Tout
le monde a une histoire à raconter ! Si ce n’est
pas celle des autres, c’est tout au moins la sienne,
voire la grande Histoire, celle qui appartient à la
création ! Ainsi, l’histoire s’inscrit dans
l’espace-temps qui est une manifestation de Dieu
où l’homme libre écrit lui-même
celle qui lui est propre.
Tout fait référence à l’histoire.
A peine ouvrons-nous la bouche pour nous exprimer que
c’est pour relater un événement qui se
déroule dans le passé, le présent ou le
futur. Nous éprouvons la nécessité,
lorsque nous puisons dans la mémoire collective, de
dater, d’analyser, d’antidater et de sans cesse
reconsidérer l’histoire... Nous avons besoin de
dates pour nous sentir plus ou moins concernés par
tels ou tels événements, proches ou lointains.
A travers eux, nous recherchons des points de repères
qui puissent nous rendre compte de notre
évolution.
Car l’histoire est bien ce mouvement évolutif
permanent : elle constitue, dans l’espace-temps, la
projection de ce qui Est. Dans l’immobilité, il
n’y a pas de vie, il n’y a pas
d’évolution donc il n’y a pas
d’histoire. Souvent, nous la relatons comme si elle
s’était déroulée en quelques
jours, quelques mois, quelques années alors
qu’elle aura duré plusieurs millénaires !
Ainsi, peu importe "quand" l’événement a
eu lieu, l’essentiel est qu’il se soit produit car
seuls les actes marquent les annales historiques. C’est
ici que les légendes trouvent leur origine : la
perte de repères dans le temps autorise les individus
à se réapproprier certains
événements passés en y ajoutant fiction
et partialité à la mesure de leurs
besoins.
L’intérêt suscité par l’Histoire avec un grand « H », plutôt investie par la philosophie, correspond à un plan de conscience auquel toute l’humanité peut se référer. Mais elle est aussi le résultat de l’interaction de toutes les histoires des individus régie par la connexité, domaine apprivoisé plus concrètement par la science. Ces deux approches réunies peuvent nous permettre de mieux considérer et comprendre l’histoire. En effet, celle-ci reste inutile si elle ne participe pas à positiver le présent et à rendre meilleur le futur.
Elle est la mémoire de l’expérience de l’humanité qui doit être réécrite constamment et ne peut se satisfaire du passé au point de ne vivre qu’à travers lui. Il est de notre responsabilité de nous servir judicieusement de cette chronique universelle : elle ne doit pas seulement concentrer notre attention sur ce qu’il faut éviter mais doit surtout contribuer à nous éveiller sur ce qu’il reste à faire, ce qui constitue une démarche plus créatrice. De même que l’histoire individuelle a amené l’humanité dans son ensemble à évoluer, de même, l’histoire collective doit conduire à l’amélioration du sort des individus.
Dans des courants de pensée spirituels qui ont expérimenté scientifiquement
l’effet de la connexité
universelle, il paraît évident que notre présent établit
en même temps notre futur. En outre, nous lui donnons toutes
les capacités de changer le passé en touchant des plans vibratoires
spécifiques. Cela signifie qu’à un certain niveau d’évolution,
de conscience de l’Amour, il nous est possible d’élever les
vibrations d’événements passés et de combler alors leurs effets
négatifs.
Ainsi, l’histoire n’est rien hors des sujets que nous sommes et, pour être certains de la mémoire que nous édifions à chaque instant par nos actes, une seule Histoire demeure qui vaille la peine d’être écrite : celle de l’Amour échangé entre les êtres qui bâtit la fraternité à travers les siècles...
Thierry
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