| COMITE
CONTRE L'ESCLAVAGE MODERNE [09-2000] |
Il y a 50 ans a été rédigée la Déclaration Universelle Des
Droits de l’Homme.
L’article 4 stipule : « Nul ne sera tenu en esclavage, ni en
servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits
sous toutes leurs formes ».
Or, aujourd’hui, selon l'Organisation Internationale du Travail
(O I T), il y aurait 200 à 250 millions d'esclaves à travers
le monde. Certains seront sceptiques quant à la réalité des
faits.
Pourtant, il faut savoir que :
« Aujourd'hui en France et en Europe, des hommes et des femmes
travaillent jusqu'à 20 heures par jour, subissent la faim et
les mauvais traitements, sont enfermés par leurs maîtres, n'ont
en général ni salaire ni papiers officiels leur permettant de
faire valoir leurs droits. »
De nombreux cas sont décrits sur le site dont voici quelques
photos avec un court extrait de leur histoire : Photographies
(c) Marie Dorigny / CCEM
(passez votre souris sur les photos pour
arrêter le défilement et afficher les légendes)
Photo 1) j'ai quitté Manille pour
l'Arabie Saoudite. J'étais engagée comme gouvernante dans une
famille de quatre enfants…
2) Monsieur était haut fonctionnaire
pour une organisation internationale et Madame travaillait dans
une ambassade à Paris. Les cris, les insultes, les coups étaient
quotidiens. Ils ne me versaient jamais mon salaire…
3) Ils me traitaient comme une
bonne ignorante. Jamais de vacances. Jamais payée. Une sorte
de chose sur qui on passe ses colères et ses pulsions…
4) Plusieurs fois, J'ai cru qu'ils
allaient me tuer. Sous la torture, je m'évanouissais. Quand
j'ai eu 16 ans, je ne savais plus si j'étais encore un être
humain…
5) J'avais l'impression de n'être
plus rien. Seulement une esclave supportant les coups, les humiliations
et les insultes. Je pleurais sans cesse…
6) Lorsque les policiers se sont
présentés chez mes tortionnaires, Naïma a brandi son immunité
diplomatique. L'affaire a été classée !
7) Au début, à force d'être enfermée,
j'avais des difficultés à marcher plus de cinq minutes. Maintenant,
je fais de l'athlétisme, j'apprends à lire et à écrire.
Afin de libérer ces êtres asservis et pour combattre la passivité
des états dans ce domaine, des journalistes, des juristes, des
travailleurs sociaux, des médecins, des étudiants, des retraités,
tous bénévoles, et dix permanents, agissent au sein du C.C.E.M.
au niveau législatif, diplomatique et économique pour lutter
contre toutes les formes d’esclavage moderne que ce soit en
France ou dans le monde entier avec comme Président d’honneur
Monsieur Robert BADINTER, Sénateur, Ancien Ministre, Ancien
Président du Conseil Constitutionnel.
Entre autres actions le C.C.E.M. :
- protège et prend en charge toute personne en situation d'esclavage
en France tant sur le plan social, administratif que juridique
- se bat pour que justice soit rendue et que les victimes puissent
rester en France le temps des procédures judiciaires engagées
- anime un groupe de réflexion juridique afin d'élaborer des
propositions législatives
- alerte le Groupe de travail sur les formes contemporaines
de l'esclavage auprès de la sous-commission des Droits de l'Homme
auprès des Nations Unies à Genève
- poursuit une politique d'information du public
- tisse un réseau de solidarité avec les associations et les
ONG françaises et internationales travaillant sur le même terrain
- apporte son soutien à la création d'un « label liberté » pour
garantir que le produit n'a pas été fabriqué par une main d'oeuvre
en situation d'esclavage ou par des enfants
- fonctionne comme un groupe de pression pour influer sur les
politiques gouvernementales
Un soutien peut leur être apporté sous forme de dons (argent
- vêtements), de partenariat d’entreprises, de bénévolat, d’aide
à l’hébergement, à la formation, à l’accompagnement…
Le CCEM édite chaque trimestre une lettre d'information et de
liaison « Esclaves Encore... »
De plus, on peut s’adresser à eux pour signaler des cas d’esclavage.
Pour en savoir plus… Sites Internet :
Pour la France : http://www.ccem-antislavery.org/
Sur le plan international : http://www.antislavery.org
CCEM - 4 place de Valois - 75001 Paris
Tél. : 01 55 35 36 55 Fax : 01 55 35 36 56
Claudine
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