Encore
à l’heure actuelle, deux théories ont
cours dans le milieu scientifique sur l’origine et
l’évolution de la Vie. L’une,
élaborée sur le modèle de celle de
Darwin, reprend le concept de génération
spontanée, d’évolution due au hasard ou
par un processus naturel de sélection. L’autre,
opposée à la précédente et selon
laquelle un être vivant ne peut provenir que d’un
autre être vivant, est connue sous le nom de «
biogenèse ».
La théorie darwinienne de l’évolution met
en évidence l’irresponsabilité des
êtres devant ce qui leur arrive puisque toute
transformation est indépendante de leur
volonté et de leurs actes : ils subissent une forme
de fatalité évolutive à laquelle ils
doivent se plier par réflexe de survie. Or,
l’irresponsabilité ne peut générer
d’attitude compensatoire assurant la survie d’une
espèce puisqu’elle ne donne à
l’être humain aucune possibilité, aucune
capacité d’agir sur son environnement.
Ce concept s’oppose totalement à ceux de
liberté et de responsabilité des êtres
induits par la biogenèse. En effet, cette «
liberté » ne signifie pas faire « ce que
l’on veut » au point de croire que cela nous rend,
justement, irresponsables. C’est tout le contraire :
cette liberté garantie la responsabilité. Tout
acte
effectué par un seul être implique
l’humanité toute entière et cela à
plusieurs échelons. D’abord, dans ce que
l’on peut appeler « le passage à
l’acte » aussi bien positif que négatif :
l’instigateur assume un degré de
responsabilité face à son acte partagé
avec le reste de l’humanité.
En effet, c’est le niveau de fraternité existant
entre tous les êtres vivants qui conditionne en partie
le choix des actes accomplis sur notre plan
d’existence. Ensuite, une fois l’acte
effectué, il s’offre à chacun un nouveau
choix allant dans le sens de la responsabilité et de
l’éveil de la conscience : soit nous comblons
d’Amour un acte négatif dans un esprit
d’absolue compassion, soit nous prolongeons, nous
faisons fructifier un acte positif... L’être
humain est ainsi responsable de la vie qui lui est transmise
et de celle qu’il transmet à travers ses
actes.
Or, la biogenèse est basée sur cette évidence selon laquelle à partir du moment où nous avons la possibilité de transmettre la vie, nous en avons la responsabilité. L’Homme sait qu’il est vivant, issu du vivant et qu’il a la capacité de décider de son lendemain. Ainsi, il est facile de constater que les êtres sont loin d’être des pantins face à l’évolution : ce sont eux qui génèrent, au sein de l’humanité, des harmonies ou des déséquilibres de par leurs actes.
Si des individus viennent en aide à d’autres êtres en difficulté, c’est bien qu’ils savent que le hasard n’est pas à l’origine de la situation dans laquelle se trouvent leurs semblables. Ils écartent toute notion d’incertitude, se sentant responsables, tout au moins, de ce qui pourrait advenir par la suite. Pour exemple, citons les ONG qui s’appliquent à faire respecter les droits humains dans le monde.
Oui, nous sommes des « produits bio » c’est-à-dire issus de la Vie, avec la capacité, indissociable de la liberté, de perpétuer la vie et d’en insuffler là où elle vient à manquer, non pas par instinct de survie au sens compensatoire du terme, mais en êtres responsables de la Vie !
Ainsi, lorsque nous observons le monde de l’infiniment petit en physique atomique, nous nous apercevons qu’une particule arrachée du noyau « excité » autour duquel elle tourne est immédiatement remplacée par une autre particule du groupe, même si cela tend à en transformer les caractéristiques générales... « élémentaire mon cher Darwin ! »
Thierry
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