| Des
trous noirs troublants |
Un
véritable mystère entoure l’existence des
trous noirs depuis près d’un siècle.
Auparavant, leur réalité n’était
que suggérée dans les propos et les
écrits des différents scientifiques des 18 et
19ème siècles, simplement par déduction
et intuition. Il fallut la consécration de la
Relativité Générale d’Einstein
pour qu’ils soient créés, dans un premier
temps, “mathématiquement” et sans
observation. Ensuite, il fallut absolument leur donner vie
sur les lentilles des télescopes et sur les
écrans des ordinateurs. Ce fut chose faite et, depuis
35 ans, ils occupent, avec les questions concernant
l’origine de l’univers, une place
“primordiale” dans la quête cosmologique,
aussi bien à travers l’analyse des
phénomènes qui sont observés dans le
cosmos et qui leur sont attribués, que par les
interrogations, toujours sans réelles
réponses, qui enrobent leur existence.
Par définition, la formation d’un trou noir est
la phase ultime de l’effondrement gravitationnel
d’une étoile massive sur elle-même.
Lorsqu’au cœur de cet astre,
l’activité nucléaire diminue puis
s’arrête, l’équilibre est rompu entre
la pression interne (explosion et expulsion de
matière) et la force gravitationnelle (attirance et
concentration de matière). Cette force
gravitationnelle empêche, ainsi, toute matière
et toute lumière de s’échapper et
l’astre devient invisible à tout observateur
puisqu’il n’émet plus aucun rayonnement.
Comment les scientifiques ont-ils pu alors les
détecter ? Baptisés “monstres
affamés”, ils ne se contentent pas de
s’éteindre et de s’effondrer sur
eux-mêmes. Non, ils aspirent, avec une violence
parfois inouïe, la matière qui se trouve
à proximité. Ainsi, il arrive souvent, dans le
cas de trous noirs non isolés, que
l’activité thermonucléaire d’une ou
de plusieurs étoiles environnantes augmente
considérablement, ce qui témoigne alors de
leur possible existence. Cette transformation d’un
point de l’univers déformerait également
la courbure de l’espace-temps, ce qui ajouterait un
second indice à leur présence.
A l’heure actuelle, c’est-à-dire en ce
début d’année 2000, il semblerait que les
trous noirs soient, dixit un astronome américain,
à la fois, à l’origine de la formation
des galaxies spirales, comme la nôtre par exemple, en
occupant leur centre, mais aussi, d’anciens quasars
(amas d’étoiles voire de galaxies) dont
l’activité nucléaire aurait pris
fin…
En tout état de cause, les spéculations sur
l’existence et la légitimité des trous
noirs n’auront pas fini, elles, d’alimenter
l’actualité du monde scientifique durant encore
plusieurs décennies. En attendant que ce grand
mystère puisse être honnêtement
élucidé, il faudrait étudier les
phénomènes des trous noirs, non pas de
manière systématiquement isolée, mais
les considérer comme étant reliés
à l’univers tout entier. Ainsi, nous ne
parlerions plus uniquement de trous noirs effondrés
et des quelques étoiles environnantes subissant la
folie autodestructrice d’un astre en perdition, mais
des relations (la connexité universelle) qui existent
entre les corps célestes et des milliards de
milliards d’interférences qui contribuent
à la vie et à l’évolution de
l’univers.
Essayons donc de considérer l’activité de
l’univers comme un échange perpétuel
entre les différentes manifestations de
matière, visible ou invisible (cachée). De ce
fait, nous comprendrons peut-être qu’à
l’arrêt de l’activité interne
d’une étoile précédait
l’arrêt d’un échange
d’énergie avec son environnement proche et
lointain. Sans doute, découvrirons-nous que
l’augmentation de l’hyperactivité des
astres entourant le trou noir correspondrait encore à
un ultime échange, un ultime “don
d’organe” destiné à combler
l’entropie créée à cet endroit de
l’univers et à ralentir l’autodestruction
d’une étoile qui occasionnerait, en fin de
compte, la recomposition d’une nouvelle identité
spirituelle manifestée dans l’espace-temps.
Stephen Hawking énonçait que certains trous
noirs pouvaient s’évaporer et donc
disparaître complètement, redonnant à
l’environnement son aspect initial. Cette
évaporation serait possible grâce à la
séparation de la paire
“particule/antiparticule”, dont l’une
(particule) serait absorbée par le trou noir et
l’autre (antiparticule) rééjectée
dans le cosmos.
Il s’agirait bien ici de la véritable phase
ultime, sorte de libération en vue d’une
recomposition suivie d’une nouvelle manifestation pour
recréer un nouvel échange avec ce qui est
autre. Un cycle qui, loin d’être indéfini,
nous en rappelle étrangement un autre qui nous touche
de plus près et qui ne demande qu’à
être dépassé, transcendé…
par la seule énergie qui ne peut jamais
s’éteindre : la surabondance d’Amour !
Thierry
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