A son époque, I. Newton
soutenait que le temps était absolu et donc indépendant de la
notion d’espace. Plus tard, A. Einstein, démontra, par la théorie
de la relativité, la flexibilité de celui-ci et son interdépendance
avec l’espace. Parallèlement, la vitesse de la lumière était
limitée une fois pour toutes à 300 000 Km/s, indépassable...
Maintenant, imaginons : si le soleil cesse de briller à un instant
T, la terre ne sera atteinte par cet événement que 8 minutes
après, retard dû au temps que mettra le dernier rayon à nous
parvenir à la vitesse de la lumière. Cependant, par la connexité
universelle reliant instantanément tous les corps et esprits
de l’univers, nous savons que la terre est affectée à la seconde
même où « l’événement soleil » a lieu. Autrement dit, le « sort
» de la terre préexiste à notre réalité, au moment même où celui
du soleil est déterminé.
Pareillement, nous sommes ignorants de ce qui se passe au
fin fond du cosmos à cet instant, mais quoiqu’il
arrive en n’importe quel endroit, tout l’univers
est concerné. Aussi, un événement
précis qui a lieu dans l’espace infini est le
résultat de toutes les conjonctures qui se produisent
dans un ailleurs, proche ou lointain. La
matérialisation de cet événement est
donc fonction du temps relatif, régi par
l’espace lui-même c’est-à-dire par la
matière qui le constitue. Or, il existe un plan
élevé, celui de la connexité, où
le temps n’a pas la même échelle que le
nôtre.
Pour « notre monde », la limite du temps, de
l’espace-temps et de la vitesse de la lumière
est due à leur dépendance à la
matière et varie en fonction du niveau densitaire de
celle-ci. Le temps est relatif, oui mais à
l’espace dans lequel il s’écoule. Prenons
comme exemple une expérience scientifique reconnue :
deux billes de masse différente roulent sur une
pente. La bille de masse supérieure prendra plus de
vitesse que l’autre parce qu’elle subira moins les
effets de la résistance de l’air. Dans le vide,
toutes deux tomberont strictement à la même
vitesse. Ainsi, pouvons-nous considérer le temps
comme un frein à l’éternité parce
qu’il correspond à une manifestation et à
un besoin d’évolution sur un plan
matériel spécifique.
Plus l’Homme allège la matière en participant à en élever les vibrations, la densité, plus le temps se dilate, se libérant lui-même et affranchissant l’univers de ses contraintes. Les 300 000 km/s correspondraient donc plus exactement à la vitesse de « notre » lumière ! Sur des plans différents, elle peut tout autant être inférieure que supérieure ! Nous-mêmes pouvons faire l’expérience de cette modulation de temps : lorsque nous ne faisons rien de nos journées, lorsque nous ne sommes pas créateurs, le temps ne nous semble-t-il pas interminable ? Inversement, lorsque nous nageons dans le bonheur, légers, n’avons-nous pas l’impression qu’il passe très vite ?
Nous créons, selon que nous sommes en énergie ou pas, notre
propre échelle de temps ralentie ou accélérée. Ainsi, l’univers
tout entier et la vie qui le constitue, du plan le plus dense
au plus spirituel, peut être comparé, par analogie, à une spirale
conique plus ou moins transparente compte tenu du niveau vibratoire
auquel elle correspond. Placés à un endroit quelconque de cette
spirale, nous pouvons en considérer deux aspects : l’un, opaque,
où le temps « se fixe » sur les événements et les identifie
les uns par rapport aux autres, l’autre, transparent, où tous
les événements s’interpénètrent et où le temps, sans début ni
fin, présage de l’avenir d’une humanité qui aura su évoluer
en donnant la priorité à l’Amour, sans compter !
Thierry
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