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Ne laissons pas exécuter deux Tibétains injustement condamnés
Lundi 9 décembre 2002


Deux religieux tibétains, Trulku Tenzin Delek et Lobsang Dhondup sont en danger de mort. Ils ont été condamnés le 3 décembre à la peine capitale par un tribunal de Karze, une "préfecture autonome tibétaine" rattachée à la province chinoise du Sichuan. Arrêtés le 7 avril 2002 à la suite d'explosions ayant eu lieu le 3 avril dans la ville de Chengdu (Sichuan), ils ont été gardés au secret pendant 8 mois, n'ont pas eu le droit de préparer leur défense ni d'obtenir un procès équitable. Ils ont toujours nié toute culpabilité des chefs d'accusation qui leur étaient reprochés, à savoir "complicité d'attentat", "détention d'armes" et "menées séparatistes". Au cours de l'audience, Trulku Tenzin Delek, un enseignant religieux hautement respecté de la région de Lithang, a été bâillonné brutalement par les gardes alors qu'il dénonçait les conditions du procès et affirmait sa fidélité au Dalaï Lama.
Faute d'obtenir l'adhésion des Tibétains et de l'opinion mondiale à la politique de colonisation qu'elle mène au Tibet, la Chine s'en prend aux dirigeants religieux qu'elle tente de faire passer pour des "terroristes". Un amendement à la loi criminelle chinoise, passé en décembre 2001, permet en effet de condamner à mort les membres supposés "d'organisations terroristes", dont il n'est donné aucune définition et qui incluent toutes les formes d'activités politiques, même non-violentes. Cette décision inique, immédiatement exécutoire pour l'un des condamnés, intervient au moment où la Chine cherche à donner une image d'elle-même plus libérale.

Nous vous demandons d'envoyer ce message aux deux adresses ci-après et de faire connaître cette action :

1. aux autorités chinoises afin qu'elles suspendent immédiatement l'exécution de cette décision. Ecrire à l'ambassade de Chine : xinwen@clubobs.com

2. au gouvernement français, par la voix du ministre des Affaires Etrangères, afin qu'il appuie et convoie cette demande au rapporteur spécial des Nations-Unies sur les exécutions extra-judiciaires, sommaires ou arbitraires pour que ce dernier intervienne en faveur des deux condamnés. Ecrire à Premier-Ministre@premier-ministre.gouv.fr

NB : s.v.p. mettre csptf@francenet.fr en copie de votre message.

Vous pouvez également faire suivre ce message par voie postale ou fax :

Monsieur le Premier Ministre
Hôtel Matignon
57 rue de Varenne
75 700 Paris
tel: +33 (0)1 42 75 80 00
www.premier-ministre.gouv.fr (puis cliquer sur "Ecrire au Premier ministre")

Ambassade de Chine
11 Avenue George V
75008 Paris
Fax: +33 (0)1 47 20 24 22

Cette action a été lancée le 5 décembre par le CSPT
174 Bd E. Decros
94260 Les Lilas (csptf@francenet.fr)

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C. S. P. T. (Comité de Soutien au Peuple Tibétain - France)
Tibet : www.Tibet-Info.net, Culture asiatique : www.eurasie.net __________________________________________________________________________


Lecture conseillée :

>> Tibet mort ou vif - Pierre-Antoine Donnet, Élisabeth Badinter (préface) : Tibet magique, Tibet martyr. L'une des tragédies de cette fin de siècle se joue actuellement au Pays des Neiges. Depuis son invasion par la Chine en 1950, le Tibet est asservi et colonisé. Pour rompre le silence, Tibet mort ou vif veut d'abord informer. Recueillis auprès des protagonistes tibétains aussi bien que chinois, une multitude de témoignages inédits et de documents exclusifs offrent un regard neuf sur ce choc de deux grandes civilisations dont les répercussions sont incalculables. Chef spirituel et temporel de six millions de Tibétains, le dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989, y exprime son parti pris de tolérance et de non-violence. Avant qu'il ne soit trop tard... Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Terre des dieux, malheur des hommes : "Sauver le Tibet" - Tenzin Gyatso, Dalaï-Lama, Gilles Van Grasdorff (Avec la contribution de) : A travers ces entretiens, le Dalaï-lama parle de ses espoirs pour l'autonomie du Tibet et déplore la politique d'assimilation de la Chine à l'endroit du peuple tibétain. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Tibet, otage de la Chine - Claude B.Levenson : Le recul de plusieurs voyages étalés sur plus d'une quinzaine d'années, à partir de 1984, dans diverses régions tibétaines devrait autoriser un regard sinon objectif, du moins attentif aux multiples indices révélant la volonté délibérée des autorités chinoises d'occuper irréversiblement le terrain et de réduire les autochtones à une minorité privée de tout pouvoir sur son propre sol. L'exil peut permettre de sauvegarder la richesse culturelle, voire la mémoire, mais c'est sur le Toit du monde, sur le haut plateau tibétain que se situe le véritable enjeu : la survie du Tibet. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Sagesse ancienne, monde moderne - Dalaï Lama : A l'aube du troisième millénaire, beaucoup d'entre nous sont en quête d'un mode de vie plus épanouissant, d'un antidote à la stérilité de la société de consommation qui caractérise le monde moderne. Quelle que soit sa religion, et même s'il est athée, l'homme ne peut trouver le bonheur que dans l'épanouissement spirituel. Et c'est cet épanouissement que le dalaï-lama nous invite à rechercher, car, plus que les richesses matérielles, c'est lui qui nous apportera joie et sérénité. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Le Sens de la vie - Dalaï Lama : "La réincarnation, un enseignement fondamental du bouddhisme" Dalaï-Lama - Il existe de nombreux types de bonheur et divers chemins pour y parvenir. Pour les bouddhistes, qui croient à la réincarnation, les qualités de l'esprit s'accroissent infiniment de vie en vie. La méditation, en tentant d'approfondir les rapports entre la matière et la conscience, permet d'accéder à la sérénité et à une plus grande force intérieure. Avec une rigueur toute scientifique, le Dalaï-Lama expose les divers aspects d'une religion qui, développant les qualités de compassion de chacun, considère que le bonheur de l'humanité passe d'abord par le perfectionnement de l'individu. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !


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Incidences de la mondialisation en Afrique.
Le cas de la République Démocratique du Congo



D'aucuns pensent aujourd'hui que la mondialisation représenterait le nouveau nom du développement et que par conséquent, elle serait une nouvelle chance d'intégrer l'Afrique dans l'économie mondiale. Seulement, il faut bien reconnaître que ce nouveau mythe a aussi son histoire, son système, ses adeptes, ses défenseurs et quoi qu'il semble tenir le devant de la scène dans les bouleversements socio-politiques transitionnels entre le XXème et le XXIème siècle, ceux qui y croyaient ont déjà commencé à déchanter. Ces bouleversements sont essentiellement causés par les enjeux économiques auxquels préside la loi du libre marché. Ce "mythe puissant et hypnotisant" de la mondialisation profile une nouvelle logique et une nouvelle éthique planétaires qui progressivement, supplantent la conception traditionnelle que l'on avait non seulement du développement mais aussi de l'Etat-nation pendant la période de la guerre froide.
"Dans l'ensemble des pays du Tiers-monde, les paradigmes traditionnels du développement montrent que ce dernier est en crise" par rapport à la survivance d'un passé désormais révolu (1), de même que l'on affirme que la mondialisation a affaibli la souveraineté des gouvernements ou qu'elle entraînera la disparition des Etats en tant que premiers acteurs organisant le système d'échanges internationaux (2). S'il est vrai que les effets pervers de cette nouvelle culture du global World, global Market, global... n'ont pas attendu longtemps pour révéler le déséquilibre social, le rapport injuste et inégal entre le Nord et le Sud, alors les catastrophes humanitaires et la destruction de l'écosystème au Congo sont autant des conséquences de ce nouvel ordre mondial qui s'impose sans règles ni arbitre.
Qu'est-ce que la mondialisation au juste ? Entre autres définitions, je choisis pour le besoin de cette analyse, celle proposée par William Keegan. Il écrit que la mondialisation "refers to the growing interdependencies of countries worldwide through the increasing volume and variety of cross-border transactions in goods and services, and through the rapid and widespread diffusion of all kinds of technoligy" (3). Là où cet auteur insiste sur l'interdépendance des pays à travers le monde, d'autres mettent l'accent sur les notions de temps et de l'espace qui ont connu un profond changement. Toute la géopolitique mondiale prend alors un nouveau visage, en même temps que les nouvelles technologies, l'échange de l'information et l'exercice du pouvoir se redéfinissent à partir de la nouvelle grammaire économique par la loi du "global market" (4).


1. Le Congo à l'heure de la mondialisation

Le cas du Congo paraît frappant pour illustrer la crise "conceptuelle et structurelle" du développement entendu comme "progrès social par la suppression de l'oppression, de la famine, du manque de liberté ; augmentation du bien être et promotion d'un monde meilleur" (5). L'histoire des pays africains après les indépendances (et d'autres pays du Tiers-monde bien entendu) se lit comme une histoire de tentatives de développement. Elle retrace la saga économique et politique d'un éternel insuccès à se mettre au pas du marché mondial. Dans cette optique l'on regarde autrement la guerre au Congo qu'une vision simpliste et simplifiante des médias voulait réduire à un combat politique contre Mobutu d'abord, et contre Kabila ensuite. Les revendications de certains pour revoir les frontières des pays africains telles que dessinées à Berlin (1885) cachent en réalité une motivation anarchiste qui atteste que les richesses d'un Etat souverain ne lui appartiennent pas, à cause de l'interdépendance que clame la mondialisation à cor et à cri (6).
Il n'est pas téméraire d'affirmer du Congo que l'Etat existe de manière abstraite depuis très longtemps. Ses institutions ont cessé de fonctionner normalement depuis plus de deux décennies, tandis que l'on assiste impuissant au démantèlement de l'économique et du politique, au délabrement du social et à la paralysie lente de l'appareil de l'Etat-nation. "Le Tiers-monde en tant qu'entité politique a cessé d'exister" (I. Ramonet) et malgré des semblants d'un gouvernement central, seul le secteur informel semble marcher contre des institutions prédatrices ad intra et ad extra. Ces institutions ont organisé des pillages des richesses du pays et laminé les droits fondamentaux des citoyens (transport, enseignement, santé, etc) au grand désarroi de la population.
La "géostratégie" du Congo se définit comme sa position politiquement stratégique au cœur de l'Afrique aussi bien que ses enjeux économiques liés à sa géologie scandaleusement riche en matière première. Le Congo a toujours été la proie de la convoitise des puissances internationales à cause du scandale de l'abondance de ses richesses du sous-sol (or, diamant, cuivre, coltant, germanium, cobalt, pétrole, etc.), de sa faune et de sa flore (7). A l'heure de la mondialisation, le nouveau pouvoir est concentré entre les mains des multinationales financières, technologiques et médiatiques capables d'existence réelle sans besoin de territoire concret (cross-borders transactions), et "les vrais maîtres du monde ne sont pas ceux qui détiennent les apparences du pouvoir politique", comme le cas du Congo peut le confirmer. Il y a plutôt une confiscation par le marché et le secteur privé des sphères publique et sociale (8) qui étaient traditionnellement le ressort de l'Etat.
En analysant la mondialisation de plus près, l'on constate que certains concepts sont en train d'acquérir de nouvelles significations dans cet environnement capitaliste unipolaire. Les Etats qui constituaient traditionnellement les acteurs politico-économiques à l'échelle internationale sont remplacés progressivement par de nouveaux acteurs (9) (des individus devenus financièrement plus puissants que les Etats ou des corporations). La notion de frontières devient aussi de plus en plus fluide, tandis que les populations des pays du Sud, menacées par les fléaux sociaux de tout genre, émigrent vers le Nord où les conditions de vie semblent plus favorables. Elles s'enferment sans le savoir dans un esclavage volontaire, dans le leurre d'un environnement où leur potentiel humain ne se développera jamais intégralement, tout simplement parce qu'elles n'accéderont jamais à une intégration totale dans les pays qui les accueillent. Ces migrations vers le Nord sont en partie conséquence de l'abdication de l'Etat à créer un "espace publique d'apparition" (Hanna Arendt) dans lequel tous les citoyens ont le droit et l'obligation de vivre et de s'épanouir ensemble.


2. Mondialisation et incidence de la dictature mobutiste

L'actualité politique du monde se lit aujourd'hui de manière partielle, en définissant le droit et la loi à partir de la culture du plus fort. Mobutu est mort depuis plus de cinq ans, mais son esprit hante encore la politique d'un pays qu'il a gouverné pendant trente-deux ans. Cette dictature des plus abjectes dans l'histoire de l'Afrique n'était pas sui generis mais produite par le soutient que cet homme a bénéficié de la CIA et du gouvernement américain pour contrer l'influence du communisme dans la région. En relisant aujourd'hui l'histoire politique des pays du Tiers-monde, l'on découvre la part de la politique étrangère des puissances occidentales à la base du déséquilibre dans le rapport des forces à l'échelle internationale. Ainsi par exemple, l'événement terroriste du 11 septembre aux Etats-Unis et la riposte américaine contre le gouvernement taliban en Afghanistan ne révèlent pas les causes profondes et du terrorisme et des moyens pour l'éradiquer.

Dans quel but les Américains ont-ils installé au pouvoir et soutenu pendant 25 ans, la dictature du shah d'Iran ? Pourquoi ont-ils formé Manuel A. Noriega et Omar Torrijos au Panama, Leopoldo Galtieri ancien chef de la junta en Argentine, armé Saddam Hussein lorsque ce dernier combattait le communisme de Khomeini et bien d'autres dictateurs à travers le monde, dont Mobutu au Congo/Zaïre ? Nous affirmions plus haut que la mondialisation a son histoire et ses agents, qu'elle n'est qu'une continuation d'un phénomène qui a commencé depuis longtemps, inspiré par les grandes puissances dont les Etats-Unis sont l'épicentre. Paradoxalement, pendant que la politique américaine préconise la lutte contre le terrorisme (Saddam Hussein, Bin Laden, etc.), elle ne cesse de s'octroyer le droit de placer ses armes dans l'espace en affirmant que "la mondialisation du monde économique continuera avec l'élargissement du gouffre entre riches et pauvres, sachant que la mission des Etats-Unis consiste à protéger leurs intérêts et leurs investissements dans le monde" (10).

La nation zaïroise sous la dictature de Mobutu, n'a fait que produire des stratégies oppressives, sans jamais avoir d'autre tactique que son manque d'ouverture aux valeurs de la liberté et de la démocratie. Elle a ainsi contribué à laminer le développement du pays et à hypothéquer ses chances par la production de certaines idéologies. Les structures et infrastructures jamais renouvelées depuis l'époque coloniale ont été abandonnées et pillées par ceux-là même qui en avaient la responsabilité. La corruption de ce régime autocratique serait-elle une preuve suffisante que l'anarchie de la classe politique congolaise fut aussi une prémisse à la guerre ? Il me semble correct d'affirmer avec Mgr Munzihirwa la pertinence de ce proverbe qui dit qu'"un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre sans le savoir" (11) contre ceux qui réfutent toute lecture historique comme causes lointaines du mal qui rogne l'Etat congolais. Ce proverbe trouve un écho dans l'indignation d'Eboussi, lorsqu'il écrit : "L'on comprend alors que nous allions à la dérive, sans projet. On ne mobilise pas des hommes captifs et apeurés autour de significations mais autour de tâches qui ont trait à leurs besoins primaires, sans la satisfaction desquels la société ne pourrait continuer absolument et comme communauté" (12).

Par Toussaint KAFARHIRE MURHULA, SJ
HEKIMA COLLEGE
JESUIT SCHOOL OF THEOLOGY
P.O.BOX 21215
NAIROBI - KENYA
e-mail : kafmurhula@hotmail.com


(1) Albert Kasanda Lumembu, art.cit., p. 38.
(2) Luc Van Lierdeke, "Economic Globalization: Political challenge" in Ethical Perspectives, 7(2000)1, p.38
(3) "Global winners, global losers" in Tablet 24 February 2001, p. 260. Je souligne.
(4) Philip S. Golub écrit à propos d'un texte confidentiel intitulé Defense Policy Guidance 1992-1994 articulé au sein du Pentagone, que la stratégie américaine préconise "d'empêcher toute puissance hostile de dominer des régions dont les ressources lui permettraient d'accéder au statut de grande puissance, de décourager les pays industrialisés avancés de toute tentative visant à défier notre leadership ou à renverser l'ordre politique et économique établi, de prévenir l'émergence future de tout concurrent global". Cf. Le Monde Diplomatique, juillet 2001. Lire aussi I.Ramonet, Le Monde Diplomatique Avril, 2002 ; A.K.Lemembu, art.cit.,p. 34 ; L.V.Liedekerke, art.cit.
(5) Alain Saumon, "La dette des Tiers mondes", p. 6.
(6) Edouar Bustin rapporte qu'un commentateur français concluait un peu hâtivement en 1963 qu'il fallait dissoudre "le Congo et le fonder dans l'UAM, tout comme Yoweri Museveni spécule aujourd'hui sur l'obsolescence des frontières en Afrique et sur la nécessité d'une zone économique allant de Dar-es-Salaam à Kinshasa". Art. cit., p. 116. Lire surtout la note 2.
(7) Rapports des experts des Nations Unies S/2001/357, § 12, 13, 32-60, etc. ; S/2002/1146, § 74, 83, etc.
(8) I.Ramonet, "Le nouveau visage du monde" dans le Monde diplomatique, Avril, 2002. D'autre part, en parlant de la dette des pays pauvres, le Congo devait utiliser son budget alloué au domaine de la santé et de l'enseignement comme mode de remboursement suggéré par la politique de l'ajustement structurel du FMI. L'on comprend alors pourquoi depuis des années, les parents sont ceux qui payent les enseignants et les professeurs dans les institutions d'éducation, tout comme, le secteur de la santé est de plus en plus délaissé aux initiatives des cliniques privées qui coûtent cher par rapport aux moyens de subsistance des peuples. Lire aussi, Eric Toussaint & Arnauld Zacharie, Le bateau ivre de la mondialisation. Escale au sein du village planétaire. Bruxelles, CADTM/SYLLEPSE, 2001.
(9) Quelques associations d'Etats (Etats-Unis, Union Européenne, Mercosur, etc.), par des entreprises globales médiatiques ou financières (CNN, Total-Elf, Coca-Cola,etc.) et les ONG d'envergure mondiale (Amnisty International, Human Rights Watch, etc.). Lire I.Ramonet, art. cit.
(10) Johnson Chalmers, "America's Desaparecidos"; Philip S. Golub, art. Cit. dans le Monde Diplomatique, juillet 2001.
(11) Mzee Munzihirwa, S.J., "Nation en voie de creation ou pays en développement?" dans Zaïre-Afrique, n.219 (1987), p.527.
(12) Eboussi-Boulaga, Fabien, A contretemps. L'enjeu de Dieu en Afrique. Paris, Carthala, 1992, p.78.



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Lectures conseillées :

>> Afrique : Abolir la dette pour libérer le développement - Arnaud Zacharie, Eric Toussaint : Quelles alternatives de développement pour résister aux contraintes imposées par le FMI et la Banque mondiale ? Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Abécédaire partial et partiel de la mondialisation - Ignacio Ramonet, Ramon Chao, Jacek Wozniak : Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique, et Ramon Chao, écrivain, se sont associés au dessinateur Wozniak pour raconter la mondialisation. Loin des dictionnaires académiques et « objectifs », les trois complices offrent leur analyse du néolibéralisme et,comme Alice dans son Pays des merveilles, ils découvrent de l'autre côté du miroir une image bien différente,faite de privatisations, chômage, inégalités, injustices, OGM et corruption... Le livre que l'on attendait sur l'altermondialisation. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Le Bateau ivre de la mondialisation : Escale au sein du village planétaire - Arnaud Zacharie, Éric Toussaint (Sous la direction de) : Les débats autour de la mondialisation sont des plus enflammés. Certains défendent une globalisation néo-libérale excluant les trois quarts de l'Humanité. D'autres prônent le repli sur soi. Le Bateau ivre de la mondialisation propose une alternative à ces deux optiques : celle d'une mondialisation multipolaire incluant l'ensemble des citoyens et des citoyennes du monde dans leur diversité. Elle se construit autour de l'analyse d'une mondialisation prise dans son sens le plus large, c'est-à-dire sous ses aspects historique, géopolitique, culturel, économique et financier. Elle tisse des liens entre des problématiques aussi diverses que les colonisations, la dette du Tiers Monde, la spéculation financière, les OGM ou encore les politiques du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC. Elle met en réseau de nombreuses mobilisations citoyennes. Enfin, elle rassemble des solutions globales et d'autres adaptées aux richesses naturelles et culturelles de chaque région du monde. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !



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