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Bonjour,
le
G8 qui se déroule du 1er au 3 juin attire l'attention
du monde entier. C'est l'occasion de faire le point sur la possibilité
qui est donnée - ou pas - aux femmes de faire entendre leur
voix sur les principaux sujets qui constituent le contre-sommet
altermondialiste.
A la fin du mois de juin, les femmes du monde entier ont un rendez-vous
important à Marrakech, au Maroc, pour débattre de
leurs préoccupations et pour penser aux moyens à mettre
en uvre pour construire un avenir meilleur. Ce sera le Sommet
Global de la Femme. Le rendez-vous est pris !
Enfin, au Sénégal, au
mois de mai, la quinzaine des femmes a été, semble-t-il,
un succès.
Sur le weblog Centifolia, une photothèque vous
attend : http://www.centifolia.com/theque.htm.
N'hésitez à y jeter un coup d'il !
Je
vous remercie de votre confiance et vous souhaite une bonne lecture.
Thierry
| A
la rencontre du "point G" |
France
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Les villages
alternatifs fleurissent depuis quelques jours autour du sommet mondial
du "G8" qui réunit l'élite des néolibéralistes de notre planète à
Evian. Parmi ces villages qui dénoncent
l'illégalité de ce sommet, véritable vivier humain qui doit alimenter
le contre-sommet, le "Point G". Voulu par ses organisatrices
comme un village non-mixte, uniquement composé de femmes pour les
femmes, le "Point G" attise curiosité
et méfiance, mystère et indignation. Est-ce un lieu où les neo-sorcières
composeraient quelque philtre à base de langue de vipère ? Ou
est-ce encore un de ces mouvements ultra féministe qui fait peur…
à qui d'ailleurs ? Aux hommes, bien entendu !
Et bien oui ! Les femmes ont besoin de recouvrer leur intimité depuis
que les hommes se la sont appropriée. Et cela fait des siècles ! Alors,
elles se réunissent à huit (8) clos pour se redéfinir
une identité, une force, afin de faire face à un sommet de patriarches.
Cet espace, créé à l'initiative des jeunes filles du REZo pour des
Alternatives Féministes (REZAF), doit permettre aux femmes qui le
rejoignent de débattre et de s'unir autour des thèmes principaux du
contre sommet - partage équitable des richesses, respect de l'environnement,
des peuples - pour une autre planète plus humaine, plus fraternelle,
mais surtout plus féministe. Vous n'arriverez pas à créer ce
nouveau monde sans en promouvoir les valeurs féminines que vous mettez,
encore actuellement, de côté.
Même dans le mouvement alter mondialiste, les sphères décisionnaires
et influentes appartiennent aux hommes et les analyses sur la mondialisation
font presque totalement abstraction des questions revendiquées par
les féministes qui sont pourtant essentielles à la construction d'une
nouvelle planète. La redistribution des rôles, à tous les niveaux,
demande d'être réellement - et non pas idéalement - défendue. C'est
la raison principale de ce "Point G". Il n'est pas un complot anti-masculin
comme certains oseraient le prétendre. Il n'est pas non plus une réunion
"en marge" et ne doit en aucun cas être considéré comme cela.
Le "Point G" doit être le mouvement
alternatif de tête de ce contre-sommet, celui derrière lequel
tous les autres devraient marcher et se mobiliser. Car c'est le seul
qui peut offrir les vraies bases d'édification au monde de demain.
Si, dans la lutte aux inégalités, à l'injustice, à l'oppression, au
viol des richesses, à la discrimination des peuples, nous ne commençons
pas par reconnaître les inégalités, l'injustice, l'oppression, le
viol, la discrimination des femmes, nous n'avons rien compris !
Et nous aurons beau hurler, crier, vouloir un autre monde, sans considérer
"les femmes et les enfants d'abord", il ne verra pas le jour...
La découverte du "Point G" ? Ce n'est rien d'autre que la découverte
du Genre, de la femme tout entière ! C'est la reconnaissance et le
respect sans condition de son identité, celle-là même qui donnera
vie aux prochaines générations.
Thierry
| Agenda
: Sommet Global de la Femme |
Maroc
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C'est
à Marrakech, célèbre ville de la moitié
Nord-Ouest du Maroc, que les femmes du "Global Summit of Women"
vont se réunir les 28, 29 et 30 juin prochains. C'est la
première fois, depuis 13 ans que le Sommet a lieu, qu'un
pays arabe est choisi pour accueillir les participantes et intervenantes.
Bien que le principal objectif de cette réunion sera de débattre
sur l'avenir économique de la femme dans le domaine de l'entreprise
et de la politique, les projecteurs se tourneront également
sur leurs conditions de vie au quotidien. Et le lieu est tout indiqué
pour parler des problèmes liés à la précarité,
au chômage, au manque de perspectives économiques pour
les femmes qui touchent particulièrement les pays à
forte tendance patriarcale.
Des séances plénières et des ateliers de travail
sont prévus ainsi qu'un colloque sur le développement
économique de la femme. Le microcrédit sera à
l'honneur et des femmes en ayant bénéficié
viendront défendre son principe et son renforcement. Parmi
les femmes responsables du gouvernement marocain, les ministres
Yasmina BADDOU, Nehza CHEKROUNI et Nejma RHOZALI seront présentes
et prendront part aux débats. Plusieurs associations de femmes
seront également représentées.
Ce Sommet apparaît de plus en plus comme un événement
essentiel à l'épanouissement des femmes dans les sociétés
modernes à travers le rôle primordial qu'elles doivent
jouer à tous les niveaux de la structure économique
et sociale.
Le succès d'une telle réunion, au fil des années,
montre encore, s'il était nécessaire, à quel
point les femmes ont besoin de prendre part à l'édification
de tout nouveau monde, de tout nouveau modèle de société,
de tout avenir. Alors, prenez date !
Pour tout complément d'information, vous pouvez vous rendre
sur le site Internet http://www.globewomen.com
| La
quinzaine des femmes |
Sénégal
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La
quinzaine des femmes qui s'est terminée le 5 mai dernier
à Dakar, par une cérémonie digne des plus grandes,
a rassemblé au moins 1500 personnes. Elle avait cette année
un but bien précis : participer, à l'aide de conférences,
de représentations théâtrales et d'interventions
énergiques à sensibiliser voire ébranler l'assistance
sur le nombre considérable de formes de violence qui atteint
les femmes du monde entier et particulièrement - puisque
tel était le sujet - les femmes sénégalaises.
Nous allons refaire ce monde que les hommes ont confisqué
et nous allons le refaire avec le corps en colère déclamaient
les jeunes filles du lycée J.F. Kennedy de Dakar pour clôturer
leur pièce de théâtre.
Cette quinzaine, essentielle pour certaines associations sénégalaises
investies dans la protection et la promotion des femmes a, en effet,
permis d'établir un bilan sur la violence féminine
et d'envisager des perspectives pour lutter plus efficacement à
la faire disparaître. Les
chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans les seules régions
de Dakar et de Kaolack, 59% des femmes - sur un échantillon
interrogé de 515 personnes - ont été, au moins
une fois dans leur vie, victimes de violences conjugales.
La responsabilité et la rééducation des hommes
face à ce type de violence, dont ils sont aussi prisonniers,
a été un sujet largement abordé. Ainsi, la
société sénégalaise de demain ne se
construira pas uniquement grâce aux luttes isolées
des femmes mais avec la participation active des hommes. Le gouvernement,
par l'intermédiaire de son Premier Ministre Idrissa Seck
s'est félicité de cet engouement et a renouvelé
sa volonté de promouvoir sans condition le rôle des
femmes dans la société sénégalaise de
demain. A en croire et en voir le plébiscite que les femmes
ont adressé au Premier Ministre lors de la cérémonie
de clôture de cette quinzaine, il apparaît que les mesures
prises à l'égard des femmes ne sont pas restées
au stade de promesses.
Reste au gouvernement et aux associations uvrant pour les
droits et la protection des femmes de valider le chemin déjà
parcouru par des actions toujours plus nombreuses et porteuses de
changements décisifs. La mise en place du microcrédit
est, selon Saoudatou Ndiaye Seck, ministre de l'entreprenariat féminin
et du microcrédit, le moyen le mieux adapté pour permettre
aux femmes d'avoir accès et de participer, en même
temps, à l'économie du pays. Ce système propulse
les femmes au cur même de la vie de la société
civile et leur donne la possibilité d'y jouer leur rôle.
Aussi faut-il qu'elles ne soient plus en proie à la violence
masculine dont les conséquences, à la fois sur l'économie,
la cohésion sociale et le tissu identitaire d'un peuple entier,
sont désastreuses à plus ou moins long terme.
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