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FRATERNET "DROITS DES FEMMES" - NUMERO 12

Edito


Chères lectrices, chers lecteurs

Impossible d'échapper, vous en conviendrez, aux derniers événements qui ont secoué le monde "civilisé", le 11 septembre dernier. Aussi, s'il est indispensable de condamner ces attentats, au nom de la vie sacrée de tous les êtres humains de la planète, il est tout aussi primordial de se détacher au plus vite de cet acte négatif pour tenter d'en avoir une vision plus élevée, ce qui serait bénéfique pour l'évolution positive de l'humanité. Soustraits aux cris de ceux qui souffrent, étouffés eux-mêmes par les hurlements de ceux qui réclament vengeance, nous pouvons indéniablement entendre les voix des plus sages, ces voix qui ont l'expérience interminable de la souffrance vécue dans la solitude et l'ignorance du reste du monde depuis des années. D'autres voix, également, peuvent nous sensibiliser, celles-là qui ont ouvert leurs oreilles et leur cSur aux autres cultures, qu'elles soient sociales ou religieuses et qui appellent, sans cesse depuis 15 jours, à l'humilité (non pas à l'humiliation) et à la paix.

Car en effet, deux sortes de voix se sont radicalisées durant ces derniers jours de terreur médiatisée : celles qui demandent réparation par la force et veulent que la souffrance de leurs morts soit soulagée par des morts, ailleurs. Et celles qui savent que la mort attentée d'êtres humains ne peut être comblée que par la vie et la recherche inconditionnelle de la paix.
Aussi, à travers la condition des femmes dans le monde, il est rapide et facile de constater que le terrain de la violence ne trouve pas plus de "joueurs" en Afghanistan qu'aux Etats-Unis. Il n'y a rien de comparable, évidemment, mais il me semblait important d'attirer l'attention sur le fait que des femmes meurent chaque jour, autant d'une violence occidentale, dite "civilisée", que d'une violence que certains qualifieraient de "barbare" ! Nul doute que de cette focalisation du monde "civilisé" sur lui-même causée par l'affront qu'il se dit avoir subi, devra émerger l'humilité de nous remettre en question, nous occidentaux, sur nos agissements et sur les efforts que nous avons fournis pour nous enrichir au détriment d'autres pays de la planète que nous avons judicieusement exploités et participé à appauvrir. Je veux parler bien entendu des personnalités qui ont l'apanage du pouvoir. Nul doute qu'il faudra construire la paix dans nos propres pays et dans le cSur de nos compatriotes avant de tenter toute forme d'éducation "à la paix" au-delà de nos frontières, auprès de ces contrées que nous jugeons rétrogrades comparées à nos sacro-saintes valeurs occidento-capitalistes. Ainsi, alors que nous avons conscience qu'aucune guerre n'a de légitimité - si nous considérons que toute vie humaine est sacrée et que d'autres solutions pacifiques peuvent être développées avec de la volonté et sans les pressions opportunistes des industries de l'armement - nous réaliserons que punir l'autre, l'indésirable, le belliqueux, le barbare, c'est nous punir nous-mêmes de nos propres imperfections et de nos mauvais sentiments, souvent biens cachés derrière notre bonne conscience. Aussi, lâcherai-je cette phrase simple que bon nombre de nos dirigeants devraient se répéter à longueur de journée : "on ne voit les autres qu'à travers soi-même !"
Cette réflexion humble éviterait, peut-être, des jugements hâtifs, de l'arrogance et des actes incontrôlés capables de générer une négativité tout aussi tragique que celle contre laquelle nous croyons avoir le devoir de nous dresser. Si nous nous affirmons "civilisés", alors nous devons être, plus que quiconque, conscients et responsables de nos actes à l'égard de l'humanité.

Voilà pourquoi je vous propose en guise d'analyse, une comparaison des statistiques relatives à la condition des femmes aux Etats-Unis et en Afghanistan afin d'illustrer mon propos.

Quant à l'édito, il sera, pour cette fois, mon analyse &


Je vous remercie de votre fidélité et vous souhaite bonne continuation dans votre lecture.

Thierry


Actualités
...du 12 au 24 septembre 2001

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Ethiopie

L'association des Femmes Avocates Ethiopiennes (AFAE - EWLA) a révélé que quatre filles scolarisées ont eu leur compte en banque bloqué, celui-là même qui recevait leur bourse d'étudiante. Cette décision, prise par le Ministère de la justice éthiopienne, les a obligées à quitter l'université dans laquelle elles étudiaient. Le Ministère déclarait "qu'il avait été établi que l'argent versé aux quatre filles pour leurs études était utilisé pour des activités autres que celles prévues". En effet, une dispute entre l'association et le Ministère de l'éducation avait éclaté quelques jours plus tôt suite aux déclarations de Mme Wro Meaza Ashenafi, directrice exécutive de l'AFAE, révélant que ces quatre jeunes filles avaient échappé à des viols, à des mariages forcés et à des enlèvements. Le Ministère soupçonnait donc l'association d'utiliser indirectement l'argent de la bourse scolaire pour venir en aide à ces filles & Mme Wro Meaza Ashenafi a dénoncé cette action comme allant à l'encontre des libertés d'expression et d'association et donc, inconstitutionnelle. Dans le même temps, Equality Now, une autre association basée aux Etats-Unis, mais ayant des représentants en Ethiopie, avait écrit une lettre au Ministre de la justice afin qu'il retire les restrictions qui pesaient sur l'association et les quatre filles que celle-ci avait en charge. La lettre vantait les mérites et les actions positives de l'association AFAE en faveur de l'avancement des droits des femmes en Ethiopie, offrant des services de soutien et de conseils aux victimes de violences diverses. Equality Now avait rencontré, par l'intermédiaire de ses représentants, des membres du gouvernement éthiopien en plusieurs occasions. La lettre spécifiait également que l 'association AFEA bénéficiait d'une reconnaissance dans le monde entier & Un membre officiel de l'ambassade d'Ethiopie aux Etats-Unis a répondu, lors d'une interview d'Equality Now, que "le travail effectué par l'AFEA en Ethiopie apportait une énorme contribution à l'amélioration des conditions des femmes dans son pays, notamment en ce qui concerne la lutte contre les viols et les abus multiples dont les femmes sont victimes." Il a rajouté : "Le système judiciaire est encore dans son processus de développement et il ne devrait pas être aussi sensible aux critiques &"

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Etats-Unis

Abus d'enfance et femmes dépressives.
D'après une étude effectuée auprès de plusieurs femmes de la ville de Boston, USA, il a été reconnu que celles-ci étaient deux fois plus sujettes à de fortes dépressions que les hommes. L'enquête montrait également que ces états dépressifs, surgissant dans la vie de femmes adultes, prenaient leur source dans des abus qui avaient eu lieu dans leur enfance et qu'elles n'avaient pas osé rapporter. 50% d'entre elles avouaient que le ou les actes de violence qu'elles avaient subis étaient arrivés durant leur enfance ou leur adolescence. Ces femmes étaient deux fois plus sujettes à la dépression que celles qui n'avaient pas été abusées pendant leur jeunesse.


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Ghana

Des propositions pour le développement des structures qui régissent le ministère des intérêts de la femme et de l'enfant, récemment créé, ont été présentées au Cabinet Ministériel pour approbation. C'est le Programme National Institutionnel qui a la charge de cette mission de développement. La structure, ici proposée, comprend la mise en place d'un conseil pour les femmes et la promotion de leurs droits ainsi qu'une commission nationale sur les enfants. Le projet comprend la mise en place de bureaux régionaux, lesquels seraient chargés de mettre en Suvre les projets pilotes initiés par les commissions. Les objectifs du ministère, sur la base de la plate forme de Beijing (Pékin) de 1995, seront de réduire la pauvreté, d'accélérer l'intégration des femmes dans les sphères décisionnelles du pays, de promouvoir l'égalité et de lutter contre la discrimination. Elizabeth Ohene, porte-parole du Ministère des affaires sociales, a déclaré que la création du Ministère de la Femme est une reconnaissance évidente, par le gouvernement, du rôle crucial que joue la femme Ghanéenne dans la société. Certaines associations de femmes n'accueillent pas, cependant, ces mesures avec autant d'enthousiasme. En effet, madame Nana Konadu Agyeman-Rawlings, présidente du mouvement des femmes du 31 décembre, disait qu'il serait plus efficace d'accroître la représentation des femmes au sein des ministères économique et social déjà existants. Une autre femme activiste de la Fédération des Femmes Avocates déclarait que ce Ministère de la femme pouvait aider la cause des femmes à condition qu'il soit bien géré, bien financé et que leurs antennes régionales soient bien situées &

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Swaziland

Le gouvernement du Swaziland a décrété 5 années d'abstinence sexuelle pour les jeunes femmes dans le but de combattre la diffusion dramatique du virus HIV/SIDA. Cette interdiction a été annoncée par Lungile Ndlovu, dirigeante des Jeunes Femmes Swazis. "Durant cette période, vous devrez observer une abstinence rigoureuse &". Cette déclaration suivait celle du roi Mswati III qui annonçait que le Swaziland pourrait rétablir le rite de la chasteté afin de garantir la virginité des filles et les protéger contre le virus du SIDA. Le roi s'est dit personnellement terrifié par les statistiques faisant état de la propagation de cette maladie à travers le royaume.

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Etats-Unis

Les dirigeantes de plusieurs organisations féminines se sont réunies deux jours après les attentats survenus à New York, non pas seulement pour exprimer leur aversion face à cet événement, mais aussi pour rappeler avec force et certitude que les femmes Suvrant dans les hautes sphères politiques et associatives pourraient assister les Etats-Unis pour trouver une solution pacifique à cette attaque. Elles ont voulu, encore une fois, attirer l'attention sur les conditions de vie inhumaines des femmes afghanes et du peuple afghan en général. Elles ont porté un regard critique sur les sociétés du monde entier en déclarant que si le pouvoir était plus partagé entre les hommes et les femmes, un équilibre pourrait s'établir au niveau de la politique sociale, intérieure et internationale et ainsi limiter les "atrocités perpétrées par des hommes, que nous élevons" !

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Inde

Une faction militante fondamentaliste du Cachemire, qui s'est baptisée elle-même "Lashkar-eJabbar", a décrété qu'à partir du 10 septembre dernier toutes les femmes vivant au Cachemire devaient porter le voile. Cela faisait suite à une attaque à l'acide, le mois dernier, perpétrée par 4 jeunes garçons soupçonnés d'appartenir à ce groupe, contre des jeunes filles qui se rendaient à l'école. Une d'entre elles a été particulièrement touchée par cette action et gravement atteinte au visage, spécialement aux yeux dont l'un est meurtri. Ce groupe fondamentaliste a également ordonné que les femmes de cette région du nord de l'Inde devaient porter la marque colorée sur le front signalant leur dévotion, que les femmes Sikhs devaient se vêtir avec une étoffe safran sur leur tête et que les transports en commun étaient dans l'obligation de fournir des places spéciales pour les femmes, séparées des hommes &

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France

Une étude de l'Insee révèle que les femmes reçoivent, en début de carrière, un salaire de 8% inférieur à celui des hommes pour une formation équivalente et un emploi identique. Les écarts devaient même se creuser au cours de leur vie professionnelle ! Ainsi, cinq ans après l'embauche, on peut enregistrer des écarts allant jusqu'à 26%, le même chiffre que durant les années 1970 ! L'institut a noté également que, lorsqu'elles débutent, les femmes occupent plus souvent que les hommes des emplois à temps partiel, soit 35% contre 6%. L'Insee avait publié un ouvrage de statistiques montrant les différences entre les hommes et les femmes en termes d'emplois et de rémunérations. Il ressortait, en définitive, que l'écart global du salaire entre hommes et femmes stagnait à 15% depuis 30 ans !

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Mexique

Les législateurs mexicains de l'état de Chihuahua ont retiré de la constitution une loi jugée discriminatoire à l'égard des femmes et qui permettait aux juges de réduire de manière conséquente les peines de prison des hommes condamnés pour viol si la femme victime était jugée provocatrice ou incitatrice avant les faits. Les législateurs ont cédé à la pression du public et des associations de femmes qui étaient outragées par l'existence de cette loi. Cette pression faisait suite à des actes meurtriers qui avaient été commis depuis des années envers des dizaines de femmes enlevées, violées, abandonnées mortes dans le désert et qui ont choqué l'opinion publique ainsi que les organisations pour la protection et la promotion des femmes mexicaines. Des manifestations de femmes qui avaient perdu leurs filles, leurs sSurs ou leurs amies ont attiré l'attention des médias et des autorités. Ce revirement a généré des réactions négatives au sein du congrès des Etats-Unis du Mexique qui a exprimé des menaces envers les législateurs de la région de Chihuahua. Certains membres de ce congrès ont déclaré que cette loi faisait l'objet d'une incompréhension et qu'elle n'était en aucun cas favorable aux violeurs. D'autres exprimaient leur crainte de voir cette loi retirée car, selon eux, des filles accusent leur fiancé de viol alors qu'elles étaient consentantes avec, de surcroît, la permission des parents. Les femmes activistes, de leur côté, dénoncent le fait que les hommes prennent facilement un sourire ou une robe un peu courte comme une provocation et une incitation & au viol ?

---------- A suivre...



Analyse : les chiffres clés (Afghanistan)

* L'espérance de vie des femmes afghanes est estimée à 44 ans et celle des hommes à 43 ans. * Un quart des enfants meure avant l'âge de 5 ans,

* On dénombre plus de 16 000 décès maternels chaque année,

* 15 % seulement des femmes qui accouchent en Afghanistan bénéficient de l'aide d'agents de santé qualifiés,

* On estime à 3 millions le nombre de personnes déplacées et parmi elles, 1,5 million sont réfugiées au Pakistan,

* Approximativement 85 % des réfugiés sont des femmes et des enfants,

* En janvier 2001, plus de 400 personnes réfugiées sont mortes de froid au nord du pays,

* En février 2001, 2 femmes accusées de prostitution ont été pendues devant un public de 1 000 personnes à Kandahar,

* Au 26 septembre 1996, les femmes représentaient 70% du corps enseignant, 40% des docteurs, 50% des travailleurs au gouvernement et 50% des étudiants en université. Le régime des Talibans a anéanti ces acquis,

* La ville de Kaboul compte 30 000 veuves dont bon nombre sont contraintes à la mendicité puisqu'elles n'ont pas le droit de travailler,

* 88,9 % des femmes afghanes de 15 à 24 ans sont analphabètes,

* 97,6 % des femmes afghanes âgées de 25 et plus sont analphabètes,

* Les Talibans maîtrisent 90 % du territoire afghan,



* La peine de mort est maintenue et appliquée


Chiffres (Etats-Unis)


* Plus de 4 millions d'américaines sont abusées physiquement ou violentées par leur mari, petit ami ou une personne de leur connaissance chaque année, soit une femme sur trois qui l'est au moins une fois dans sa vie,

* Toutes les 15 secondes, une femme est abusée ou violentée aux Etats-Unis,

* Dans l'Idaho, une violence ou un crime sexuel est commis toutes les 7 heures,

* De 25 à 30 % des femmes abusées sexuellement ou battues le sont, au moins, une fois par semaine,

* 25% des femmes battues le sont pendant leur grossesse,

* Les statistiques nationales indiquent que, toutes les quatre minutes, une femme est violée,

* Entre 1983 et 1991, le nombre de cas de violence domestique a augmenté de 117 %,

* 50 % des femmes sans-abri le deviennent suite à des violences domestiques,

* En 1997 et 1998, plus de 2 200 femmes enceintes ont été emprisonnées et plus de 1 300 bébés ont été mis au monde par des détenues américaines qui n'ont plus le droit, par la suite, de voir leurs enfants, ces derniers étant placés dans des centres spécialisés,

* 56 % des américains disent connaître au moins une personne dans leur entourage (amis, collègue de travail) qui a été impliquée dans une affaire de violence domestique,



* La peine de mort est maintenue et appliquée dans 38 états, elle est abolie dans 12.




Portrait

Meena Kishwarkamel (1957-1987)

Meena est née à Kaboul. Pendant son cursus, les étudiants de Kaboul et d'autres villes afghanes étaient fortement engagés dans l'activisme social et formaient des mouvements de masses. Elle quitta l'université pour se consacrer, en tant qu'activiste, à l'organisation et à l'éducation des femmes. Dans la défense de sa cause pour gagner le droit à la liberté d'expression et aux activités politiques, Meena dirigea la fondation de RAWA (Revolutionary Association of Women of Afghanistan) en 1977. Cette organisation avait pour objectif de donner la parole aux femmes démunies et réduites au silence en Afghanistan. Elle démarra une campagne contre les forces soviétiques et contre leurs marionnettes au pouvoir en 1979 et organisa de nombreuses processions et réunions dans les écoles, les collèges et à l'université de Kaboul, afin de mobiliser l'opinion publique. Elle rendit aussi l'énorme service aux femmes afghanes de lancer un magazine bilingue, Payam-e-Zan (Message de femmes) en 1981. Grâce à ce magazine, RAWA a pu mettre en avant la cause des femmes afghanes de manière audacieuse et efficace. Payam-e-Zan a dénoncé sans relâche la nature criminelle des groupes fondamentalistes. Meena a également créé des écoles Watan pour accueillir les enfants réfugiés, un hôpital et des centres de confection artisanale pour les femmes réfugiées au Pakistan, afin de les soutenir financièrement. Fin 1981, sur invitation du gouvernement en France, Meena représenta le mouvement résistant afghan au Congrès du parti socialiste. La délégation soviétique, présente au Congrès et menée par Boris Ponamaryev, quitta honteuse la salle au moment où les participants applaudirent au V de la victoire de Meena. En dehors de la France, elle fut aussi invitée dans plusieurs autres pays européens et put rencontrer des personnes de haut rang. Son activisme fervent et efficace contre les vues des fondamentalistes et les marionnettes au pouvoir finirent par provoquer la colère des Soviétiques et des forces fondamentalistes. Elle fut assassinée par des agents du KHAD (la branche afghane du KGB) et par leurs complices fondamentalistes à Quetta, au Pakistan, le 4 février 1987 &

Rawa
Biographie issue du site http://www.rawa.org/

...Depuis cette date, d'autres femmes aussi courageuses que Meena ont poursuivi l'action de RAWA afin de venir en aide aux afghanes. Leur travail est difficile et dangereux depuis que les Talibans sont arrivés au pouvoir. C'est dans la clandestinité qu'elles continuent d'informer le monde avec des films, des témoignages de ce qui se passe dans leur pays. C'est dans cette même terreur imposée par les "étudiants en théologie" qu'elles ne cessent d'éduquer des jeunes filles en cachette. Elles risquent à tout moment d'être emprisonnées ou exécutées &

 

A bientôt !
Thierry


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