| La recette du bonheur |
29 juillet 1999 |
En ces temps de vacances, il nous est parfois demandé pourquoi nous ne traitons pas de sujets plus positifs, des faits qui illustreraient que les êtres humains s'orientent vers plus d'Amour. En somme, des informations pleines d'énergie et de positivité qui donneraient envie de se transformer... Ce genre de démarche existe sur Internet : certains sites ne diffusent que des nouvelles positives sous forme de faits divers, de biographies de personnages connus et moins connus, de citations de grands hommes...
Sur Fraternet, notre souci est différent. Nous préférons nous concentrer sur ce qui fait l'information dont tout le monde parle, de façon à en extraire un enseignement susceptible de nous faire prendre conscience, soit de notre pouvoir créateur, soit de nos conditionnements. Ainsi, ce n'est pas forcément l'information qui est positive en elle-même mais ce que nous en faisons. Il nous semble en effet que la meilleure façon de parvenir à un comportement positif, serein et fraternel, c'est d'apprendre à transformer avec beaucoup d'Amour les événements douloureux qui sont soumis quotidiennement à notre attention.
Chercher à se nourrir des actes positifs d'autrui est tout à fait légitime - et c'est ce que nous faisons lorsque nous parlons des efforts des uns et des autres en faveur de la paix au Kosovo par exemple - mais cela ne permet pas de se doter du bagage indispensable lorsque l'on veut dépasser une situation difficile à laquelle nous sommes confrontés. Plus que de puiser de l'énergie dans les comportements pleins d'Amour de nos frères et sœurs, nous avons besoin d'en donner ! Autrement dit, il nous revient de faire l'effort de nous transformer en allant chercher en nous le divin qui s'y trouve.
Ce qui se produit au Kosovo, sujet principal de cette « info du jour » depuis son lancement, doit avoir des conséquences sur notre évolution quotidienne : même si cela devient parfois fastidieux en cette période de l'année, c'est la manifestation de notre solidarité et de notre affection envers tous ces êtres qui se remettent à peine d'un immense choc. C'est aussi une façon de ne pas considérer ce qui arrive à autrui comme une simple information, chassée rapidement par une autre dès lors qu'elle devient pesante, mais comme un élément de notre propre vie. Ce n'est peut-être pas la recette du bonheur, car tel n'est pas notre propos, mais c'est à coup sûr la recette de la fraternité.
Geoffroi  |