| Des
Droits Humains |
Lundi 03 mars 2003
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Le 8 mars, journée internationale
des Femmes, de nombreuses actions sont entreprises à travers
le monde. En France, est organisée une marche des femmes de
1er février au 8 mars contre les ghettos et pour
l'égalité afin de dénoncer entre autres les violences,
le sexisme, le machisme et la pression sociale dans les quartiers
au quotidien.
http://www.macite.net/home/
> Quelques liens de sites sur les Droits des Femmes :
Une association pour le respect et le développement des droits
des femmes.
http://www.ufcs.org/es_femmes.html
Une association pour les femmes en difficulté.
http://www.sosfemmes.com/
Une page sur l’aide à la violence conjugale.
http://www.alsapresse.com
En ce moment, quelque part dans le monde, une femme est battue
à mort, violée puis torturée parce qu’elle a commis un crime
: elle portait un vêtement inconvenant ; peut-être même
manifestait-elle pacifiquement pour faire valoir ses droits
! Pire, peut-être ne faisait-elle rien. Rien d’autre que d’être
une femme dans un pays où les droits humains n’existent pas.
Oui, les droits humains , et non les droits de l’homme, car
seule cette expression peut vraiment rendre compte de la situation
des êtres sur cette terre en imposant de ne pas oublier toutes
celles qui portent la moitié du monde.
Certains trouveront cette précaution de langage insignifiante.
Elle ne l’est pas : elle dénonce le sexisme qui prévaut dans
les sociétés humaines quel qu’en soit le degré de civilisation
: dans les pays africains où
l’on pratique les mutilations génitales ou même au sein des
Nations Unies où les femmes sont sous-représentées. Lorsque
l’on sait que 80 % des personnes déplacées ou réfugiées sont
des femmes et des enfants, lorsque l’on a en mémoire les viols
massifs perpétrés par les militaires rwandais, lorsque l’on
constate que les femmes et les petites filles sont souvent privées
de soins médicaux et d’éducation... Comment ne pas avoir envie
de faire au moins un effort de langage par solidarité spirituelle
?
Aujourd’hui où l’on remet en cause la notion d’universalité
des droits de l’homme en prétextant qu’elle est un produit de
notre civilisation occidentale, il est vital de promouvoir les
droits des femmes. Proclamons-le bien haut, leurs droits sont
universels. Il est temps, en effet, que les êtres comprennent
que ce plan d’existence n’est pas séparé en hommes d’un côté
et en femmes de l’autre. En tant que personnes humaines, nous
sommes touchées et ébranlées lorsqu’une femme est persécutée
ailleurs sur la planète ! Pourquoi ? Parce que nous sommes reliés
subtilement par le réseau d’ondes de la fraternité humaine et
que, par cette connexité qui se joue des sexes, nous ressentons,
au coeur de notre être, ce qu’endurent nos frères et soeurs
loin d’ici.
Ceux qui dénient l’universalité des droits humains sont les
premiers à considérer la femme comme inférieure à l’homme face
à leur loi. Pour justifier cette ignominie, ils se cachent derrière
leur culture et leurs traditions. C’est pourquoi nous devons
montrer l’exemple en éradiquant de notre quotidien tout ce qui
reflète une différence de traitement entre l’homme et la femme.
Ainsi illustrerons-nous que le terme de culture ne peut pas
s’appliquer à n’importe quoi : la culture est une construction
positive, un substrat commun aux membres d’une société sur lequel
ils peuvent bâtir un avenir solide. Lorsqu’il s’agit d’un ensemble
de coutumes qui ne visent pas à l’Union mais à la séparation,
qui ne participent pas à consolider la famille mais à la fragiliser,
bref qui ne font que semer la déstabilisation dans une société,
ces habitudes négatives ne méritent pas d’être appelées cultures
: elles ne sont que les séquelles des égarements humains,
des maladies à traiter comme telles.
Comprenons-nous bien : il ne s’agit pas de porter un jugement
méprisant sur des traditions étrangères (lesquelles peuvent
nous en apprendre en ce qui concerne la fraternité). Il s’agit
seulement de protéger des êtres, victimes d’abus terrifiants
commis au nom de lois obscures édictées pour l’unique profit
de leurs inventeurs.
Si nous ne souhaitons certes pas un monde uniforme, protégeons
cependant avec vigueur les valeurs universelles qui seules sont
capables de fonder une communauté humaine : des valeurs qui
nous indiquent que l’équilibre d’une société naît de l’échange
entre les êtres, que l’enrichissement provient de la complémentarité
et du mouvement permanent vers ce qui est autre.
Que cette conviction nous conduise donc à nous engager personnellement
pour que les droits des femmes soient mis en avant au point
de devenir le flambeau de tout ce qui touche aux droits fondamentaux
de la personne humaine.
Geoffroi
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