| Mission
en Irak : la condition des femmes |
20/10/03
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Décalage
Lorsque ma montre sonne ce matin, je ne sais pas où je suis.
J'ai l'impression d'avoir rêvé toute la nuit de Qassem, d'Oum Aya,
d'Aya, d'Omar, de Hanna, de Zeïna, de Hayssam, de toutes
celles et de tous ceux dont j'ai croisé le regard et partagé
encore bien davantage à Bagdad…
Durant toute cette journée, j'ai ressenti un immense décalage
entre la capitale de l'Irak et celle de la Jordanie. Entre une
ville en guerre occupée et une autre en paix. Entre un pays
quasiment exsangue et un pays vivant. Entre un peuple désemparé,
éprouvé et humilié et un autre organisé
et tranquille.
Toute cette journée, j'étais encore en Irak
en me demandant ce que tous mes amis pouvaient faire : survivre
avec un sourire amer. Leur avenir s'arrête à aujourd'hui car
demain n'existe pas, pas encore. Ce peuple d'Irak malgré toute
sa souffrance reste bon, fraternel et intelligent même s'il
est au bord des larmes…
Ce peuple-là, je l'aime.
Thierry
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Présentation du voyage
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