fraternet.com



Le droit de savoir
4 janvier 2000


Li Fujun, professeur assistant en médecine, a été condamné à quatre ans de prison pour avoir fait paraître sur Internet un article traitant de la « secte Falungong ». Il y expliquait notamment que l’enseignement diffusé par cette organisation religieuse d’inspiration bouddhiste permettait de guérir certaines maladies. Depuis l’année dernière, les autorités de Pékin ont déclenché une opération tous azimuts contre le Falungong, envoyant en prison des milliers d’adeptes. Par ailleurs, elles n’ont cessé de traquer tout ce qui pouvait parler du Falungong sur Internet, craignant au plus haut point la diffusion d’articles permettant au public de se faire une idée par lui-même.

Cette attitude du gouvernement chinois est particulièrement instructive en ce qu’elle nous montre le potentiel de liberté que représente l’Internet en offrant à chacun la possibilité de se forger ses propres convictions et de diffuser les siennes à un grand nombre de personnes. Dans le même esprit, cela nous fait éprouver plus concrètement le caractère vital de l’accès à la connaissance. Il s’agit bien d’un droit fondamental propre à participer au développement de l’être d’une façon nouvelle : le droit de savoir ce que pensent ses semblables, ce qu’ils font, comment ils vivent, et cela de façon directe, sans filtre.

Peu à peu, les individus découvriront à quel point ils se laissaient manipuler par des idéologies uniformes et auront à cœur d’exprimer leur originalité propre, permettant ainsi à d’autres de s’enrichir à leur contact. Bref, de se libérer. Souhaitons donc, en ce temps de renouveau, que ce droit de savoir devienne une préoccupation humanitaire globale : parce qu’accéder à l’autre, c’est accéder à son propre développement.

Geoffroi Contact


Abonnement à l'Info
L'info quotidienne dans
votre boite email (gratuit)


Abonnement à l'Hebdo
Les meilleurs textes
chaque semaine (gratuit)


http://www.fraternet.com - Copyright © 2000 - 2001 Les Chemins D'En Haut - Tous droits réservés.