subconscient qui
nous sépare de nos vies antérieures comme pour
nous soulager de poids trop lourds, comme s’il nous
demandait de ne garder en mémoire que la
volonté de grandir.
Oui, nous devons en effet éviter de nous projeter
dans le passé. D’abord, parce que nous sommes
des êtres illimités tournés vers
l’avenir et capables à tout instant de
renaître par la force de l’Amour : celui que
l’on reçoit comme celui que l’on donne
à tous ceux que le Père nous présente,
ici et maintenant. Ensuite parce que notre quotidien
contient tout ce qui est important pour notre
évolution. Mieux : il est le reflet du
passé.
Aussi, de même que l’Amour que nous avons
semé nous revient un jour ou l’autre au
centuple, de même, nos épreuves actuelles sont
la conséquence de la négativité que
nous avons subie et, le plus souvent, de celle que nous
avons semée. « Qui frappe par
l’épée périra par
l’épée » signifie non pas qu’il
existe un Dieu vengeur mais que lorsque nous causons de la
dysharmonie, elle nous revient tôt ou tard comme un
boomerang. Un juste retour des choses qui n’est
pourtant pas le but de la vie ni le désir d’un
Dieu qui non seulement nous laisse libres de nos choix mais
nous permet, de surcroît, de dévier les
boomerangs négatifs par la pratique de
l’Amour…
Un Père qui nous aime au point de se sacrifier par
son Fils lorsque notre négativité atteint des
degrés tels qu’elle menace la vie de nos
âmes. A ce titre, beaucoup
se réincarnent essentiellement pour aider leurs
frères dans leur évolution. Ils se placent
ainsi dans des situations douloureuses non pour apprendre
à se dépasser mais pour absorber la
négativité et engendrer autour d’eux un
sentiment de compassion. Qu’importe donc que tel
miséreux ait été bon ou mauvais prince
dans sa vie antérieure dès lors que
l’Amour qu’il sollicite pour dépasser son
épreuve peut lui être apporté par la
charité de ses frères ! Qu’importe ce que
nous avons fait de bien ou de moins bien autrefois
dès lors que nous cultivons aujourd’hui la
volonté de progresser !
C’est bien en nous concentrant sur la meilleure
attitude à adopter en telle ou telle circonstance de
la vie quotidienne que nous soignons nos racines et faisons
fleurir notre avenir. Alors, aimons et respectons ce voile
du passé qui se lèvera de lui-même
lorsque nous aimerons le présent comme un
présent du Père. Regardons devant nous et, un
jour, nous évoluerons de façon plus
linéaire et sans contrainte.
Pascale
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