| Mission
en Irak : la condition des femmes |
06/10/03
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J - 3
Voici l'occasion qui s'offre à moi de vous présenter deux des
trois membres féminins de l'association ABIR qui partent en
mission pour Bagdad, ce mercredi 8 octobre. Je m'efface alors,
tout simplement, devant "les petits mots" de Dalila et d'Evelyne...
Thierry
"...Les petits soucis du quotidien occupent une grande partie
de ma vie et ne me laissent guère le temps de penser à autre
chose. A la place d’un tourbillon qui m’absorbe vers les abîmes
de l’indifférence, j’essaie d’en faire une spirale qui me propulse
vers l’autre. Cet autre que je ne connais pas et qui ne me connaît
pas non plus. Donc pas de reconnaissance. Quelques personnes
serviront de lien entre nous. Je ne lui infligerai pas l’humiliation
de dire merci. Un geste simple, comme je le ferais pour ma famille,
pour mes proches. Ce n’est pas un devoir non plus. C’est comme
lorsque j’entre sur la pointe des pieds dans la chambre de mon
enfant endormi, je remonte doucement la couverture sur ses épaules
et d’un baiser, j’effleure tendrement son front pour lui souhaiter
une douce nuit..."
Dalila
"La porte est ouverte, nous y allons ! Nous avancerons à la
rencontre de Bagdad, avec tout ce que cela signifie de souffrances,
d’interrogations, d’incompréhension, d’appréhension aussi, mais
surtout de gratitude devant la possibilité offerte de rencontrer
ce peuple irakien, agressé dans sa chair.
Comme le Petit Prince, j’ai envie de dire : « Ce qui embellit
le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part » Le temps
de la réflexion est bien présent ! Je sais que j’apprendrai
à découvrir la signification profonde de la supplique du renard
: « s’il te plaît, apprivoise-moi ! » « C’est une
chose trop oubliée ...ça signifie créer des liens » QUI représente
le renard ? Avec foi, j’avance sur ce nouveau chemin de vie
; qu’il puisse m’intégrer à cette terre de la Mésopotamie arrosée
par le Tigre et l’Euphrate (infiniment plus qu’un souvenir de
l’école du dimanche !).
Ce désert où Abraham a non seulement entendu mais obéi à la
voix de Dieu qui lui demandait d’avancer, de progresser dans
le pays qu’il lui montrerait. Abraham a obéi sans poser de questions,
et encore moins de conditions. Aujourd’hui, les conditions pleuvent
de tous les côtés.
Quelle force, quelle joie, quelle reconnaissance de rencontrer
ces visages d’enfants que j’espère voir un jour soulagés de
leurs souffrances. Notre voyage ne sera qu’une goutte d’eau
dans l’océan ; non, je voulais dire : qu’un grain de sable dans
le désert ! Mais qui sait ? Peut-être qu’il y aura d’autres
gouttes d’eau ou d’autres grains de sable."
Evelyne
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Présentation du voyage
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