| La Femme en Grande-Bretagne [07-1999] |
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Au premier abord, la condition de la femme en Grande-Bretagne
ne retient pas immédiatement l'attention. En effet, les droits
humains bafoués entre catholiques et protestants occupant le
devant de la scène depuis maintenant des années, la discrimination
contre les femmes est reléguée au second plan. Mais lorsque
l'on y regarde d'un peu plus près...
Les positions du gouvernement, en matière de protection contre la prostitution et l'utilisation des fillettes dans des scénarii pornographiques, ne sont pas aussi strictes qu'il le faudrait. De même, l'utilisation de l'information visuelle ayant pour but de choquer les téléspectateurs sur telle ou telle affaire d'abus sexuels n'est pas sans une certaine complaisance qui fait encourir, notamment aux jeunes actrices qui doivent jouer des scènes de viol le plus réellement possible, des séquelles psychologiques.
Cette pratique est d'autant plus inutile que la réalité a de quoi remplir largement la rubrique des faits divers nationaux. Beaucoup de femmes sont battues au sein de leur foyer. La Grande-Bretagne est l'un des quatre pays où le harcèlement sexuel en université et sur les lieux de travail est le plus élevé dans le monde (énormément de femmes se plaignent de cette pression qu'elles subissent dans leur vie active). Et puis, il y a les cas répétés de mauvais traitements à l'encontre des femmes migrantes...
En effet, la Grande-Bretagne ayant été l'une des plus grandes nations colonisatrices, les répercussions en ce qui concerne la discrimination raciale sur le territoire et même dans les pays encore sous tutelle britannique sont effectives. Ainsi, lorsque l'on est une femme migrante, la discrimination raciale peut vite se transformer en discrimination sexuelle avec son lot de violence et de sévices. On a pu relever un nombre considérable de cas de femmes employées de maison qui étaient victimes de mauvais traitements pouvant aller jusqu'au viol.
Une discrimination qui s'applique à divers niveaux : confiscation du passeport, privation de salaire, privation de nourriture entraînant la malnutrition, absence de soins médicaux de base, séquestration dans la maison de l'employeur et, comme citée plus haut, violence physique et sexuelle. Les lois sont, ici encore, et d'autant plus celles qui ont trait au travail, complices de tels comportements car elles obligent, dans le cas de ces femmes employées de maison, à rester chez l'employeur jusqu'à ce qu'elles quittent le pays ou obtiennent un permis de séjour permanent.
Même si le gouvernement essaie de prendre des mesures plus directes en éliminant les ambiguïtés dans les textes de loi, le suivi et l'application de ces directives restent insuffisants.
En outre, il a été porté à notre connaissance le cas d'une société Britanique implantée en Asie du sud-est qui a employé plus de 130 000 femmes malaisiennes pour pulvériser des pesticides sur les plantations d'hévéa et de palmiers. Ces femmes souffrent aujourd'hui d'intoxication aiguë et de multiples problèmes de santé graves...
Thierry
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Sources : Bilan de l'ONU 97 et 98
Photo : www.corbis.com
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