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La Femme en Nouvelle-Zélande [11-1999]


Femme neo-zélandaise Le gouvernement Néo-Zélandais semble soucieux de l'application et du respect des droits de l'homme dans son pays. En effet, il montre une volonté certaine d'intégrer cette notion de droits humains dans le fonctionnement de la société...

Une loi sur la protection de la famille permet, notamment, de garantir la protection des victimes de violences familiales en l'étendant même aux enfants. Il apparaît dans les rapports que beaucoup d'efforts sont consentis afin d'améliorer véritablement la condition des femmes en Nouvelle-Zélande et ce, quelle que soit leur appartenance ethnique.

S'il faut se féliciter des mesures engagées dans le sens positif du respect des droits de la femme, cela démontre néanmoins que le problème de la discrimination antiféministe existe concrètement en Nouvelle-Zélande et parfois même dans des proportions non négligeables. En effet, dans divers aspects de la société et en particulier pour ce qui a trait à la reconnaissance de la femme dans son rôle de mère, celle-ci se trouve dans l'obligation de négocier individuellement son congé de maternité avec son employeur ainsi que les bénéfices de ses congés en matière de restriction de salaires.

D'autre part, l'abolition d'une loi sur l'équité salariale a favorisé le maintien de l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes. En outre, l'instauration d'un régime de santé basé sur le paiement de cotisations a limité l'accès aux soins pour les femmes appartenant à des ethnies pauvres et minoritaires comme les Maoris. A ce sujet, l'apport d'aide sociale et humaine à cette ethnie est insuffisant car la situation des femmes Maories en matière de violence domestique et d'accès à l'éducation reste préoccupante. Ainsi, un fort pourcentage de jeunes filles Maories se retrouvent enceintes alors qu'elles vivent dans un environnement sanitaire et social parfois d'une grande précarité. Le manque d'accès à l'emploi pour ces femmes ainsi que le manque d'efforts déployés pour atteindre les objectifs d'équilibre entre hommes et femmes prouvent que de réelles mesures doivent être prises au-delà de la démarche législative.

En outre, la violence qui s'exprime contre les femmes est plus courante qu'il n'y paraît et se place directement en opposition avec les avancées de certains de leurs droits. Ainsi, le viol familial, bien qu'il soit puni par la loi, continu à faire des victimes chez les femmes néo-zélandaises et le nombre d'inculpations reste très en dessous du nombre de cas d'abus physiques rapportés. Il existe toujours une carence en terme de fermeté et de responsabilité lorsqu'il est question de procédures judiciaires inculpant des hommes qui ont abusé physiquement de leur épouse ou de leur conjointe...

Du chemin a été parcouru en ce qui concerne la reconnaissance de la femme en tant qu'individu à part entière, mais il faut maintenant que les actes suivent et valident, en quelque sorte, les bonnes intentions émises par le gouvernement Néo-Zélandais. Là encore, nous pouvons l'affirmer : au-delà des bonnes pensées, ce sont les actes qui comptent, ceux qui doivent à présent combler le fossé humain qui s'est creusé depuis des millénaires entre l'homme et la femme.


Thierry Contact

Source : ONU, US Human rights
Photo : Corel Galerie
 



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