Qu’elle soit symptomatique de manques d’amour ou consécutive
à un désir spirituel de sanctification, la maladie nous
exhorte toujours à trouver la voie de l’harmonie intérieure.
Malheureusement, notre vision dualiste d’un divin uniquement
extérieur à nous et nos préjugés à l’égard de ceux qui disent
avoir réalisé Dieu, nous font appréhender
cette notion de conversion spirituelle avec trop d’ironie...
Mais Jésus-Christ sur la croix ne nous a-t-il pas montré que
l’ultime chemin de paix passait par l’abandon total au Père
qui est aux cieux autrement dit, à cette flamme
divine et salvatrice logée au plus profond de notre âme
? Et nous-mêmes, lorsqu’une épreuve nous exhorte au dépassement,
ne cherchons-nous pas instinctivement à imposer silence à notre
mental pour laisser parler en nous une Energie supérieure ?
En réalité, le miraculé n’est pas un élu touché
par une grâce divine agissant indépendamment de son libre arbitre,
mais un être qui a su s’ouvrir pleinement à l'harmonie intérieure
qui l'habite. De même, l’état d’extase spirituelle tant
évoqué par les mystiques n'est pas une récompense
du ciel mais le fruit de la dilatation totale de l'ego à
l'identité profonde de l'être.
Mais s'il est vrai que l'idée d'une ouverture spirituelle
subite nous paraît quelque peu utopique, nous pouvons
tout au moins apprendre chaque jour à faire taire notre
mental conditionné pour laisser parler notre cur
: notre divine conscience. C'est ainsi que nous ressentirons
peu à peu l’envie et la force de nous construire en faisant
le choix de la santé spirituelle. Et bientôt, nous serons
tout surpris de voir guérir, à leur tour, les parties les plus
denses de notre être... Car il est vain de soigner son corps
physique sans chercher à répondre aux messages spirituels
contenus dans toute souffrance, dans toute maladie. Barbara
Brennan, scientifique et soignante américaine, nous relate à
ce sujet quelques propos tenus par son guide intérieur dont
voici un extrait : « Lorsqu’une âme vient vers toi pour te demander
des soins, ne perds jamais de vue que c’est l’élévation vers
la spiritualité qu’elle désire au plus profond d’elle-même...
Tout ce qu’elle essaie de te dire à travers le langage de la
maladie et de la souffrance, c’est : aidez-moi à retrouver le
chemin qui mène au Saint des Saints... »¹
Alors comment ne pas déplorer en lisant de telles paroles
que la médecine actuelle persiste à ignorer la dimension
spirituelle de l’être ? Comment ne pas souhaiter que le corps
médical agisse en union avec ceux qui soignent l’aura, ceux
qui ressentent les véritables blocages et savent faire circuler
les énergies, ceux qui savent écouter, comprendre et combler
les manques ?
Nous y viendrons bien sûr mais, pour l'heure, à défaut
de compter sur la réunion de toutes les bonnes volontés, considérons
au moins l'intégralité de notre être surtout si
nous avons choisi la douloureuse épreuve de la maladie.
Abandonnons-nous le plus possible au Divin qui demeure en nous
à travers cet Etre lumineux que nous sommes par essence,
cet autre nous-mêmes. Essayons quotidiennement de redevenir
cet Etre tout amour et manifestons-le dans des démarches positives
tant pour notre santé physique que spirituelle. Ouvrons-nous
aussi à ceux qui savent être des canaux de Vie. Nous sommes
aimés et sauvés d’avance ; la suite est une question
de libre arbitre...
¹ Le pouvoir bénéfique des mains, Ed. Tchou
Pascale
 |
|
|