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Chères lectrices, chers lecteurs
La
semaine dernière, il m'a été donné d'entendre certaines paroles
de divers hommes politiques de tous horizons - français, américains,
britanniques… - s'indigner et s'insurger contre le sort qui est
réservé aux femmes afghanes. Une déferlante de " mais vous rendez-vous
compte… ", ou encore " je vous l'assure : Ce qu'elles subissent
depuis 5 ans est abominable… ". Bref tout le monde y est allé de
sa petite larme et de son " sincère " investissement ! Enfin, c'est
ce que ces messieurs ont essayé de nous faire croire. Car en réalité,
outre la part de désinformation facile que ce genre de déclaration
véhicule, cela sent la manœuvre politique à " plein nez ", une sorte
de sursaut humanitaire, à défaut d'être un véritable intérêt humain,
calculé, bien placé et savamment amené dans un discours parallèle
essayant de justifier les frappes américaines sur l'Afghanistan…
pour sauver les femmes du joug insoutenable des talibans. Là encore,
les femmes, leurs souffrances servent à embellir l'ego, l'image,
de quelques-uns…
Lorsque la guerre sera terminée, les cris d'horreur et de révolte
émanant des sphères politiques s'éteindront, sans aucun doute, avec
le bruit des bombes qui cesseront d'exploser… A moins que les consciences
s'éveillent enfin.
Je vous remercie de votre fidélité et vous souhaite bonne continuation
dans votre lecture.
Thierry
| Actualités |
...12
au 22 octobre 2001
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Genève
Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) vient de publier
une étude sur " Les femmes faces à la guerre " qui tente de mettre
en exergue l'impact particulièrement négatif des conflits armés
sur les jeunes filles et les femmes. Entreprise il y a 3 ans, cette
étude a pour but de faire prendre conscience de la complexité de
la condition des femmes mises en de pareilles situations. Elle identifie
également les besoins spécifiques en terme de protection et de santé,
analyse les moyens disponibles en matière de lois humanitaires internationales,
de droits humains et de lois concernant les réfugiés. Le rapport
montre à quel point les expériences vécues par les femmes en temps
de guerre sont multiples et portent atteinte à leur intégrité physique
et psychique. Ainsi, parmi les violences sexuelles dont font l'objet
les femmes, plus ou moins connues du public, figurent également
la famine, les déplacements forcés, le manque de soins, de refuges,
les cas nombreux de détentions arbitraires, de disparitions, de
prise d'otages et biens d'autres discriminations tragiques. De leur
côté, les lois humanitaires internationales et relatives au respect
des droits humains sont très claires sur ce que les femmes peuvent
en attendre. Il suffit d'en faire plus référence et de les appliquer
avec plus de sérieux et d'impartialité… Le vice-président du CICR,
M. Jacques Forster déclarait : " …L'étude que nous venons de publier
signe le début d'un engagement, il en est le premier produit. Mais
ce n'est que le commencement… ". La volonté d'éveiller vivement
les consciences sur le problème grave lié aux femmes jetées dans
les conflits est l'objectif principal et à long terme du CICR…
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Afrique du Sud
Le taux de mortalité parmi les jeunes femmes sud-africaines est
trois fois plus élevé que ce qu'il était 15 ans auparavant. C'est
ce qu'a révélé un rapport sur l'impact du virus du SIDA édité par
le conseil de la recherche médical du pays. Une des plus importantes
révélations de cette étude a été la modification de l'âge minimum
à partir duquel les jeunes femmes étaient infectées par le virus.
Ainsi, les données recueillies montrent que des femmes âgées de
25 à 29 ans représentent, en 2000, le taux le plus important de
mortalité dû au virus et demeure 3,5 fois plus élevé qu'il y a 15
ans. Les femmes âgées de 30 à 39 ans ont vu leur moyenne de décès
doubler dans la même période. Un autre élément d'étude a montré
qu'environ 40% des décès enregistrés en 1999 sur les personnes âgées
entre 15 et 49 ans, étaient attribués au virus du SIDA.
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Bulgarie (action urgente d'Amnesty International)
Une fois n'est pas coutume, je me permets de faire de ce numéro
l'intermédiaire pour diffuser un appel lancé par Amnesty International
concernant des femmes souffrant de déficiences mentales et internées
au foyer social public de Sanadinovo en Bulgarie. En effet, une
délégation de spécialistes de la santé s'est rendue sur place afin
de recueillir des informations relatives aux conditions de vie de
ces femmes abandonnées par leur famille ou orphelines au sein de
l'établissement. Le rapport a qualifié l'état de santé de ces femmes
" bien pire que celui enregistré dans les autres régions du pays
". Des experts ont même considéré que les conditions de vie offertes
dans ces établissements sont proches de ce qui pourrait constituer
" une mort lente ". En effet, certaines de ces femmes, jugées "
indisciplinées ", sont enfermées dans des cages, des semaines durant,
avec la forte possibilité d'y être oubliées, volontairement…
Pour plus d'informations et pour agir avant le 20 novembre, rendez-vous
sur le site d'Amnesty consacré aux droits des femmes :
http://www3.aibf.be:8000/femmeslasso/actualite/actualite.html
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Ethiopie
Human Rights Watch (HRW) vient de rédiger une lettre à l'attention
du Premier ministre éthiopien, M. Meles Zenawi, lui demandant instamment
de réhabiliter l'activité de la seule ONG œuvrant en faveur de la
promotion des femmes : Ethiopian Women Lawyers Association (EWLA).
En effet, suite à un article que l'association avait publié, critiquant
la politique discriminatoire menée par le ministère de la justice
à l'égard des femmes et l'accusant de ne pas prendre de mesures
suffisantes pour les protéger en cas de violence domestique - le
Premier ministre lui avait suspendu son droit d'activités sur tout
le territoire. " C'est une attaque à la liberté d'expression et
d'association " déclare HRW, voulant par cette lettre attirer l'attention
de la communauté internationale sur ce problème politique. Le Premier
ministre accusait l'association de se soumettre à des activités
contraires à la loi !
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Mexique
L'avocate mexicaine engagée dans la défense des droits humains et
contre la corruption a été assassinée. Elle s'intéressait, depuis
environ 10 ans, aux violations des droits humains au Mexique et
notamment concernant des exactions commises par les policiers et
agents du pouvoir contre des prisonniers politiques ou des écologistes
accusés de torture et mauvais traitements. Elle avait reçu plusieurs
menaces de mort alors qu'elle défendait des étudiants, des gens
du peuple investis dans des causes sociales ou réformatrices. Cet
assassinat a sans aucun doute été commandité par le pouvoir politique
en place qui emploie des tueurs à gage pour accomplir ce genre de
besogne…
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Jordanie
Des experts en législation de 10 pays arabes se sont réunis à Aman,
en Jordanie, pour discuter des lois concernant les femmes battues.
Parmi eux, le Soudan, le Yémen, le Liban, l'Egypte, le Maroc, la
Palestine, Bahreïn, le Qatar et la Syrie sont intervenus, par l'intermédiaire
d'illustres avocats, pour essayer de renforcer les lois régissant
la protection des femmes en cas de violence domestique. Certains
ont dit que leurs lois étaient suffisantes, d'autres ont conscience
de leur imperfection. La Jordanie fait figure de précurseur dans
le domaine des lois car c'est elle qui affiche la volonté la plus
déterminée à combattre les mauvais traitements subis par les femmes.
Cependant, et tous les avocats présents ont été d'accord pour le
dire, la clémence " traditionnelle " dont font l'objet les maris
violents auprès des cours respectives participe à entretenir un
certain comportement irresponsable dans la société face à ce problème.
Si bien que certaines femmes en arrivent à penser que si leur mari
les bât, c'est que cela correspond à un besoin légitime de signer
sa virilité ! Les conclusions de cette réunion se sont focalisées
sur la nécessité de faire mieux connaître les lois existantes aux
femmes afin qu'elles puissent se défendre et avoir conscience des
droits que leur confère la législation. De plus, un renforcement
des lois s'est avéré impératif… à suivre avec grand intérêt !
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Nations Unies
La 26ème session a eu lieu le 18 octobre pour renforcer les mesures
d'avancement des femmes et de leurs droits dans chacun des pays
représentés et pour convenir de directives communes pour améliorer
la situation des femmes dans le monde entier. Parmi les sujets de
préoccupation les plus discutés, les problèmes sociaux relatifs
aux soins et à la protection des femmes ont fait intervenir beaucoup
de représentants. Les drames causés par le virus du SIDA ont également
été au cœur des réflexions et des interventions.
---------- A suivre...
| Analyse
: La femme au Népal (03 - 2001) |
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De
part sa situation géographique singulière, véritable bout de terre
perdu entre les deux pays qui comptent le nombre le plus élevé d'habitants
au monde, le royaume du Népal est une enclave charnière reliant
les deux gigantesques portes des empires chinois et indiens. Il
est l'authentique pivot qui a tenté de faire cohabiter durant son
histoire contemporaine, l'hindouisme avec le communisme, la monarchie
avec une certaine forme de démocratie, la plus haute et froide montagne
du monde avec les plaines chaudes et humides isolées des confins
Nord de l'Inde. Pays de l'extrême, sa condition d'équilibriste frontalier
reflète parfaitement l'instabilité politique dans laquelle il évolue
depuis plusieurs décennies.
A tel point que les gouvernements qui se sont succédés à la gestion
du territoire n'ont jamais pu apporter une once de réforme à leur
constitution durant les 10 premières années de son existence. A
l'heure actuelle, alors que les élections de mai 1999 semblaient
marquer un tournant dans la vie politique du pays, car elles avaient
permis d'élire un gouvernement majoritaire et donc d'espérer en
l'avènement d'une certaine stabilité économique et sociale, le pays
reste toujours dans l'incohésion la plus tragique. La pauvreté qui
sévit, surtout dans les zones rurales, les violences perpétrées
par certains policiers à l'encontre des minorités ou des opposants
au pouvoir, la dernière proposition faite par le gouvernement en
vue de renforcer le champ d'action des policiers dans la chasse
aux dissidents, les cas de tortures, de viols et le nombre de décès
en détention, ne donnent pas l'image d'un pays démocratique soucieux
des droits humains ! Et lorsque l'on se penche sur l'importance
accordée par les autorités dirigeantes à la condition de vie des
femmes népalaises, le constat reste sensiblement et dramatiquement
le même.
Pourtant, en 1990, le royaume du Népal était le seul pays de l'Asie
du Sud-est à ratifier sans réserve certaines conventions majeures
sur le respect des droits humains et notamment la CEDEF concernant
particulièrement les droits des femmes. Dans son désir naissant
de s'ouvrir au monde extérieur, il a laissé plus librement rentrer
et circuler les différentes ONG voulant s'impliquer dans les causes
humanitaires népalaises, parfois à leurs risques et périls en raison
de cette même liberté et impunité avec lesquelles les forces de
police ont eu la possibilité d'être répressives. Dans ce contexte
politique défavorable, les femmes ne concentrent, sur elles et leurs
droits, que peu d'intérêt. D'autant que la puissance des coutumes
discriminatoires, pour la plupart empruntées à l'Inde et à la Chine,
font des filles et des femmes une classe inférieure, des individus
de moindre importance, et ce, avant même leur naissance. Les règles
de ces traditions patriarcales expriment déjà que la venue au monde
d'un garçon sera grandement plus appréciée que celle d'une fille.
Ensuite, comme il est coutume de ne pas savoir ce que l'on va bien
pouvoir faire d'une fille au sein des familles, jugée inutile et
non porteuse d'avenir, il paraît plus simple de la vendre, avant
qu'elle ne devienne "femme", à des trafiquants pour alimenter le
marché de la prostitution en Inde, ou bien de les donner en offrande
à un temple où elles serviront d'esclaves sexuelles aux prêtres
- c'est ce que l'on appelle le système des "deuki" - avant d'être
parfois rejetées et livrées à elles-mêmes sur les trottoirs népalais
ou d'ailleurs. Certaines familles vont jusqu'à forcer leurs filles
à se prostituer afin d'améliorer leur propre niveau de vie. C'est
toujours sous le couvert de mariages ou de l'acquisition d'un "bon"
emploi que les filles, parfois n'excédant pas l'âge de 14 ans, se
retrouvent en Inde ou en Chine dans le cercle infernal de la prostitution.
Le nombre de femmes déportées vers les pays voisins est ahurissant
: des centaines de milliers au total, des milliers chaque année.
Au royaume du Népal, n'importe quel époux, père ou fils peut violenter
sa femme, sa fille, sa sœur voire sa mère sans être inquiété le
moins du monde. En effet, aucune loi ne condamne la violence domestique.
Les femmes elles-mêmes finissent par croire que cela n'est pas bien
grave tant leur quotidien en est imprégné. Ainsi, le fossé qui sépare
la signature de certains traités internationaux, relatifs au respect
de la personne humaine, de la réalité des citoyennes népalaises
est large et profond. Un abîme qui s'accentue dans l'application
permanente de toutes formes de discriminations à l'encontre de leur
intégrité, notamment par le manque de scolarisation des filles et
le poids délibéré qu'elles constituent pour leur communauté familiale
; par le système de la dot qui incombe à la future mariée, courant
le risque d'être battue, parfois à mort, si celle-ci est estimée
insuffisante par le futur mari et la belle-famille ; par la quantité,
encore trop importante, de mariages qui se révèlent donc précoces
et qui sont bien souvent la raison de mauvais traitements perpétrés
à l'égard des jeunes mariées à cause de la différence d'âge en vigueur
entre les deux époux ; mais, aussi, par le nombre encore considérable
de lois qui leurs sont discriminatoires et qui favorisent sans détour
les hommes au détriment des femmes, notamment sur les biens de propriété
ou les témoignages en cas de procès de femmes violées ou battues
; et, enfin, par cette loi qui interdit la pratique de l'avortement,
même en cas de viol, et qui rend passibles, celles qui en feraient
l'usage, de plusieurs années d'emprisonnement.
En tout état de cause, le manque d'intérêt évident qu'affiche le
gouvernement face à ce genre de problème (sans doute parce qu'il
n'a pas la volonté ni l'énergie de vouloir remanier et remettre
en question les coutumes et traditions de manière plus directe),
participe directement à faire vaciller, voire éteindre, la lueur
fragile d'espoir qui briserait l'ombre pesant sur l'édification
de lendemains plus justes pour les femmes népalaises. Sans doute
faudra-t-il plus de temps à ce pays pour qu'il se stabilise politiquement
et qu'il trouve dans le cœur de chaque homme et chaque femme les
chemins qui le sortiront du gouffre et le mèneront vers le sommet
le plus haut. Un neuvième plan est en cours de réalisation et vise
à assurer à l'horizon 2002-2003 l'égalité entre hommes et femmes
dans la société népalaise. Il faudra donc attendre pour apprécier
les résultats, mais combien de temps encore ? Car ce qu'il y avait
à voir, nous ne l'avons que trop vu ! Si aujourd'hui le Népal est
toujours le royaume qui porte le toit du monde, il est loin d'être
celui qui le représente : entre la cave et le grenier, il y a l'endroit
où l'on vit !
Thierry
* Plus de 200 000 jeunes filles népalaises sont réduites à l'esclavage
dans des maisons de prostitution en Inde.
* La demande de jeunes filles vierges augmente et l'âge de celles
qui sont déportées en Inde diminue : l'âge moyen d'arrivée des jeunes
népalaises dans les maisons de prostitution indiennes se situerait
entre 10 et 14 ans et le marché serait estimé entre 5 000 et 7 000
nouvelles arrivantes par an.
* Entre 30 et 35 % des filles qui se prostituent au Népal ont en dessous
de 16 ans.
* En 1992, plus de 17 000 fillettes sont devenues "deuki".
* Le gouvernement n'a pas de programme de prise en charge en faveur
des femmes qui arriveraient à s'extraire de l'esclavage de la prostitution
ou du "deuki".
* On estime à plus de 1 000 femmes par an qui reviennent du marché
de la prostitution en Inde. La plupart sont rejetées par leur famille
et au moins 65 % d'entre elles ont contracté le virus du SIDA.
* Les peines prévues à l'encontre des femmes qui ont recours à l'avortement
vont de 3 mois à 3 ans d'emprisonnement.
* La constitution requière un minimum de 5 % de représentation des
femmes dans chaque parti politique au niveau national et 20% au niveau
local. Ainsi, elles occupent 12 des 205 sièges de la chambre inférieure
et 9 des 60 sièges de la chambre supérieure au parlement.
* Une étude sur la violence domestique a révélé que 50% des personnes
interrogées connaissaient au moins une femme violentée à son domicile.
Cette même étude montre que 77 % des incidents de violence à l'égard
des femmes sont perpétrés par un membre de sa famille. Dans 58 % des
cas, cette violence est quotidienne.
* Le viol est condamné par la justice népalaise par 6 à 10 ans pour
le viol d'une fille de moins de 14 ans et 3 à 5 ans sur une fille
ou femme de plus de 14 ans. Le viol d'une prostituée est passible
de 1 an de prison, s'il y a jugement, bien sûr !
* Plus de 20 lois sont discriminatoires à l'égard des femmes.
* Plus de 23 000 enfants sont employés dans l'industrie népalaise.
* Le taux d'alphabétisation des femmes atteint à peine 30 % comparé
aux 65% pour les hommes.
* 90 % des femmes de la nouvelle génération qui cherchent un travail
sont concentrées dans le secteur de l'agriculture.
* L'âge minimum du mariage pour les filles est de 11 ans pour les
filles Brahmanes, 14 ans pour les filles des castes supérieures et
16 ans pour tous les garçons.
* La peine de mort est abolie.
Ce numéro est l'occasion de vous faire découvrir un groupe de femmes
engagées dans une initiative de paix dans leur pays, le Mali, mais
aussi de susciter une réflexion plus générale sur les problèmes relatifs
aux guerres et aux conflits. Il me semblait important de les mettre
en valeur…
Fatoumata MAIGA est la fondatrice et la présidente de l'AFIP (Association
des femmes pour les initiatives de paix) - Mali.
- Texte issu de l'historique du site web qui leur est consacré (sources
GRIP DATA) :
L'AFIP est issue du Mouvement national des femmes pour la sauvegarde
de la paix et de l'unité nationale, née au lendemain de la " Flamme
de la Paix " (1996). Elle a été créée en novembre 1998 à Bamako dans
le contexte du PCASED, le mécanisme de mise en œuvre du Moratoire
ouest-africain sur les armes légères. Elle part du constat que les
femmes maliennes, plus de 51 % de la population, sont directement
touchées par les crises qui secouent la région. Avec les enfants et
les personnes âgées, elles constituent la majorité de la population
des camps de réfugiés.
Le contexte : Etant donné les affrontements inter-villageois autour
des points d'eau et de pâturage, les braquages armés sur les routes,
avec leur cortège de morts et de blessés, l'insécurité dont souffre
le Mali à cause de la circulation illicite des armes légères et de
l'effritement des valeurs sociales, l'AFIP, forte de l'expérience
des femmes dans la résolution des conflits depuis des temps anciens
et du rôle que ses membres ont joué dans la résolution du conflit
dans le nord du pays, s'engage de manière patriotique dans le combat
contre la prolifération des armes et pour la consolidation de la paix
au Mali, en Afrique et dans le monde.
Pour en savoir plus : http://www.ib.be/grip/afri/afip.html
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