Sans
lumière, pas de vie ! Les scientifiques le savent
bien et c’est à travers elle qu’ils
traquent, depuis des siècles, les informations
qu’elle pourrait leur fournir sur notre origine.
L’étude des particules, des ondes, de
l’univers et de ce qui le constitue, s’appuie sur
la connaissance toujours plus approfondie de la
lumière : c’est elle qui nous renseigne à
plus de 85% sur ce qui se passe dans le cosmos. Telle
qu’elle est définie dans la matière (onde
et particule), la lumière est aussi tributaire de
l’évolution de la vie car elle s’adapte au
milieu qui l’accueille. Nous avons pu constater
qu’elle est dépendante de son environnement : un
rayon lumineux voit sa trajectoire modifiée par
l’attraction massive d’une planète. De
même, l’existence des trous noirs nous montre que
la lumière se trouve absorbée par la trop
grande « gravité » qu’exerce sur elle
une étoile en état d’effondrement...
La lumière ne fascine pas seulement les scientifiques
: elle a toujours occupé une place
prépondérante dans la culture de toutes les
civilisations. Tantôt symbole de
régénérescence, de pureté, de
vie (en opposition permanente aux ténèbres),
tantôt symbole de fécondité masculine ou
féminine, la lumière reste et demeurera le
symbole de l’unité dialogique entre le palpable
et l’impalpable, le visible et l’invisible : le
lien de vie...
La lumière naît de la lumière et non de
l’obscurité comme nous l’avons cru durant
des millénaires par zèle
philosophico-spirituel ! L’obscurité correspond
plus exactement à la lumière voilée,
cachée et n’existe pas en tant que valeur
absolue. Ainsi, dans le cycle de la vie, la lumière
succède irrémédiablement à
l’obscurité, cette dernière
n’étant qu’un passage, une renaissance de
la lumière vers la lumière. La lumière
visible, celle que nous pouvons mesurer, quantifier, celle
qui nous éblouit, naît de la lumière
invisible. Sa caractéristique physique corpusculaire
et ondulatoire résulte d’une manifestation de la
lumière infinie, incréée. Dieu Est
Lumière. Il crée le ciel et la terre :
création de la matière qui est en Lui. Puis,
Il s’exprime : « Que la lumière soit »
qui signifie « que la lumière soit dans la
matière », « Que Je Sois dans ce monde
» !
Ainsi, le néant ne peut être à l’origine d’un monde où la lumière préside. Ce que nous appelons « chaos » est le choc physique, nucléaire, du « désordre » précédent l’ordre engendré par la lumière ; le désordre étant la phase de « construction » où les pièces du puzzle se cherchent par affinité et finissent par s’unir...
Un peu comme si nous demandions à une famille nombreuse, grand-parents, parents, enfants, petits-enfants d’entrer dans une pièce obscure et de se placer en « ordre »... Tous se recherchent, s’entrechoquent, se déplacent dans tous les sens, désorientés... Puis on allume la lumière... Tout le monde se reconnaît, se retrouve et s’ordonne pour former une union cohérente, harmonieuse...
Ainsi, la lumière, c’est l’éveil ! L’éveil de la conscience
à ce qui est autre et à ce que nous sommes. L’éveil, c’est le
commencement de la liberté d’être et d’agir. En nous éveillant,
nous exprimons un attribut Divin : nous nous mettons en mouvement.
C’est la dilatation de l’être où notre éveil participe à l’éveil
de l'humanité, à son accomplissement.
Pour l’être que nous sommes, la sortie du « chaos » correspond
à la sortie de la nuit de l’ego : l’homme doit procéder à son
propre « ordonnancement ». Ce « chaos » est une phase préliminaire
où nous préparons notre éveil en réunissant nos expériences
vécues pour donner à notre vie... un sens !
Thierry
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