| Prise d'otages |
26 décembre 1999 |
Les auteurs du détournement de l’Airbus d’Indian Airlines exigent aujourd’hui la libération d’un chef religieux musulman détenu par les autorités indiennes. L’appareil effectuait la liaison entre Kathmandou et New Delhi lorsqu’il fut détourné par les pirates de l’air, vendredi dernier. Après plusieurs escales dans différents aéroports, il se trouve aujourd’hui à Kandahar en Afghanistan. 25 personnes ont été relâchées lors d’un ravitaillement à Dubaï mais il en reste toujours environ 150 à bord.
Les familles des otages sont plongées dans l’angoisse depuis l’annonce par la compagnie de l’assassinat d’un des passagers qui aurait tenté de regarder les pirates de l’air. Ces derniers, armés de grenades, de kalachnikovs et de dynamite, seraient au nombre de quatre ou cinq. Ils menacent de faire sauter l’avion si leurs exigences ne sont pas satisfaites. Le gouvernement des taliban, qui ne veut pas être impliqué dans l’affaire, a refusé de ravitailler l’avion en kérosène et a demandé l’envoi d’une délégation de l’ONU. Un représentant des Nations Unies est arrivé à Kandahar pour apporter un soutien humanitaire mais la gestion de la crise revient aux gouvernements indien et afghan.
Les passagers encore à bord de l’Airbus sont en majorité indiens mais il s’y trouve aussi des espagnols, des suisses, un américain, un canadien, un français, un japonais de sorte que de nombreux états se voient concernés par cette affaire. C’est l’occasion pour chacun d’entre nous de faire preuve d’un esprit fraternel et d’englober tous les passagers et leurs familles dans ses prières ou ses pensées positives afin que les innocents impliqués dans ce drame ne se laissent pas prendre en otage par la haine...
Geoffroi  |