| De l'eugénisme |
23 août 1999 |
En Corée du Sud, des chirurgiens auraient effectué des stérilisations forcées sur des handicapés mentaux. D'après des opposants au régime actuel, cette pratique serait répandue depuis plusieurs années dans certains centres médicaux du gouvernement. Il convient de rappeler que la Corée du Sud, malgré quelques efforts réalisés sous l'impulsion de son président, lui-même ancien prisonnier politique, n'est pas un modèle en matière de respect des droits humains...
L'exemple de ce pays nous conduit donc à soulever la question de l'eugénisme c'est-à-dire de « l'amélioration » supposée des caractéristiques propres à une population, à une race : cela peut aller, notamment, de l'élimination d'un fœtus présentant des malformations jusqu'à la stérilisation forcée des individus présentant des handicaps. Nous ne pouvons, bien entendu, que nous élever avec force contre un usage aussi négatif des connaissances scientifiques qui témoignent des illusions dans lesquelles se complaît parfois l'humanité : le rêve d'un monde meilleur par la sélection génétique, un monde fondé sur le matérialisme et la soumission à des normes, un monde constitué d'individus bien propres à l'extérieur et vides à l'intérieur.
La spiritualité a le mérite d'apporter sur ces sujets un éclairage simple et clair en montrant que tous les événements de la vie d'un être résultent de son comportement spirituel, autrement dit, de ses choix vers ce qui le développe ou, au contraire, le détruit. La vie humaine est faite d'obstacles et de difficultés à surmonter qui sont autant de repères essentiels pour effectuer les prises de conscience nécessaires. Ce que certains considèrent comme des handicaps ou des tares peuvent être vus différemment : ce sont des occasions de transformations pour soi-même comme pour autrui. Il est urgent que la vie spirituelle soit revalorisée afin d'éviter des dérives dans l'utilisation des découvertes scientifiques : une vie où la fraternité et l'Amour du prochain soient considérés comme des priorités absolues bien avant la conformité à des modèles physiques, intellectuels ou sociaux. Dans tous les maux dont souffre l'être humain, un seul constitue un handicap grave : celui de ne pas aimer.
Geoffroi  |