A l’image d’une balle qui ne rebondit que lorsqu’elle percute
le sol, nous prenons corps dans ce plan matériel pour mieux
nous élever vers la positivité et l’Amour ; nous nous incarnons
pour retrouver le goût d'aimer et redevenir ainsi ce que
nous sommes profondément : des êtres heureux.
Il va sans dire que si l’humanité ne s’obstinait pas à faire
des choix négatifs, c’est-à-dire contre nature, nous évoluerions
tous dans l’harmonie. Car la volonté divine n’est pas directement
de nous éprouver. Comment un père aimant pourrait-il souhaiter
à ses enfants de grandir dans la souffrance ?
Ce que nous qualifions d’épreuves matérielles, sentimentales
ou physiques ne sont que les fruits amers d'une dysharmonie
générale. A l'image de l'écho que nous renvoie la nature,
tout ce que nous semons nous revient tôt au tard car tout
ce qui sort de nous fait partie de nous. Si nous semons de l'amour
et de l'harmonie, nous connaîtrons alors l'amour et l'harmonie.
Si nous semons la dysharmonie, nous connaîtrons la même
dysharmonie. Cela n'est ni juste ni injuste, cela EST tout simplement.
Mais ce qui est prodigieux, c'est que nos épreuves nous
font ou nous feront toujours prendre conscience de la nature
de ce que nous avons semé. Et c'est ainsi qu'au fil du
temps et de nos incarnations, nous faisons peu à peu
le choix d'aimer, de donner, de créer du beau...
Cela ne signifie pas que nos difficultés soient toujours le
juste retour de ce que nous avons fait subir car beaucoup souffrent
sous le poids d'une négativité générale qu'ils
dévient sur eux-mêmes pour la transformer à l’image
des martyres... Et inversement, si certains ont peu d’épreuves,
ce n’est pas toujours le fait d’un actif de bonnes actions mais
parfois par refus momentané de se dépasser et
d'évoluer.
D'une manière générale, la vie quotidienne
nous montre inlassablement qu’il n’existe que deux alternatives
face à une épreuve : nous transformer positivement
en la dépassant ou la laisser nous détruire. Combien
se sont laissés aller à la dépression suite à
une rude épreuve ! Mais combien ont témoigné d’une
renaissance spirituelle ou d’un soudain intérêt pour l’humanité
à la suite d’une même épreuve ! Cela ne signifie
pas que nous devions attribuer à la souffrance une véritable
utilité car cela reviendrait à justifier l’existence de la négativité.
Il nous faut simplement réaliser que c’est l’effort,
qui est en fait un lâcher-prise, que nous allons faire
pour dépasser une épreuve qui nous élève et non l’épreuve en
elle-même.
La vie est une grande école, à ceci près que les meilleurs
élèves ne sont pas les plus intelligents mais ceux qui savent
faire parler leur positivité et leur pouvoir créateur d’Amour.
Tant que nous fermerons les yeux sur cette réalité, nous serons
inlassablement confrontés aux mêmes difficultés. En revanche,
si nous avons le désir sincère de nous libérer de tous
nos conditionnements qui font obstacle à notre vraie
nature, nous modifierons le cours de nos épreuves dont certaines
se disperseront d'elles mêmes sous la lumière de
notre amour.
Alors pourquoi faire de notre existence un parcours austère
? Si nous sommes là pour apprendre à rebondir, nous
n’avons pas pour autant besoin de souffrances pour faire triompher
notre nature aimante et positive. Devant toute situation, interrogeons-nous
donc pour savoir ce que l’Amour attend de nous et, un jour,
la notion d’épreuves injustes cédera la place à celle d’expériences
bénéfiques... et la souffrance deviendra joie de vivre et d’aimer.
Pascale
 |
|
|