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au 17 mai 2001
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"La guerre est trop dangereuse et trop sale pour les femmes !
" Le gouvernement australien est en pleine discussion pour savoir
s'il va autoriser les femmes à intégrer l'armée et, plus précisément,
participer aux combats de première ligne aux côtés des hommes. Les
avis sont partagés et suscitent autant de réactions partisanes qu'opposées.
En effet, les femmes ont la possibilité d'occuper depuis longtemps
la majorité des postes au sein de l'armée. Elles n'ont, cependant,
jamais eu accès aux corps d'infanterie, aux blindés et n'ont participé
à aucune guerre en tant que soldat. Quelques déclarations notent
la divergence d'opinions :
"Les facteurs négatifs que nous voulons mettre en avant pour les
femmes engagées aux combats, sont les trop grands dangers dus à
leur exposition aux stress physiques et psychologiques prolongés
comme le froid, la faim, la pluie, la violence mais aussi, tout
ce qui ferait défaut à leur hygiène spécifique et qui les exposerait
à un danger personnel", déclarait M Rusty Priest, le président national
de la RSL (Reserved and Services League).
"Je suis régulièrement piloté par des femmes, je pense qu'elles
sont terribles !", déclarait le Premier ministre australien M John
Howard.
"En fait, nous avons établi le principe selon lequel les femmes
peuvent combattre et accomplir les mêmes missions que les hommes",
disait M Costello, ministre des finances.
A l'heure actuelle, seulement 5 pays autorisent les femmes à servir
comme soldat au combat : Les Etats-Unis, le Canada, les Pays-Bas,
la Norvège et Israël...
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"Les mères égyptiennes se battent pour les droits de leurs enfants
issus d'une union mixte".
Iman Ahmed Wahid, 28 ans, jeune femme égyptienne native d'Alexandrie,
est considérée comme une étrangère dans son pays parce qu'elle est
née d'une mère égyptienne et d'un père syrien. En Egypte, comme
dans la plupart des pays arabes, les enfants nés d'une mère mariée
avec un étranger n'ont pas tout à fait la même reconnaissance de
droits aux yeux de la société. Il ne sont tout simplement pas considérés
comme des citoyens à part entière limitant leur accès à l'éducation
par exemple. Cette disposition dans la loi est établie dans le but
de garantir la bonne transmission de la race égyptienne pour le
pays et aussi pour protéger la nation des "rejetons" nés d'une femme
prostituée qui ne peut répondre de la nationalité du père. Le poids
des traditions avantage les hommes en matière de filiation en spécifiant
clairement qu'il est le seul à pouvoir transmettre la race et non
pas la femme. Ainsi, les femmes étrangères qui donnent naissance
à un enfant issu d'un père égyptien reçoivent automatiquement la
nationalité égyptienne avec tous les avantages qui s'y rapportent.
Plusieurs tentatives de changement de la loi, sous l'initiative
du conseil national pour les femmes, ont eu lieu mais sans succès
pour le moment à cause de l'opposition du ministre de l'intérieur.
Les opposants à une éventuelle réforme de la loi mettent en avant
la loi islamique.
Alors même qu'elle a vécu toute sa vie en Egypte, à Alexandrie,
qu'elle parle parfaitement l'arabe égyptien et n'a jamais quitté
son pays, le gouvernement considère Iman Wahid comme une syrienne
à cause de la nationalité de son père. Les Syriens, eux, l'appellent
"l'Egyptienne" !!!
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"Un dernier rapport de l'UNICEF fait état d'une augmentation du
trafic de femmes et d'enfants d'Asie du sud-est".
En effet, selon le rapport, la région la plus sensible est celle
qui couvre le Cambodge, le Laos, Myanmar (Birmanie), la Thaïlande,
la Vietnam et deux provinces du sud de la Chine, le Yunnan et le
Guangxi. La majorité des enfants victimes du trafic sont des filles
âgées entre 13 et 17 ans. Toute cette industrie humaine est très
bien organisée et l'on connaît des agents de police ou des officiers
des différents pays qui participent à l'écoulement des femmes et
des enfants à destination des maisons closes et autres "dancing",
"night-clubs" louches, qui assurent également la protection des
protagonistes moyennant un partage des bénéfices de ce marché fructueux.
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"Le Bangladesh soutiendrait le droit de vote des femmes ?"
La commission officielle des élections au Bangladesh a annoncé son
désir de considérer à l'avenir la demande de certains groupes de
droits des femmes de disqualifier les candidats aux élections qui
seraient opposés à l'égalité des droits politiques en faveur des
femmes. Les représentantes d'une quinzaine d'organisation des droits
des femmes ont rencontré la Commission pour rapporter plusieurs
cas où des femmes en âge de voter se voyaient refuser l'accès au
devoir civil ou encore que leurs voix n'étaient pas comptées. Le
commissaire chargé des élections a déclaré que la commission était
disposée à envisager les changements nécessaires dans le code actuel
dans le but de mieux promouvoir les droits des femmes...
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"Une femme candidate évincée des élections iraniennes"
La femme la mieux placée pour prétendre aux prochaines élections
présidentielles en Iran a été écartée de la course. Farah Khosravi
n'apparaissait pas sur la liste définitive des candidats acceptés
pour les prochaines élections, établie par les gardiens de la loi
qui assurent la complète observance des valeurs islamiques. Bien
que l'Iran ait une femme à la vice-présidence et quelques autres
membres du parlement, aucune d'entre elles n'est autorisée à accéder
à la présidence suprême du pays. La constitution établit clairement
que les candidats doivent êtres politiquement "Rejal", un mot arabe
qui signifie littéralement "homme". Mais Madame Khosravi stipule
que ce mot peut dire aussi "personnes", sans distinction de genre.
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Les femmes du sultanat d'Oman ont accueilli avec joie la décision
émanant de l'assemblée consultative qui leur donne le droit de conduire
un taxi et de proposer leur service également à des hommes si elles
le désirent. Amna Abdallah déclarait :
"Je suis heureuse car cette décision va permettre aux femmes d'étendre
l'horizon de leurs activités professionnelles et améliorer leur
vie".
Oman a été, par ailleurs, le premier pays de la région du golfe
à autoriser quelques femmes à participer aux élections de l'assemblée
consultative pour laquelle 4 d'entre elles ont été élues.
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"Campagne contre le trafic des femmes russes"
Une coalition de plusieurs groupes de défenses des droits des femmes
russes a lancé une campagne d'information pour combattre le trafic
de femmes et de fillettes en provenance de l'ancienne URSS. Selon
la coalition, chaque année, plus de 50 000 jeunes femmes russes
sont entraînées dans le cercle infernal du marché de la prostitution
par des trafiquants qui leur promettent du travail bien rémunéré
dans d'autres pays.
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Nouvelles moins fraîches mais toutes aussi importantes :
- Fin avril dernier, la communauté européenne a lancé un programme
"2001-2005" en vue de promouvoir de manière plus incisive l'égalité
entre hommes et femmes dans l'Europe de demain. Ce programme prendra
en compte la diffusion des valeurs et des pratiques sur lesquelles
se fonde l'égalité hommes/femmes pour combattre les aspects pervers
de la discrimination directe ou indirecte basée sur le sexe ainsi
que la discrimination multiple qui s'exerce à l'égard des femmes.
- Le 24 avril 2001, la commission des droits de l'Homme aux Nations
Unies a adopté des résolutions sur la traite des femmes et la violence
contre les femmes. Ainsi, la commission a condamné tous les actes
de violences commis à l'égard des femmes en désignant précisément
les formes spécifiques qui pouvaient leur porter atteinte. Au sujet
de la traite des femmes, la commission demande à tous les gouvernements
d'ériger en infraction pénale la traite des femmes, des fillettes
et des enfants sous toutes ses formes, de condamner et sanctionner
les trafiquants et les intermédiaires.
Dans tous les pays du monde, les femmes se battent pour faire valoir
leurs droits. Parfois aidées par des ONG et des groupes importants,
parfois seules au péril de leur vie, elles réclament l'égalité, l'identité,
le droit au respect et à l'intégrité de leur personne. S'il faut encourager
les gouvernements à considérer leurs revendications, il serait bon,
en même temps, qu'ils se mettent à réfléchir sur les fondememts de
cette égalité.
En ce moment, le gouvernement australien débat sur la nécessité de
permettre aux femmes de se battre aux côtés des hommes lors de conflits
armés. Ainsi, il paraît important de ne pas confondre droit à la vie
et droit à la mort. Autrement dit, la vraie prise de conscience à
faire serait sur le plan de l'être humain, qu'il soit homme ou femme,
à savoir qu'il ne devrait être utilisé, en aucune manière, comme de
la chair à canon pour défendre des enjeux politiques, économiques,
géographiques, religieux, idéologiques et toutes autres raisons irrecevables.
Les femmes ont montrés leur propension, dans divers endroits de la
planète, à vouloir résoudre les conflits de manière pacifique. Elles
offrent une alternative au monde entier, issue de leurs souffrances
ciblées (viols, esclavages…) et silencieuses de femmes discriminées
et violentées en période de conflits. Les hommes, et ils nous l'ont
prouvé depuis des lustres, ont un penchant pour la guerre. Les femmes,
elles, rêvent de bâtir la paix sur la réconciliation !
Alors, permettre aux femmes de choisir leur destiné librement et sans
aucune discrimination par rapport aux hommes est impératif. Remettre
en question la qualité et la pureté du terrain sur lequel hommes et
femmes se retrouveront égaux est tout aussi primordial…
- Australie :
* 95% des métiers relatifs au ministère de la défense sont accessibles
aux femmes.
* Les femmes représentent environ 13% du corps militaire australien.
- Thaïlande :
* la Thaïlande compte 16 000 prostituées étrangères.
- Chine :
* Plus de 250 000 femmes et enfants ont été victimes de trafics dans
la dernière décennie uniquement en provenance du sud de la Chine.
- Iran :
* La législation iranienne comporte des dispositions prescrivant l'emprisonnement
jusqu'à 12 mois, des amendes et la flagellation pouvant aller jusqu'à
74 coups de fouet pour des infractions relatives au code vestimentaire.
- Bangladesh :
* Les femmes représentent près de 90 % de la main-d'œuvre dans le
secteur du textile.
* 59 % des filles souffrent de malnutrition car on préférera nourrir
les garçons en priorité.
- R. F. de Russie :
* 14 000 femmes sont tuées par leur mari ou un membre de leur famille
chaque année en Russie.
- Monde :
* On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de
femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète
ou un marchand d'esclaves.
* 2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année
à la prostitution.
Rigoberta Menchù
Rigoberta Menchù est une activiste guatémaltèque qui lutte pour les
droits des peuples amérindiens. Lauréate du prix Nobel de la Paix,
elle est devenue aux yeux des nations une référence en matière de
défense de tous les peuples indigènes. Née dans une famille indienne
très pauvre de l'ethnie Quiché des Mayas, Rigoberta Menchù travaille
dès l'âge de huit ans dans des plantations où périssent deux de ses
frères et devient très vite le porte-parole des indiens dépossédés
de leurs terres. Alors qu'elle organise avec son père l'autodéfense
de villages indiens, son frère aîné est enlevé par des soldats du
gouvernement militaire du Guatemala puis torturé et brûlé vivant devant
sa famille. L'année d'après, en 1980, son père est assassiné et sa
mère est violée, torturée et tuée. Et comme des milliers d'indiens,
Rigoberta se réfugie au Mexique...
L'histoire aurait pu s'arrêter là si la jeune femme n'avait pas décidé
d'alerter la communauté internationale sur le génocide et les atrocités
commises à l'encontre du peuple autochtone guatémaltèque. Dès lors,
elle publie son autobiographie, "Moi, Rigoberta Menchù" et milite
en faveur des siens dans un groupe de défense des droits humains au
Mexique. Alors que l'union des forces de résistance de son pays, l'U.N.R.G
dont elle fait partie, suscite une terrible campagne contre-insurrectionnelle
de l'armée, Rigoberta poursuit son combat et donne de nombreuses conférences
aux Etats-Unis et en Europe. En 1992, elle reçoit le Prix Nobel de
la Paix " pour son œuvre en faveur de la justice sociale et de la
réconciliation entre les différentes ethnies " et donne naissance
à sa propre fondation qui portera le nom de son père.
En 1995, le regroupement d'organisations de défense des droits de
l'homme du Guatemala, le F.N.D.G, devient la principale force politique
du pays ce qui permet à l'U.N.R.G d'annoncer l'arrêt de ses opérations
militaires. Sous la pression internationale, des accords de paix entre
le gouvernement guatémaltèque et l'U.N.R.G sont enfin signés en 1996
et de nombreuses organisations, dont la fondation Menchú, réclament
alors le retour des réfugiés indiens au Guatemala ainsi que la restitution
de leurs terres.
Aujourd'hui, Rigoberta Menchù milite pour son peuple, pour l'ensemble
de ses droits politiques, économiques, sociaux et culturels, n'hésitant
pas à prêcher l'amour fraternel : fondement de la spiritualité Maya.
Véritable ambassadrice des Nations Unies pour lesquelles elle a travaillé
pendant douze ans, elle lutte pour le rassemblement des peuples indiens
et des métis du continent dans le but de promouvoir l'instauration
d'une justice sociale. C'est dans cet esprit qu'elle exhorte les nations
à lutter contre l'impunité de ceux qui violent les droits de l'homme
évoquant sans cesse les trente années de massacres qui ont fait périr
plus de 150 000 indiens. En décembre 1999, elle a d'ailleurs saisi
la justice espagnole pour dénoncer le génocide de son peuple mettant
en cause un certain nombre de personnalités...
Puisse la farouche volonté de justice de cette femme exemplaire de
courage et de sagesse, dont le destin se confond avec celui de son
peuple, contribuer à une prise de conscience universelle en faveur
de tous les peuples indigènes de la terre et nous aider à devenir,
à notre tour, des messagers de paix et de réconciliation.
> Texte "Portrait"
issu de la
rubrique "Etres" de Pascale |