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Les Forces en blanc
23 octobre 2000


Au Royaume Uni, un vaccin contre la poliomyélite vient d’être retiré de la vente sur ordre du gouvernement : la firme qui le commercialisait utilisant illégalement des produits d’origine bovine lors du processus de fabrication, les autorités sanitaires redoutent que ce vaccin ne transmette à l’homme la maladie de Creutzfeldt-Jakob (ou maladie de « la vache folle »). Même si le ministère de la santé britannique qualifie cette décision de simple « mesure de précaution », cet événement vient à nouveau ébranler un des plus prestigieux édifices de la médecine moderne : la vaccination, que les états dits « développés » administrent à leurs citoyens depuis des décennies sous la forme de campagnes massives où la désinformation est reine.

L’année dernière, lors d’une séance du parlement australien, la député démocrate Sandra Kanck s’est élevée contre la façon dont son gouvernement menait la campagne nationale d’immunisation contre l’hépatite B dans les écoles : les livrets distribués aux lycéens et aux parents - fournis notamment par SmithKline & Beecham, fabricant du fameux Engerix B - ne mentionnaient que des effets secondaires anodins, omettant de parler des risques importants de diabète, de sclérose multiple, de syndrome de fatigue et autres arthrites... De plus, les statistiques y étaient aggravées de façon scandaleuse afin d’inquiéter le public, tandis que le personnel de santé était présenté comme les « forces en blanc », incomparable rempart contre la maladie. Tout ceci prêterait à sourire si le sujet n’était aussi sérieux : de plus en plus de médecins prennent conscience que la vaccination - qui consiste, rappelons-le, à injecter au patient un virus affaibli - s’accompagne de graves incertitudes, au fur et à mesure que les tribunaux indemnisent les innombrables victimes des vaccins contre l’hépatite B, les méningites, les maladies infantiles etc.

Au Royaume Uni, précisément, ce sont quatre mille enfants victimes de dommages au cerveau à la suite des campagnes de vaccination MMR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) entre 1979 et 1998 qui attendent une compensation. Aux Etats-Unis, en dix ans, un milliard de dollars a été versé aux victimes des vaccins. Aujourd’hui, alors qu’un panel d’experts recommande l’abandon des vaccinations contre l’anthrax opérées par l’armée américaine sur 400 000 de ses soldats, le Pentagone refuse de s’y soumettre, prétextant de la fiabilité du traitement. Pourtant, s’il est un domaine scientifique où l’empirisme est de rigueur, c’est bien celui-là : les mécanismes impliqués dans l’affaiblissement du virus sont mal connus et l’on admet qu’il est impossible actuellement d’obtenir des vaccins purs de toute contamination. Par ailleurs, trop peu d’études indépendantes sont réalisées quant à leur efficacité et la réactivité du système immunitaire selon les individus. Enfin, les effets secondaires à long terme sont largement ignorés...

Malgré cela, les gouvernements continuent de se lancer dans des campagnes de vaccination tous azimuts avec force matraquage publicitaire. Ainsi, celui qui prétend s’élever contre cette manipulation de l’opinion est rapidement soupçonné d’appartenir à une secte, de même que les parents qui ne vaccineraient pas leur enfant sont soumis à la pression des pouvoirs publics qui tentent de les culpabiliser en les faisant passer pour irresponsables... En France, depuis le mois de juin 2000, les personnes qui refusent la vaccination de leur enfant (DTP et BCG) encourent une amende de 25 000 francs et une peine de prison de 3 ou 6 mois. Autrement dit, une atteinte aux libertés individuelles particulièrement abjecte ! Il faut bien nous l’avouer : tout ce qui pourrait constituer une menace pour le pouvoir des « forces en blanc » est vigoureusement pourchassé. Au point qu’aujourd’hui, alors que les opinions politiques les plus diverses peuvent s’exprimer librement, la pensée unique est toujours de mise dès qu’il s’agit de science et, spécialement, de médecine. Un diktat scientifico-économique qu’il convient de dénoncer haut et fort, par Amour pour la liberté de conscience et de choix : seule « force blanche » qui se soucie exclusivement de l’épanouissement de l’individu et de son bonheur, au-delà de ses idées et de son porte-monnaie.

Geoffroi Contact


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