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D’un monde en pleine effervescence,
ballotté par des problèmes cruciaux comme la paix, les droits
de l’homme, l’environnement, l’avenir de l’humanité, retirons-nous
un instant... imprégnons-nous de l’éternelle sagesse issue de
l’uvre de Khalil Gibran, « Le Prophète » dont le titre
de la première mouture fut « Pour que l’univers soit bon ».
Ce penseur et écrivain libanais représente l'un des phénomènes
littéraires les plus étonnants du XXème siècle ; il fut
également poète et peintre de grande renommée. Il nous interpelle,
nous guide à travers son livre vers un avenir meilleur et invite
chacun d’entre nous à se prendre en mains, à donner un sens
à sa vie.
Ce chef-d’uvre, publié en anglais en 1923, connut une
notoriété internationale peu commune confirmée par d'innombrables
traductions. Il a été qualifié à l'époque par le London Times
de synthèse de tout ce qu'il y a de meilleur dans la pensée
chrétienne et la pensée bouddhiste, et le nom de Gibran
sera intimement lié au titre de son livre.
Voici l'histoire : L'heure du départ vers d’autres rives plus
subtiles est venue pour Al-Moustapha, l'élu et le bien aimé.
Avant de quitter la terre qui l'a accueilli, il répond à toutes
les interrogations sur les thèmes existentiels de la vie quotidienne
que lui pose la population venue lui dire au revoir. C’est une
voyante qui veut connaître ce que le Prophète de Dieu en quête
de l’essentiel sait de l’amour puis du mariage : « L’amour ne
donne rien que lui-même et ne prend rien que de lui-même. L’amour
ne possède pas ni ne veut être possédé car l’amour se suffit
de l’amour. »
Au sujet du mariage : « Aimez-vous l’un l’autre mais ne faites
pas de l’amour une chaîne... »
Un homme riche lui demande de parler du don :
« Vous donnez, mais fort peu quand il s’agit de vos possessions.
C’est lorsque vous donnez de vous-mêmes que vous donnez vraiment.
»
Un laboureur l’interroge sur le travail : « Le travail est de
l’amour rendu visible » ; un professeur, sur l’enseignement,
un universitaire, c’est sur la parole ; un tisserand, sur les
vêtements que l’on porte : « Vos vêtements cachent partie de
votre beauté, mais ne dissimulent pas ce qui est disgracieux.
»
Le peuple d’Orphalese ne veut pas laisser partir l’être qui
les a révélés à eux-mêmes parce qu’ils sentent qu’ils n’ont
pas assez profité de sa présence, qu’ils ont encore tellement
de choses à lui demander. Mais il leur promet de revenir : «
Un court instant, un moment de repos sur le vent, et une autre
femme me portera. »
Ainsi, au fil des pages, chaque lecteur reçoit une réponse porteuse
d’un message spirituel transmis par des paroles humbles, imprégnées
d’amour et de poésie.
Pour ses millions de lecteurs, Khalil Gibran se confond avec
son Prophète, « personnage de légende et modèle romantique d'une
sagesse à la portée de tous. »
Je vous invite, vous lecteur ou lectrice, en quête de valeurs
sûres et d’absolu, à rencontrer Khalil Gibran dans son livre
pour entamer avec lui un dialogue et accompagner le poète dans
son souffle divin.
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Anne
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