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FRATERNET "DROITS DES FEMMES" - NUMERO 05

Actualités
...du 14 au 21 juin 2001


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Pakistan

Une division de la haute cour du Pakistan a adressé une pétition à la Commission des Elections pour dénoncer la discrimination dont les femmes ont été victimes lors des dernières élections locales. En effet, dans plusieurs localités, les femmes n'ont pas eu le droit de se rendre aux urnes pour élire leur représentant local. Un avocat partisan de cette revendication, déclarait que c'était le droit de chaque citoyen, qu'il soit homme ou femme, de pouvoir voter pour choisir ses représentants… Il semblerait que cette démarche ai suscité une controverse au sein du gouvernement et des partis religieux…

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Jordanie

" Les femmes se battent pour avoir une meilleure représentation au niveau des médias … "

Les femmes arabes qui travaillent dans les médias et essaient péniblement d'assumer un rôle plus important dans la société ont besoin de fournir d'énormes efforts pour dépasser les tabous, les obstacles économiques et politiques ainsi que les discriminations et restrictions comprises dans la législation concernant leur droit d'expression. C'est ce message que les femmes journalistes ont voulu lancer au gouvernement samedi dernier. C'est au cours d'une conférence de 3 jours organisée sur " Les femmes arabes et les médias " que Bushra Murshid, rédactrice en chef du magasine hebdomadaire " Al Yemaneia ", a réclamé une évolution des mentalités et une prise de conscience de la nécessité de la libre expression pour les femmes journalistes. " Le plus important est de faire en sorte que, non seulement l'analyse de l'actualité faite par des femmes soit acceptée par le public, mais, en plus, que celui-ci puisse ressentir cela comme une nécessité culturelle et démocratique " a-t'elle ajouté. Bushra Murshid faisait remarquer que les concepts sociaux et la perception des femmes dans la société jordanienne limitait leur rôle et les responsabilités qui leur incombent. Cette conférence représente un premier pas dans l'amélioration de la situation des femmes dans le secteur des médias et de l'information…

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Slovénie

Un référendum a eu lieu en Slovénie pour remettre en question une loi autorisant les femmes seules, ne vivant pas en couple, à avoir un enfant par la méthode de fécondation in-vitro. Avec plus de 70% de voix contre, ce vote a exprimé clairement une tendance négative déjà sensible avant que celui-ci ai eu lieu. La loi, vieille d'à peine deux mois, a été donc suspendue et seules les femmes mariées ou vivant en couple auront le droit de faire un enfant, " in-vitro ". 3 pays en Europe autorisent les femmes seules d'avoir un enfant par cette méthode : la Finlande, l'Angleterre et l'Italie.

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Egypte

" Une éminente féministe égyptienne s'expose à des représailles… " (suite)

Nawal Al-Saadawi est une féministe active et engagée. Lors d'une dernière interview pour un journal hebdomadaire indépendant, dans laquelle elle a tenu des propos controversés, elle a dénoncé la loi sur l'héritage qu'elle juge discriminatoire à l'égard des femmes. Mme Al-Saadawi a également déclaré que nul part dans le Coran, il était demandé aux femmes de porter le voile et que le pèlerinage annuel vers la Mecque était un rituel préislamique, entendu qu'il existait avant même l'émergence de cette religion. Assignée devant la cour de justice, après que ses déclarations aient été condamnées par le Mufti égyptien comme anti-islamique, Mme Saadawi a assisté à une audience préliminaire pour son crime : avoir fait des déclarations montrant clairement son renoncement à l'Islam. Accusée d'avoir violé la loi Islamique, elle risque, si elle est reconnue coupable, d'être forcée à divorcer de son mari. Ce procès à l'encontre de Mme Saadawi a provoqué l'indignation générale auprès des intellectuels, des écrivains et des multiples groupes et organisations des droits humains et des droits des femmes à travers le monde. Fondatrice de " l'Association pour la Solidarité des femmes ", qui a été dissoute par le gouvernement égyptien en 1991, elle est connue dans le monde entier pour son engagement dans l'évolution des droits des femmes. Elle est l'auteur de 30 livres dont 28 ont été traduits en plusieurs langues. Son mari est entièrement voué à sa cause. Mme Saadawi a déclaré qu'ils étaient inséparables.
" S'ils disent que nous devons nous séparer et qu'ils nous trouvent encore, vivant ensemble dans le même appartement, que vont-ils faire ? ". " Nous sommes prêts à mourir pour ce en quoi nous croyons ", a déclaré Nawal Al-Saadawi, " je n'ai pas peur ! ".


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Etats-Unis

Une plainte a été déposée par des anciennes détenues mineures de centres de redressement pour jeunes filles, dans l'état de l'Alabama. Plusieurs d'entre elles ont accusé le " Département des services pour la jeunesse " pour manque de protection à l'égard des filles détenues. Elles ont, en effet, et pour plusieurs d'entre elles, été victimes d'abus sexuels par certains gardiens et contrainte d'avorter par la suite… Ce genre de situation n'incombe pas uniquement au seul état de l'Alabama. Amnesty International enregistre une augmentation d'abus de ce type dans la plupart des prisons de femmes des Etats-Unis…

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Afrique (Gambie)

Un groupe de travail s'est réuni durant 5 jours, la semaine dernière, au Kairaba Beach Hotel, pour aborder le sujet concernant les conditions reproductives des femmes et ses effets sur leur santé sur le continent africain. Des représentants de l'UNICEF assistaient à ces réunions pendant lesquelles ont été abordés les problèmes relatifs aux viols, aux mutilations génitales, à la violence domestique, aux mariages forcés. Dans son discours de clôture, Mme Zannet Franzua de l'UNICEF a déclaré qu'il était de l'intérêt de l'Afrique tout entière et de ses gouvernements de promouvoir des actions plus efficaces pour contrer les effets négatifs des guerres civiles, des traditions et des comportements stéréotypés à l'égard des filles et des femmes.

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Afghanistan

Les boulangeries ont été réouvertes à Kaboul pour venir en aide aux femmes affamées. Les boulangeries avaient été fermées sur ordre des talibans car plusieurs femmes travaillaient dans ces boulangeries alors que cette activité leur été interdite par la police religieuse… Après un an de négociations, les talibans autorisent les femmes à travailler dans ce " World Food Programme " " Je suis très heureuse " disait Masooma, une veuve qui a 4 enfants à charge, " Maintenant, j'ai de nouveau l'espoir de survivre… " ! ! ! Ce programme offre de la nourriture à près de 5 millions d'afghans qui n'ont pas accès à une alimentation suffisante pour survivre…

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Irak

Saddam Hussein menace les femmes " trop dépensières " de représailles. Le président irakien a rappelé, par une déclaration publique, que les femmes devaient êtres au service de leur époux pour la " bonne marche " de la cellule familiale. Les femmes doivent dépenser de l'argent pour la stricte nécessité de sa famille et non aller faire du " shopping ". Il a sommé les femmes irakiennes de ne plus être un fardeau " frivole " pour les hommes dans son pays qui subit un embargo depuis 11 ans ! !


---------- A suivre...



Analyse

La femme au Nicaragua (Mars 2001)

En 1998, le Nicaragua entamait la phase finale de sa convalescence, cinq années après la fin de la guerre civile qui l'avait considérablement appauvri, disloqué socialement et politiquement, lorsque l'ouragan Mitch est venu, de nouveau, dévaster une économie encore instable et une situation sociale fragile...

A l'instar de la plupart des autres pays de cette région du monde, la sphère dirigeante Nicaraguayenne n'échappe pas au stéréotype latino-américain : corruption, guerres intestines de pouvoir, constitution semi-démocratique ! En effet, même si le Nicaragua est une république, les derniers accords politiques passés au début de l'année 2000 entre les deux partis, l'un au pouvoir, l'autre appartenant à l'opposition et concernant la modification des textes régissant la constitution, la Cour suprême et les modalités électorales, restent ambigus et controversés : instauration d'un siège à vie à l'assemblée nationale pour le président sortant, possibilité de remplacer le contrôleur général, chargé de lutter contre la corruption au sein du pouvoir, par seule décision d'une instance collégiale composée de 5 membres désignés par le président et le gouvernement. Des actes de répression violente perpétrés par la police contre des manifestants montrent, également, un durcissement de l'attitude du gouvernement face à une population désabusée.

Pourtant, les années qui avaient marqué le début du redressement social et économique du pays, à partir de 1993, donnaient certains signes de renouveau par une volonté de créer une société plus juste, plus égalitaire et plus soucieuse des droits des citoyens, en particulier celui des femmes. Ainsi, certaines mesures sont venues enrichir la législation en matière de protection des droits de la personne et de prévention contre plusieurs formes de violence. Ont été alors reconnus passibles de condamnation, la violence familiale et les crimes sexuels. Une loi garantissant le droit unilatéral au divorce a été votée en plus de l'instauration d'un code de l'enfant et de l'adolescent. En outre, le Nicaragua, à travers des associations et comités, a lancé plusieurs programmes de promotion pour lutter contre les différentes formes de violence dont les femmes étaient victimes, aussi bien sur le plan national qu'au niveau des localités. Récemment, un plan stratégique de l'Institut Nicaraguayen pour les Femmes, s'étendant de 1999 à 2001, a permis de lancer des actions de sensibilisation pour éduquer et contrer la violence perpétrée à l'égard de celles-ci. Des commissariats pour la défense des femmes et des enfants ont été ouverts à plusieurs endroits du pays et nous pouvions en compter 14 en l'an 2000.

Cependant, malgré ces efforts coordonnés, la situation des femmes reste préoccupante en certains nombres de points. Tout d'abord, la violence familiale que le gouvernement a beaucoup de mal à endiguer et qui constitue toujours le quotidien de milliers de nicaraguayennes. Le spectre de la guerre civile, de ses atrocités perpétrées à l'égard des civils, a du mal à disparaître. Ainsi, loin de rester dans les rues, cette violence-là continue à se déverser dans les foyers où un nombre encore considérable de femmes reconnaissent très bien son visage en la personne de leur époux ou compagnon. De plus, celles qui en sont victimes ne portent pas plainte, dans la plupart des cas, de peur de représailles amplifiées. Et puis, il y a cet engrenage propre aux pays meurtris par des années de guerre civile, de difficultés économiques, de corruption, de pauvreté : les agressions se focalisent davantage sur les femmes ce qui augmente les cas de viols.

Par ailleurs, un trafic fait place à un autre et change simplement la nature de "la marchandise" : les femmes remplacent les armes, commerce qui avait cours durant le conflit. Ainsi, l'exploitation sexuelle concerne des filles de plus en plus jeunes. Elles se retrouvent à arpenter les rues des principales villes du pays pour les besoins croissant du marché de la prostitution. Difficile pour le gouvernement d'enrayer ce phénomène qui lui rapporte de l'argent mais qui affaiblit, dans un même temps, les fondations de sa population féminine. Les soins de santé ne sont malheureusement pas accessibles pour bon nombre de ces femmes qui, de ce fait, s'exposent à des maladies et des infections de plus en plus graves telles que les MST et le SIDA. Cette fragilité et cette déroute sociale font peser une charge immodérée sur le système de santé. Ainsi, une étude conduite à travers le pays montre que les femmes battues ou victimes de sévices sexuels font davantage appel aux services de santé qui ont parfois du mal à répondre aux besoins spécifiques des victimes de ce genre de violence, aussi bien d'un point de vue physique que psychologique et mental. De ce fait, la violence contribue, de manière évidente, à l'augmentation des dépenses sociales et à appauvrir les ressources du pays. En outre, une autre étude a révélé que les enfants de familles dans lesquelles les femmes sont confrontées à la violence familiale, ont trois fois plus de chance d'avoir besoin de soins médicaux et sont également hospitalisés plus fréquemment, eux-mêmes devenant les victimes potentielles et souvent évidentes de ce genre de comportement.
Pour celles qui ont la chance d'occuper un emploi dans l'administration ou l'agriculture, la différence du traitement des salaires souligne encore une fois la discrimination à laquelle les femmes nicaraguayennes sont trop habituées, lorsqu'elles ne sont pas harcelées sexuellement dans l'enceinte de leur travail ! Bref, le Nicaragua est un pays qui n'offre, à l'heure actuelle, que peu de perspective à sa population en terme d'amélioration voire de sécurité dans les secteurs économique et social où les femmes sont sous représentées et sous considérées…

…Ce sont des hommes, pourtant, qui ont organisé la campagne du ruban blanc lancée contre la violence familiale, en 2000 ! Un engagement personnel qui donne un espoir considérable à la réalisation du rêve égalitaire que font les femmes nicaraguayennes pour la construction d'une société nouvelle et paisible qui ne pourra se faire sans la volonté et la participation acharnée tant des hommes que des femmes !

Thierry

Chiffres (Nicaragua)


- Une étude effectuée en 1997, avant le passage de l'ouragan Mitch, a révélé que 70 % des femmes nicaraguayenne ont expérimenté la violence physique au moins une fois dans leur vie.

- 94 % des femmes qui sont maltraitées ont indiqué que la violence dont elles ont été victimes ont été accompagnées d'insultes et d'humiliation.

- 20 % ont subit les trois formes d'abus : physique, psychologique et sexuel.

- 31% des femmes ont été battues durant leur grossesse et parmi elles, la moitié ont souffert de coup portés sur l'abdomen, directement.

- Dans 80 % des cas, la violence commence pendant les quatre premières années de vie commune.

- 70 % des cas sont considérés comme grave car ils ont donné lieu à des coups de poing violents et à l'utilisation d'ustensiles divers ou même, d'armes.

- La moitié des femmes maltraitées le sont devant leurs enfants.

- Dans la seule capitale de Managua, il y a près de 2 000 femmes engagées dans la prostitution. 40 % d'entre elles n'ont pas encore 18 ans.

- La police nationale a rapporté près de 1 300 cas de viols pour l'ensemble de l'année 1998. · 70 % des femmes sont consciente qu'elles subissent une discrimination qui s'exerce à plusieurs niveaux : aussi bien au niveau des abus physiques qu'en ce qui concerne la vie en société et la différence de salaires qu'elles perçoivent comparé à ceux des hommes.

- 75 % des filles ont accès à l'école primaire comparé aux 73 % pour les garçons. Pour les études secondaires la proportion et de 39 % pour les garçons et 47 % pour les filles.

- Environ 63 % des enfants dont les mères sont victimes de violence familiale redoublent ou abandonnent l'école à l'âge de 9 ans, comparé à 12 ans pour les enfants des femmes qui ne sont pas victimes de sévices graves.


- La peine de mort est abolie.




Portrait

Sœur Emmanuelle (1908)

Femme de cœur et d'action, Sœur Emmanuelle a voué sa vie au service des enfants et des familles vivant dans le plus total dénuement.

Avant de prendre le nom de Sœur Emmanuelle, la jeune Madeleine Cinquin mène une enfance paisible à Bruxelles lorsqu'elle se retrouve terriblement affectée par la mort de son père. Dès lors, elle rentre au couvent dans le but de s'occuper de l'enfance malheureuse. Esprit vif et brillant, Sœur Emmanuelle devient professeur de lettres et de philosophie en Egypte, en Turquie et en Tunisie. Mais à l'heure de sa retraite d'enseignante, elle décide de se consacrer entièrement aux pauvres et s'établit au Caire avec les chiffonniers d'un bidonville, au milieu des ordures, des rats, de la maladie et de la misère quotidienne. Imperturbable, elle œuvre sans répit, un seul sentiment au cœur : la joie de venir en aide aux plus pauvres des pauvres. Et là où la misère semblait avoir définitivement ravagé la terre et les hommes, elle va réussir à défier l'impossible en faisant construire des écoles, des maisons et des dispensaires, bientôt soutenue par des dons venus du monde entier. Sœur Emmanuelle subjugue. Dans son uniforme austère et ses vieux tennis usés par les montagnes d'ordures, derrière ses rides forgées par un franc sourire, se dégage le charme et la jovialité naturelle d'une femme dotée d'une présence et d'une énergie incroyables. Comme si la seule apparence vestimentaire de cette femme lumineuse nous faisait déjà comprendre que l'amour et la joie d'aimer peuvent fleurir sur des montagnes de misère. Non, rien n'arrête Sœur Emmanuelle qui décide bientôt, à l'âge de 74 ans, de " repartir à zéro " et de partager d'autres tragédies humaines en Egypte, au Liban, au Soudan, aux Philippines… Entre temps, elle fonde une association, "les amis de sœur Emmanuelle" qui aide aujourd'hui plus de 60 000 enfants de par le monde.

En 1993, après quelques trente années au service de ses compagnons de misère, Sœur Emmanuelle rentre en France à la demande de ses supérieures. " Choc terrible ", dira-t-elle, brutalement plongée dans " la morosité qui court de demeure en demeure " pendant que " la joie chante là où l'on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité ", là où " la relation d'amour et d'amitié " est " le substrat de la vie quotidienne ". Pourtant, rien ne tarit la source de joie qui coule dans les veines de Sœur Emmanuelle laquelle s'occupe alors des SDF en France et écrit trois ouvrages en deux ans : "Le Paradis c'est les Autres", "Jésus tel que je le connais" et "Yalla : En avant les Jeunes". Son aisance naturelle, sa foi inébranlable et ce fameux franc-parler avec lequel elle a notamment demandé à l'Eglise de vendre ses richesses, dérangent autant qu'ils captivent. " Si tu veux vivre, tu dois aimer ! " dit-elle avec une simplicité déconcertante. Car dans le domaine du savoir-vivre, sœur Emmanuelle est à même de nous parler de la vraie vie : " ce va-et-vient de mains qui se tendent, qui se serrent, qui s'agrippent, cet échange de regards, de paroles, de sourires, d'appels, de cris, qui créent entre les hommes des liens d'une solidité incomparable..."

Aujourd'hui encore, à l'âge de 94 ans, Sœur Emmanuelle déborde d'une énergie d'amour extraordinaire. Son mot d'ordre : " En avant ! ". Appel irrésistible d'une âme qui n'a pas l'intention de cesser d'aimer.


> Texte "Portrait" issu de la rubrique "Etres" de Pascale
 


A bientôt !
Thierry


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