Nous
pouvons l’annoncer sans hésiter : sans la
nature, l’homme ne survivrait pas ! Alors que nous
évoluons dans son entité même, la nature
se manifestant partout de la plus petite particule visible
ou invisible à l’infinité de
l’univers, nous nous accordons que très rarement
un moment où nous prenons conscience de son
existence, de sa magnificence. La plupart du temps, ce sont
les avancées de la science qui nous renseignent sur
les lois qui la régissent et les mystères qui
sont percés.
Ainsi, à travers de nombreuses
spécialités scientifiques, nous entendrons
parler tour à tour des forces de la nature,
d’interactions de la nature, de ses aspects
“symétriques” ou
“asymétriques”, de l’environnement, de
la grande unification de ses forces… En outre,
c’est à travers toutes ces investigations que
l’être humain a entretenu, au fil des
millénaires, une relation plus ou moins chaotique,
plus ou moins amoureuse avec elle. Pourquoi
l’humanité a-t-elle été
créée dans cet environnement ? Pourquoi
semblent-ils l’un et l’autre, indissociables ? La
réponse, nous pouvons la trouver dans toutes ces
expériences communes à tous les hommes qui
vivent dans ce même environnement naturel qu’est
la terre à notre échelle planétaire et
l’univers à l’échelle cosmique,
à travers les découvertes, l’histoire,
les cultures, les catastrophes et changements naturels.
Nous pouvons également prendre l’exemple de ce
philosophe naturaliste du début du 19ème
siècle qui a révolutionné la vision que
les hommes de l’époque avaient du rôle de
la science : Alexander von Humboldt. Son parcours
scientifique nous fait comprendre le rapport
privilégié que doit entretenir l’Homme
avec la nature. Pour lui, “une véritable
compréhension de la physique passe par la
reconnaissance de ses structures, de ses formes… Cela
en appelle à la sensibilité de
l’observateur et exige que celui-ci découvre en
lui-même la communion profonde de la nature avec son
âme”.
La relation que nous entretenons avec notre environnement
demande à chacun d’accepter notre propre nature
humaine, perfectible, afin de pouvoir élever notre
conscience vers ce qui est autre et, ainsi, mieux nous
connaître nous-mêmes ! Au lieu de nourrir les
sentiments de soumission, de révolte et parfois de
haine contre une nature injuste et impitoyable, l’homme
a tout intérêt, pour son évolution
future, à leur préférer ceux de la
reconnaissance, de l’humilité et du pardon. La
nature nous donne la possibilité d’ouvrir notre
cœur à d’autres lumières qu’il
nous est souvent trop difficile de révéler
dans nos relations quotidiennes avec autrui…
Il est ainsi important de constater cette harmonie qui
s’exprime dans cette relation intime
Humanité/Nature au même titre que les
différentes civilisations ont, durant des
millénaires, associé à de multiples
figures naturelles, l’image et l’esprit de Dieu.
Les êtres humains ont, depuis toujours, parlé
à la nature pour s’adresser à Dieu. Dans
les civilisations grecque, égyptienne,
aztèque, les hommes ont instinctivement
créé un rapport matériel et spirituel
entre Dieu et les éléments naturels.
Pour bien comprendre l’origine de cette relation
profonde, il suffit de nous souvenir de mots simples que
nous avons tous prononcés, lorsque nous avons
été en contact, ne serait-ce que quelques
instants, avec la nature : bien-être, renaissance,
retour aux sources, se ressourcer… En fait, la nature
symbolise cette forme de nourriture
“différente” et pure, qui nous apporte
cette énergie du don.
Un repère qui, dans notre difficulté profonde à nous unir aux
autres, joue le rôle de miroir, étant, à la fois le reflet des
desseins de l’humanité dans ses réactions violentes et un canal
d'Amour dans son abandon sans condition. Une grâce, en attendant
l’Union directe et absolue !
Thierry
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