Qui n’a jamais rêvé de ces gros billets susceptibles d’assouvir
ses besoins les plus élémentaires ou de concrétiser ses rêves
les plus fous ? Le droit de vivre et d’être heureux, tel est
notre désir profond et bien légitime puisqu’il n’est que la
fidèle réminiscence de ce que nous avons bel et bien connu :
la grande Harmonie originelle...
Mais à force d'avoir perdu le contact avec le Divin en
nous et autour de nous, nous avons dû créer un
Dieu de métal et de papier capable de nous offrir un
bien-être limité...
Ainsi, de la pièce de monnaie suppliée à l’espoir d’un meilleur
salaire jusqu’à la ruée vers l’or, l’appât de l’argent est devenu
le moteur principal de notre existence. L ’homme a donc décidé
de poursuivre seul sa quête d’un petit bonheur, le regard tourné
vers l’argent, ce piètre libérateur, et, il faut bien le dire,
ce substitut de l’Amour. Car c’est pourtant vrai, un don d’argent
nous fait chaud au cur quand il nous donne un peu de l’autre,
de ses efforts et de sa générosité. Et ne dit-on pas avec raison
« c’est l’intention qui compte » comme si l’on craignait de
dire : « c’est ton Amour qui me fait du bien » ?
Mais si l'argent est nécessaire, s'il est un moyen d'échange,
il ne peut tout combler. Est-il besoin de dire qu'il ne remplace
pas l’affection, la confiance et l’énergie que l’on peut donner
et recevoir ? Non, il ne remplace pas l’Amour qui nous manque
et que nous monnayons auprès des autres par notre réussite sociale
ou par l'achat d'une belle voiture. Il ne remplace pas l’Amour
de soi que l’on croit proportionnel à la valeur matérielle de
ce que l’on donne. Il ne remplace pas non plus le don de soi
que l’on croit glisser dans la tirelire de nos enfants ou que
l’on solde dans un testament réconciliateur... Non vraiment,
ce meilleur dont l’autre a besoin ne peut provenir uniquement
de notre portefeuille ! C’est bien par le don total de leur
Personne que les grands messagers divins nous ont tendu la main
et non par des pièces d’or. Car seul l’Amour donné et
reçu peut nous aider à retrouver notre positivité et
notre pouvoir créateur : facteurs indispensables pour dépasser
et écourter toute épreuve... dont celles liées à l’argent.
Alors comme une richissime Lady Diana ou une très pauvre
Mère Teresa, considérons la situation matérielle dans laquelle
nous nous trouvons comme un tremplin pour aimer et recréer ainsi
en nous et autour de nous ce à quoi nous aspirons : la vie et
le bonheur de vivre. Nous les démunis, ne dissimulons pas nos
velléités spirituelles derrière nos difficultés matérielles
; renouons avec la confiance dans les épreuves et avec
la volonté de donner le meilleur. Nous les bien lotis,
donnons à notre argent un aspect spirituel : un tremplin pour
échanger profondément avec les autres et pour
répandre un peu d'Amour.
Riches ou pauvres, cultivons ensemble le Bien pour
alléger le fardeau de ces mendiants des rues ou de ces princes
malheureux qui nous font prendre conscience que le véritable
fléau de nos sociétés ne concerne pas véritablement
l’argent mais le manque général d’Amour et de fraternité.
Pascale
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