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L'incertitude du clone !


Ces dernières années, la science de la génétique a connu un essor sans précédent. Avec la naissance de “Dolly” en 1997, la première brebis clonée avec succès, ainsi qu’avec le développement intensif de l’agriculture transgénique depuis 1996, le génie génétique a rapidement atteint ses lettres de noblesse. Cette science qui, jusqu’à présent, restait inconnue du commun des mortels (bien qu’alimentant les esprits les plus débridés), est entrée au “box office” des polémiques scientifiques et publiques. Car, au-delà des prouesses techniques, se sont instantanément révélés un doute et une véritable crainte sur le bien fondé de ces recherches et des pseudo progrès qu’elle apportait. Cette peur est due à l’énorme facteur d’incertitude et de conséquences non maîtrisables que les scientifiques eux-mêmes reconnaissent bien volontiers. Comment alors comprendre cet engouement et cette guerre des “génies” à vouloir faire reconnaître la nécessité d’un tel progrès pour l’humanité ?

Le clonage paraît simple au premier abord. Une cellule, prélevée sur l’animal à cloner et dont on extrait le noyau, est ensuite injectée dans un ovule. Puis, après la fusion entre le noyau et l’ovocyte qui donnera un embryon, on transplante le tout dans l’utérus d’une mère porteuse. Le résultat, après gestation, donne le clone “parfait” du premier animal. Pourtant, la réalité des expériences est bien moins idyllique. Le nombre considérable de morts dus à des problèmes immunitaires ou cardiaques fait apparaître, malgré tout, une large ombre au tableau et les généticiens ignorent encore pourquoi le clonage marche ou ne marche pas dans certains cas ! De leur côté, les OGM ne participent pas non plus à l’écriture d’un scénario bien réjouissant en ce qui concerne les conséquences de leurs utilisations sur l’environnement et sur la transformation incertaine des végétaux génétiquement modifiés.

Bien entendu, la véritable interrogation ne concerne pas l’animal ou le végétal mais l’être humain, susceptible d’être le prochain cobaye de la recherche scientifique. Qu’il s’agisse du “clonage thérapeutique”, garantissant des “pièces détachées” aux humains “clonés” en cas de besoin physique ou physiologique, ou encore du “clonage reproductif”, permettant de créer un double intégral de soi, la polémique sur l’éthique fait rage. En 1997, le physicien américain Richard Seed, partisan du clonage humain déclarait ceci : « Dieu a fait l'homme à son image. Dieu a voulu que l'homme ne fasse qu'un avec Dieu. Et le clonage est la première étape sérieuse vers cette unité de l'homme avec Dieu ». Dans qu’elle mesure peut-on affirmer une telle absurdité ? En effet, Dieu nous a créés par Amour, totalement libres et responsables et les modalités de notre union avec Lui passent par un échange d’Amour désiré librement. Nous ne pouvons nous unir à Dieu dans la contrainte. De même que, dans la contrainte, il n’y a pas d’Amour donc pas de création digne de ce nom. Or, la manipulation génétique du clonage est une contrainte directe infligée au clone lui-même. Il est créé esclave de l’être cloné. Par ailleurs, nous ne savons absolument pas quelles seraient les conséquences psychologiques sur les êtres clonés !

C’est pourquoi il est indispensable de faire ressortir la dimension spirituelle de l’être avant de nous lancer dans de telles manipulations. Ou alors, combien de clones et d’êtres humains devront se sacrifier pour combler d’Amour l’inconscience et l’irresponsabilité de scientifiques qui auront encore joué avec la vie sans en connaître les fondements ?


Thierry Contact


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