| Mission
en Irak : la condition des femmes |
08/10/03
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1h14 à Amman, Jordanie
A 15h, l'Airbus A320 de la Royale Jordanian décolle de Genève.
Durant le vol, nous nous assoupissons, nous échangeons nos impressions
sur le voyage, sur les images qui défilent à travers le hublot.
"Please" nous lance gentiment l'hôtesse de l'air en nous tendant
une sorte de compresse au bout d'une pince. Je la saisis en
la remerciant. A peine dans mes mains, je manque de la faire
tomber : elle est bouillante.
Un homme est assis à côté de Dalila. Il a un gros pansement
sur la joue droite et le visage un peu accidenté. Il demande
à Dalila : "Mais où allez-vous ?" Dalila répond : "A Bagdad."
"Mais vous êtes fous, rétorque-t-il, je viens de passer
un mois en Allemagne dans un hôpital d'une base militaire américaine
pour me faire soigner mes blessures. J'étais employé dans les
bâtiments de l'ONU à Bagdad lorsqu'ils l'ont fait exploser..."
A l'atterrissage à Aman, lorsqu'il quitte l'avion, nous remarquons
qu'une bande lui entoure le crâne, cachée sous sa casquette.
Nous présentons nos passeports au secteur immigration de l'Aéroport
International d'Amman. Nous récupérons tous nos bagages et retrouvons
les amis de Dalila à la sortie. Il y a deux hommes et deux femmes
qui ne semblent pas se connaître. Les deux femmes sont jordaniennes.
Parmi les hommes, l'un est jordanien, l'autre est irakien. Dalila
semble à l'aise. Je le suis aussi car même si je ne parle pas
arabe, je peux échanger quelques mots en anglais avec l'ami
jordanien. L'ami irakien, lui, parle avec Dalila tout le temps.
Nous partons en voiture vers l'hôtel. Moi je suis avec les hommes.
Dalila et Evelyne restent avec les femmes. Elles conduisent.
Nous nous retrouvons tous à l'hôtel Maraya. Il est 20 h et il
fait nuit. Je m'assois avec les hommes pendant que les femmes
s'assoient ensemble. Un peu plus tard, je m'enquiers auprès
de Dalila pour savoir comment elle va. Elle est à l'aise dans
sa mission. Evelyne jubile. Myriam est heureuse d'être là et
moi je sens toute cette culture me traverser le corps et l'esprit
lentement. Demain, à 6h du matin, nous partirons pour Bagdad.
Un seul chauffeur, un voyage direct durant douze heures. "Inch'Allah".
Thierry
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Présentation du voyage
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