| La
mort est une naissance |
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Malgré le message christique et les innombrables témoignages
de "l'au-delà", mourir demeure, pour la plupart d'entre nous,
cesser définitivement de vivre. Heureusement, cette approche
existentielle est loin d'être universelle et, bien que la mort
soit généralement associée à la souffrance, beaucoup la considèrent
comme un simple passage.
La mort n'est pas une fin : voilà bien la seule réalité à laquelle
nous nous raccrochons lorsqu'un être aimé nous quitte. Et nous
avons bien raison parce que la mort n'est qu'une séquence de
notre existence. Comme un papillon abandonne sa chrysalide pour
connaître une autre dimension, nous-mêmes abandonnons un jour
notre enveloppe charnelle adaptée à ce plan matériel pour accéder
à un plan plus subtil. Nous évoluons ainsi d'un monde à l'autre
pour expérimenter, apprendre et progresser, bref, pour rester
dans une dynamique évolutive.
Aussi, comme le nourrisson a besoin d'énergie pour venir au
monde, l'être aimé qui s'apprête à renaître spirituellement
a besoin que nous nous dépassions pour lui. Le désespoir, le
deuil et les regrets sont des ondes négatives qui alourdissent
son âme et freinent son élévation. Certes, le départ d'un proche
est bien douloureux, même pour les meilleures volontés. Pourtant,
c'est en essayant d'élargir notre vision étriquée de la mort
que nous parviendrons un jour à lui associer un sentiment de
joie. Joie de comprendre que le changement de plan est le fruit
d'un besoin spirituel et non d'une fatalité. Joie de savoir
l'aimé bien vivant et soulagé de ses souffrances physiques.
Joie de savoir que tout est provisoire y compris cette apparente
séparation.
Oui, nous devons nous réconcilier avec la mort. Notre vie terrestre
est d'ailleurs ponctuée par des myriades de petites morts lesquelles
aboutissent souvent à des transformations positives. Par exemple,
nous abandonnons chaque nuit notre corps de chair pour nous
régénérer dans des sphères plus légères. De même, lors de nos
journées, nous abandonnons souvent certains de nos comportements
pour en adopter de plus sages. Et, parfois, nous éprouvons le
besoin de changer de contexte de vie ou de fréquentations :
nous mourons à certaines ondes pour renaître à de nouvelles...
Il en va ainsi lorsque nous quittons ce plan : nous renaissons
à d'autres vibrations abandonnant par là même certains poids
inhérents à notre incarnation.
C'est pourquoi, tous ceux qui ont connu de grandes souffrances
physiques éprouvent, lors de ce passage, un grand soulagement,
ce qui les aide en outre à se diriger vers des sphères élevées.
Mais il serait dangereux et illusoire d'associer la mort à une
libération. Toutes nos souffrances demeurent des appels de l'âme
: il n'y a donc pas de libération sans guérison spirituelle.
Or, lorsque nous passons de "l'autre côté", nous sommes les
mêmes, nous continuons à vivre, à créer… Nous poursuivons ainsi
notre apprentissage et ne pouvons nous diriger que vers les
plans vibratoires correspondant à notre niveau d'évolution.
En fait, lorsque nous mourons, nous changeons de classe mais
restons dans la même école : celle de la Vie ! Et ce qui nous
empêche de passer d'une classe à l'autre en douceur est une
coriace illusion qui s'appelle dualité.
C'est donc en insufflant un esprit d'Amour dans ce plan matériel
que nous rétablirons en nous l'union entre le matériel et le
spirituel et que nous pourrons espérer suivre l'exemple de Marie
qui, par son Amour, a élevé ses vibrations au point de briser
ses limites et de transcender ainsi la mort physique.
Pascale
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