Frapper un animal s'appelle cruauté.
Frapper un adulte s'appelle agression.
Frapper un enfant s'appelle éducation.
(Anonyme)
Le livre d'Olivier Maurel,
la Fessée, soulève un fait de société, une pratique éducative
de plus en plus controversée.
Avec l'évolution des connaissances sur le développement de l'enfant,
la fessée est prohibée dans nombre de pays européens. A commencer
par la Suède en 1979 qui bannit fessées, tapes et gifles, suivie
par l'Allemagne, le Danemark, la Norvège, la Finlande, l'Autriche,
l'Italie. Mais la France, mère Patrie des Droits de l'Homme,
considère toujours que l'éducation parentale appartient au domaine
privé, ainsi plus de 50 % des Français disent donner souvent
des fessées à leurs enfants (sondage Sofres 1999).
Mais la fessée n'est pas un acte banal, elle a des répercussions
très profondes sur la santé et le comportement de l'enfant.
Ce grave problème éducatif tant pour l'enfant que pour les parents
est devenu un réel combat pour de nombreux médecins, psychologues,
avocats, éducateurs. A la tête de ce mouvement, nous trouvons
Alice Miller, psychothérapeute, qui ne compte pas ses efforts
pour lutter contre ces agressions familiales et qui explique
que « la violence envers l'enfant est à l'origine
de la violence chez les adultes ».
Olivier Maurel, écrivain, lutte aussi depuis des années contre
la violence et nous présente ici d'autres moyens d'éduquer un
enfant que celui de la fessée et des châtiments corporels.
De génération en génération, presque tous les êtres ont été
frappés et ce mode d'éducation est rentré dans les murs.
C'est un état de fait dont nous pouvons prendre conscience chez
nous ou autour de nous. Mais le lecteur ne pourra pas rester
insensible aux conséquences de ces traitements infligés aux
enfants qui font des êtres humiliés et révoltés ou soumis et
introvertis, décrits par Olivier Maurel. Une tape sur une main
de bébé qui nous semble bénigne peut avoir des répercussions
importantes sur sa santé comme toute atteinte physique sur un
enfant en plein développement. Nous ne pourrons plus dire :
« nous ne savions pas ». Alors, comment
faire ? Est-il possible d'éduquer sans jamais frapper ni crier
et sans perdre son calme ? De multiples solutions sont à la
portée des parents et des éducateurs pour réussir à éduquer
un enfant sans le frapper, en lui assurant confiance, respect
et amour ; l'auteur nous les présente sous forme de 100 questions-réponses
qui nous concernent tous.
Au début de ce IIIème millénaire, où la violence règne en maître
sur la planète terre, chacun de nous peut apporter sa part de
non-violence en respectant ses propres enfants dans leur intégrité,
en les élevant tout simplement dans l'amour.
Ce petit livre d'Olivier Maurel père de 5 enfants « est
un cadeau pour les millions de jeunes qui n'ont pas encore d'enfants.
Un cadeau aussi et surtout pour tous les enfants à naître dont
les parents auront eu la chance de le lire » nous
dit Alice Miller. Un livre qui marque le lecteur dans ce qu'il
a de plus cher : ses enfants. L'auteur a su avertir, conseiller
pour prévenir grâce à ses informations essentielles et indispensables
qui dénotent une profonde recherche sur un sujet qui nous tient
tous à cur : le devenir de nos petits. Un grand merci
à vous Olivier, votre combat est aussi le nôtre.
>> La Fessée - 100 questions-réponses sur les châtiments
corporels
Olivier Maurel - Préface d'Alice Miller
>> Editions La Plage
8 rue des Barris
34230 Tressan
Tél. : 04 67 88 63 33
Fax : 04 67 88 63 34
Collection Alternatives - Société
ISBN 284221-072-7 - EAN 9782842210724
Si vous souhaitez apporter votre participation, vous pouvez
signer le manifeste rédigé par Olivier Maurel en concertation
avec Alice Miller :
http://www.alice-miller.com/sujet/lettfr4.htm
>> Alice Miller pour le Prix Nobel de la Paix - signer
la pétition au jury du Prix Nobel : http://www.a-nobel-prize-for-alice-miller.org
>> Rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé sur
les châtiments corporels.
OMS Rapport mondial sur la violence et la santé Genève novembre
2002
>> Pour télécharger le rapport complet : http://www5.who.int/violence_injury_prevention/download.cfm?id=0000000591
>> Quelques extraits :
Pour beaucoup de décideurs,
l'idée que la violence constitue un problème de santé publique
est nouvelle et, en fait, assez contraire à leur conviction
qu'il s'agit d'un problème de criminalité. C'est tout particulièrement
le cas pour les formes moins visibles de la violence, comme
les mauvais traitements infligés aux enfants, aux femmes et
aux personnes âgées... Les décideurs ne sont pas assez nombreux
à voir que l'on peut prévenir bien des formes de violence...
On continue de se concentrer sur certaines formes de violence
très visibles, notamment la violence chez les jeunes, et de
prêter beaucoup moins d'attention à d'autres types de violence,
comme la violence perpétrée par les partenaires intimes et les
mauvais traitements infligés aux enfants... Bien des pays hésitent
à prendre des mesures qui remettent en question des attitudes
et des pratiques courantes... (pages 21 - 22).
Causes de la violence
Influences familiales
Le comportement des parents et le milieu familial jouent un
rôle essentiel dans le développement d'un comportement violent
chez les jeunes... des châtiments corporels sévères pour punir
des enfants sont des prédicteurs importants de la violence pendant
l'adolescence et les premières années de l'âge adulte... une
agressivité parentale et une discipline sévère à l'âge de 10
ans font nettement augmenter le risque de condamnations ultérieures
pour violence et ce, jusqu'à l'âge de 45 ans... des châtiments
corporels sévères infligés par des parents à l'âge de 8 ans
laissent prévoir non seulement des arrestations pour violence
jusqu'à l'âge de 30 ans, mais également - pour les garçons -
la sévérité des châtiments qu'ils infligent à leurs propres
enfants et la violence qu'ils feraient subir à leur épouse...
(page 36). Les châtiments corporels sont dangereux pour les
enfants. A court terme, ils tuent des milliers d'enfants par
an. Beaucoup d'enfants encore sont blessés et nombreux sont
ceux qui en gardent des handicaps. A plus long terme, un grand
nombre d'études montrent que cette pratique est un facteur important
dans le développement de comportements violents et qu'elle est
associée à d'autres problèmes pendant l'enfance et plus tard
dans la vie... (page 71).
Conséquences de la violence sur la santé de l'enfant
Alcoolisme et toxicomanie, déficience intellectuelle, délinquance,
violence et prises de risques, dépression et angoisse, retards
de développement, troubles de l'alimentation et du sommeil,
sentiment de honte et de culpabilité, hyperactivité, mauvaises
relations, mauvais résultats scolaires, piètre estime de soi,
trouble de stress post-traumatique, troubles psychosomatiques,
comportements suicidaires et automutilation. A plus long terme
Cancer, affection pulmonaire chronique, fibromyalgie, syndrome
du colon irritable, cardiopathie ischémique, maladie du foie...
Fardeau financier - dépenses liées à l'arrestation et aux poursuites
judiciaires engagées contre les délinquants - coûts pour les
organismes sociaux qui examinent les cas de maltraitance qui
leur sont signalés et qui protègent les jeunes victimes - coûts
associés aux foyers d'accueil - coûts pour le système éducatif
- coûts pour le secteur de l'emploi dus à l'absentéisme et à
une faible productivité. Profil des gangs Entre autres facteurs...
qui encouragent les jeunes à rejoindre des gangs figurent...
des châtiments corporels sévères ou une victimisation à la maison...
(page 37).
Prévention de la violence
Formation au rôle de parent
Il ressort de plusieurs évaluations que la formation au rôle
de parent donne de bons résultats et quelle contribue durablement
à la réduction des comportements antisociaux... Il ressort d'une
étude sur la rentabilité d'interventions précoces destinées
à prévenir des crimes et délits graves en Californie... que
la formation des parents d'enfants qui manifestent un comportement
agressif prévient environ 157 crimes et délits graves par million
de dollars américains dépensés... les auteurs estimaient que
la formation au rôle de parent était trois fois plus rentable
que la loi dite des ³trois fautes² appliquée en Californie et
aux termes de laquelle les récidivistes sont sévèrement punis...
(page 47). on estime de plus en plus qu'il peut être bénéfique
de former tous les parents et les futurs parents... (page 78).
Visites à domicile Il est avéré que les programmes de visites
à domicile contribuent durablement à la réduction de la violence
et de la délinquance. Plus tôt et plus longtemps ils sont offerts
dans la vie de l'enfant et plus leurs effets positifs semblent
importants... (page 46). Ce type d'intervention est considéré
comme étant un des plus prometteurs en ce qui concerne la prévention
d'un certain nombre de conséquences négatives, y compris la
violence chez les jeunes et les mauvais traitements infligés
aux enfants... (page 78).
Nous vous suggérons de publier ce texte et de le diffuser
le plus largement possible.
>> Dernières nouvelles concernant la violence éducative
(avril 2003) :
L'Islande, vient tout récemment d'interdire, en mars dernier,
la violence éducative. Cette nouvelle est diffusée par le site
américain Nospank. La loi islandaise sur la protection des enfants
votée en 2002 avait déjà fait obligation aux parents de "traiter
leurs enfants avec soin et considération" et "de veiller sur
leur bien-être à tout moment". L'article 28 de la nouvelle loi
achève le processus en interdisant les châtiments corporels
à la maison. Cette loi prendra effet le 1er novembre 2003.
Onze Etats dont neuf européens ont déjà pris cette mesure. Qu'attend
la France pour les suivre? Actuellement, dans notre pays, les
enfants sont la seule catégorie d'êtres humains que l'on peut
impunément frapper et humilier. Quel adulte supporterait d'être
giflé comme le sont les enfants?
Les onze Etats qui ont déjà interdit la violence éducative sont
: la Suède (1979), la Finlande (1983), la Norvège (1987), l'Autriche
(1989), Chypre (1994), le Danemark (1995), l'Italie (1996),
la Lettonie (1998), la Croatie (1999), Israël (2000) et l'Allemagne
(2000).
Anne

|