| Conversion |
8 novembre 1999 |
Lors de la messe qu’il a célébrée à New Delhi ce dimanche, le pape Jean-Paul II a invité les catholiques d’Asie à faire de ce continent la « terre d’évangélisation » du troisième millénaire. Il a évoqué à ce sujet le droit au changement de religion et rappelé que Jésus est la seule voie de salut, exhortant les laïcs et le clergé à répandre l’esprit du Christ à tous les niveaux de la société.
Si ces propos peuvent sembler logiques dans la bouche de Jean-Paul II, il est cependant nécessaire de se remémorer les fondements de ce que tout chrétien considère comme la « Bonne Nouvelle ». Elle est très simplement l’annonce que les êtres humains sont aimés de Dieu d’un Amour inconditionnel. Chaque individu est ainsi à même de prendre conscience de la présence divine qui sommeille à l’intérieur de lui et d’utiliser l’extraordinaire potentiel de vie et d’énergie qu’elle constitue pour se libérer des conditionnements négatifs qui font obstacle à son épanouissement.
Dans cette perspective, les religions apparaissent comme des traits d’union ayant pour mission d’aider les individus à se rapprocher de Dieu en découvrant les réalités spirituelles de l’existence. Malheureusement, il est un euphémisme de dire que les différentes religions n’ont pas suffisamment participé à diffuser l’Esprit d’Amour indispensable à l’édification du monde fraternel auquel les individus aspirent...
Aujourd’hui, si nous voulons que les humains fassent preuve de davantage de compassion les uns envers les autres, ce sont d’abord les systèmes religieux qui doivent se réformer en manifestant plus de tolérance et de respect mutuel : par-delà les cultures, glorifier Dieu consiste avant tout à glorifier l’être humain et non à le limiter ou à l’asservir.
Geoffroi  |