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Savoir connaître !


Savoir n'est pas connaître. En effet, il est bon de différencier dès à présent ces deux aspects de l'intelligence humaine : l'intellect et l'esprit. Celui qui “sait” fait fonctionner la partie intellectuelle de son être. Il peut en rester là toute sa vie et transmettre un savoir construit sur des convictions rigides et figées dans l'espace et le temps. Ainsi, le savoir acquis et enseigné de générations en générations n'apporte pas obligatoirement la compréhension des lois universelles qui régissent le cosmos dans sa plus petite partie vivante.

De son côté, la “connaissance” est une “co-naissance”, ce qui signifie “naître avec”. Elle implique de naître à ce qui est autre. Elle est, en outre, indissociable de l'expérience, de la notion de choix et de l'évolution qu'elle va générer. Elle est une “naissance” permanente à soi-même et à l'univers qui nous entoure aussi proche et lointain qu'il puisse être.

Ainsi, le savoir “seul”, dans un domaine précis, ne peut amener que la solitude, l'isolement. Au même titre qu'au cours de certaines expériences, la science isole les particules élémentaires pour comprendre leur fonctionnement, le scientifique se fait instrument de sa recherche : il s'isole également. Ce genre de démarche intellectuelle permet d'acquérir une certaine forme de savoir, une certaine compréhension d'un élément précis du Tout, soit, mais par trop insuffisante.

Pourquoi ? Tout simplement parce que nous ne pouvons séparer les éléments de la nature les uns des autres sans limiter le message qu'ils ont à nous transmettre. Il est spirituellement et scientifiquement impossible de prétendre connaître une particule de l'univers si, avant, nous ne nous connaissons pas nous-mêmes et si nous ne nous donnons pas la possibilité de renaître avec l'élément de notre recherche. Cette renaissance peut s’adresser à notre être profond comme à n'importe quel autre élément vivant de l'univers.

Il y a donc un clivage évident entre l'acquisition du Savoir et celui de la Connaissance. Cette dernière demande, à celui qui s'y intéresse, de l'intégrer à la totalité de son être et de l'éprouver par sa capacité à la redonner, enrichie de son évolution et de son illimitation. C’est ce qui fait intervenir la notion d’expérience nécessaire à l’accomplissement de l’être humain. A la mesure des choix qu’il fait, de la compréhension qu’il en retient de lui-même et des autres, l’homme apprend à s’épanouir et à se dilater à l’univers tout entier qu’il unifie à son être. Cette démarche, alors, fait de la connaissance le facteur primordial de l'évolution de l’humanité. C'est celle qui nourrit non seulement notre intellect mais aussi notre âme et notre cœur, celle qui nous élève. De ce fait, si un accroissement de connaissance nous amène à aimer mieux et plus, alors, celle-ci est universelle, liée elle-même à l'intelligence universelle qui peut alors se développer par notre intermédiaire. Elle fait de nous ses ambassadeurs auprès d'autres êtres qui ont soif d'apprendre... C’est, en définitive, l’unique connaissance pouvant être transmise dans un esprit d'échange et de partage. Dans le cas contraire, elle n'est qu'un savoir “mort” qui ne sert strictement à rien en regard des besoins profonds de l'humanité.

Elle implique, de ce fait, un abandon de celui qui apprend, ce dernier devenant un réceptacle précieux capable ensuite de désaltérer ceux qui voudront “connaître” grâce à la source la plus pure qui soit. Ainsi, s'écoulant d'être en être, cette source de la connaissance permettra à l’humanité de renaître à elle-même et au Principe divin dont elle est issue : l'Amour..


Thierry Contact


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