| L'Homme Nouveau |
24 avril 2000 |
Avant de prononcer sa bénédiction « Urbi et Orbi » depuis la basilique Saint-Pierre à Rome, le Pape Jean-Paul II a lancé un message de paix pour l’humanité du prochain millénaire. Il a souhaité que les négociations visant à régler les nombreux conflits qui défigurent les peuples de la terre trouvent un heureux dénouement. De même, Jean-Paul II a déploré les sentiments haineux qui divisent les êtres humains : racisme, xénophobie, égoïsme, dureté de cœur qui « réduisent des populations entières à des conditions de misère avilissante »...
Le pape s’est appuyé sur la résurrection du Christ, pilier fondamental de la foi chrétienne, pour évoquer l’homme nouveau incarné par Jésus de Nazareth : une image de paix qui invite les individus et les gouvernements à rechercher activement la justice authentique à laquelle l’humanité aspire et à défendre les droits fondamentaux « fondés sur la nature même de l’être humain ».
Que l’on soit croyant ou non, pratiquant assidu d’une religion ou simple chercheur de vie au cœur des hommes, l’image de la résurrection de Jésus ne peut que nous toucher d’une manière positive, nous exhortant à utiliser le pouvoir créateur que nous possédons afin de nous transformer nous-mêmes, seule façon d’apporter un peu de renouveau autour de nous. En ces temps d’espérance - espérance chancelante tant les droits des peuples sont bafoués - il est nécessaire d’aller chercher plus profondément en nous l’énergie qui nous permet de dépasser les épreuves de la vie : une énergie qui se nourrit du contact avec les autres et nous permet de nous adapter à des situations toujours nouvelles, sans subir, sans souffrir.
Aujourd’hui, plutôt que de nous enfermer dans des conditionnements culturels ou religieux, plutôt que de nous replier sur des traditions où l’Amour de l’humanité n’a pas souvent sa place, l’image de l’homme nouveau nous appelle à l’ouverture à ce qui est autre : une ouverture qui nous demande de porter les fardeaux de nos semblables en nous engageant pour faire triompher de justes causes. En sommes-nous seulement capables ? Pouvons-nous encore nous transformer et retrouver l’éternelle jeunesse de l’Esprit ? Oui.
Geoffroi |