Pour
la science, les événements qui
régissent la vie et le sens dans lequel ils se
déroulent répondent à trois
critères de temps : ceux que les scientifiques
appellent « les flèches » thermodynamique,
psychologique et cosmologique. En effet, le mouvement de la
vie s’effectue dans une certaine logique qui nous
semble impensable à contredire. Si, par exemple, une
tasse tombe du rebord d’une table, elle chute et se
brise au sol. Ceci est un scénario qui nous est
habituel. Par contre, nous ne sommes pas
préparés à voir la tasse, brisée
au sol, se reconstituer puis monter se placer au bord de la
table ! Cela introduit la notion d’ordre et de
désordre correspondant à une succession de
différents états logiquement agencés.
Dans cet esprit, la tasse ne peut satisfaire
qu’à un seul scénario : celui de tomber
et de se briser !
Cela nous conduit à considérer l’univers
et les événements comme un passage permanent
d’un état ordonné à un état
désordonné. De même, ce que les
scientifiques nomment « chaos initial » pour
caractériser le désordre du big-bang
succéderait à un état dit «
d’ordre élevé ». Ainsi, cet ordre
résulte d’une phase de contraction de
l’univers alors qu’une entropie
s’accroît dans une phase d’expansion de
celui-ci. De ce fait, il paraît indispensable que les
trois flèches indiquent la même direction et
que l’univers soit en expansion pour que la vie
intelligente puisse se développer. Autrement dit,
l’être humain ne peut exister que dans un univers
en dilatation et par une union directionnelle des trois
flèches, les lois de la physique ne faisant pas de
distinction entre passé, présent et futur
!
En fait, la recomposition de la tasse est sûrement possible sur des plans où, justement, le sens obligé induit par l’incarnation dans la matière n’a pas l’action canalisatrice des situations. Cette réflexion est d’une importance capitale pour réaliser que les événements passés semblent avoir le goût amer de l’irréparable alors qu’il n’en est rien. A un certain niveau de conscience et de pratique de l’Amour, l’être humain a la possibilité d’atteindre une expérience passée, voire même future, et de la refaçonner, de la remodeler sous l’impulsion de cette énergie. Cela correspond, pour certains scientifiques « inspirés », à un continuum espace-temps qui ne nous est pas forcément accessible consciemment mais que nous pouvons, par des pensées positives, atteindre et modifier.
Nous portons les « marques du passé ». Voilà une expression qui touche aussi bien l’individu que l’humanité. Or, nous avons le choix de rester « marqués » ou d’estomper, d’effacer les traces laissées par les épreuves. Plus nous élevons notre être vers l’Amour, plus nous en élevons les vibrations qui nous font passer dans des états « d’ordre supérieur » spirituels. En fait, le véritable « ordre » est dans la dynamique contenue dans le désordre que constitue la perte de repères pour l’être humain et qui le pousse à se dépasser et ainsi évoluer. Concrètement, si nous dépassons une épreuve, elle ne se représentera plus. Si nous ne la comblons pas, elle se représentera d’une manière comme d’une autre pour nous donner une autre chance de progresser.
C’est ainsi qu’il nous est donné d’agir librement à tous les
niveaux d’investigation du temps en faisant en sorte que la
flèche psychologique (l’homme) impose sa direction aux deux
autres. C’est de l’énergie d’Amour dont les êtres humains ont
besoin pour éviter d’autres erreurs, combler les anciennes à
l’image d’une bonne colle qui réunirait les morceaux, et évoluer
dans la voie de l’Union Universelle... Comme une flèche !
Thierry
 |
|
|