Après
nous être penchés sur les mystères de la
connaissance, il me paraît important d’aborder la
notion de progrès. Là encore, il est
nécessaire de faire la lumière sur les zones
d’ombre qui entourent ce concept ambigu, à la
fois par l’idée fondamentalement positive
qu’il véhicule et par la réalité
souvent décevante qu’il révèle
à nos yeux et à nos consciences.
Pour exemple, je ne parlerai que de la découverte de
l’énergie nucléaire qui, au
départ, avait pour vocation de comprendre le
fonctionnement de la matière constituant
l’univers et qui, en fin de compte, a permis
l’élaboration d’une arme capable
d’éliminer toute trace humaine de notre
planète.
Le progrès scientifique aide surtout à
décrire certains phénomènes liés
à la physique de la matière, des ondes, de
l’espèce humaine, des règnes
minéral, végétal, animal, mais en aucun
cas nous permet de “connaître”
l’univers. Aussi, autant le dire tout de suite,
chercher à découvrir l’origine profonde
de l’univers par l’intermédiaire de
radiotélescopes reste une investigation
insuffisante.
Les avancées de la science sont la conséquence
directe d’une évolution de l’homme et non
l’inverse. Ainsi, le progrès est indissociable
de son pouvoir créateur. Il est, aussi, intimement
lié à son libre arbitre qui lui donne la
possibilité de choisir le sens qu’il va donner
à sa recherche et le but qu’il veut atteindre.
En outre, l’essence même du progrès est
directement fonction du niveau de conscience que
l’être humain a de lui-même et de toute la
vie qui l’entoure. De ce fait, un réel
progrès découle de l’harmonie
présente à l’intérieur de
l’être qui veut se mettre à son service
mais également, du bénéfice qu’il
apportera, ensuite, à l’univers tout entier.
Si, à
l’origine des réflexions du chercheur, il
n’y a pas un intérêt profond pour les
êtres humains, si la recherche est basée
uniquement sur le jeu excitant de découvrir ou de
créer absolument quelque chose, cela laisse
irrémédiablement la porte ouverte à des
expériences ratées, voire dangereuses pour
l’humanité toute entière.
Dans la grande majorité des cas, les scientifiques ne
maîtrisent absolument pas les tenants et les
aboutissants de leurs travaux, si bien que l’on peut
dresser, sans peine, une longue liste d’effets
secondaires ou imprévus qui résultent de
recherches incontrôlées. Il nous est donc
facile de réaliser que le progrès n’est
pas obligatoirement synonyme de positivité,
d’évolution bénéfique. Ainsi, une
avancée apparente dans n’importe quel domaine de
la science peut constituer, en fait, une régression
grave pour l’humanité. Les recherches sur la
manipulation génétique en sont un exemple
inquiétant à tel point que l’on assimile
souvent certains scientifiques à des apprentis
sorciers.
Le véritable progrès ne peut venir que de l’Amour que l’homme
a pour lui-même et qu’il a envie de donner aux autres et ceci
dans n’importe quelle discipline qui soit. S’il reconnaît l’origine
de son pouvoir créateur, il aura le désir de témoigner, d’exprimer
cette énergie à travers l’élaboration d’un projet destiné à
améliorer la vie, la conscience, la responsabilité de ses frères
et sœurs et d’œuvrer pour faire grandir la fraternité entre
eux. Alors l’Energie créatrice manifestée par l’Amour, origine
de toutes les énergies, donnera un sens positif à l’évolution,
écartant les dangers consécutifs aux travaux irresponsables.
C’est à cette seule condition que les hommes pourront exprimer
leur potentiel illimité, leur permettant ainsi de participer,
enfin, à la Création Universelle plutôt que d’assombrir l’avenir
de l’humanité !
Thierry
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