A moins de 200 jours de l'an 2000, nous avons envie d'exprimer notre espérance en saluant des décisions courageuses génératrices d'un peu de renouveau pour l'humanité qui en a tant besoin. Cela ne signifie pas que les personnes qui en sont à l'origine soient parfaites ou que nous approuvions l'ensemble de leurs démarches ou de leurs idées. C'est seulement sur quelques actes positifs accomplis par des personnages importants ou inconnus que nous voulons poser notre regard. En Algérie, le président Bouteflika a ordonné la libération de plusieurs milliers d'islamistes non impliqués dans des crimes de sang ou des viols. Après 7 ans de tragédies quotidiennes ayant causé la mort de 100 000 personnes, ce geste annonce une possible réconciliation et nous ne pouvons que nous en réjouir.
Au Kosovo, un homme a la très lourde tâche de remettre sur pied l'administration de toute une région, en attendant l'arrivée de Bernard Kouchner. Ce haut fonctionnaire des Nations Unies, Sergio Vieira de Mello ne ménage pas ses efforts pour créer les conditions qui permettront aux deux communautés en présence de réapprendre à vivre ensemble. Et puis il y a tous ces soldats, tous ces bénévoles d'organisations humanitaires qui tentent, avec souvent beaucoup d'humilité, de rassurer la population, de soigner les individus, de les comprendre...
Toute cette énergie rassemblée nous donne envie de participer nous aussi à ce début de renaissance qui semble poindre à l'horizon du troisième millénaire. Tous les jours, l'occasion nous est donnée d'apporter notre concours à cette chaîne invisible de l'espoir. Il y a certainement quelqu'un, tout près de nous, qui a perdu l'espoir et qui a besoin de notre soutien. Certes, nous ne pouvons pas toujours venir en aide aux autres comme nous le voudrions - et nous nous sentons souvent impuissants - mais l'espérance, c'est une flamme qui se suffit de notre seule énergie pour briller.
Geoffroi  |