| La Femme au Soudan [07-1999] |
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9 ans après le coup d'état militaire qui a placé le président
actuel à la tête du Soudan, les droits humains n'ont pas cessé
d'être bafoués dans ce pays...
Nous pouvons aisément nous imaginer le sort qui a été réservé aux femmes lorsque le coup d'état a éclaté ! Ce genre de "guerre civile" entraîne avec elle son lot de viols et de cruautés en tous genres. Depuis, le pouvoir s'est installé et les conflits se sont multipliés à divers endroits du pays opposant les différents partisans de tel ou tel régime. Bref, dans ce chaos, les femmes soudanaises vivent une discrimination certaine en matière d'égalité des droits de santé, d'éducation, d'emploi et de relation familiale par rapport aux hommes, mélangeant les lois discriminatoires officielles et officieuses. En effet, la vie publique de ces femmes, notamment dans la capitale Khartoum, comporte des obligations qui enfreignent leur liberté : dans les transports publics, elles ne doivent pas s'asseoir sur les sièges proches des chauffeurs ; dans toutes les réunions publiques, elles doivent êtres séparées des hommes par des rideaux.
La discrimination à l'égard des femmes s'exerce aussi sur leur tenue vestimentaire. Dans les lieux publics, leur façon de s'habiller ne doit pas porter atteinte à la morale ou encore troubler l'ordre public sous peine de répression et de correction inhumaine (flagellation, amputation...).
Si ces femmes sont emprisonnées pour acte criminel (le non respect de la loi en matière de tenue vestimentaire ou de comportement dans les lieux publics en constituent un), les peines qui leur sont infligées sont trop souvent dégradantes et cruelles (tortures, mutilations sexuelles, viols...).
Les femmes soudanaises n'ont pas de droit d'égalité en ce qui concerne le mariage, l'âge et le choix de l'époux. En vertu du droit coutumier, c'est le tuteur de la jeune fille, souvent le père ou le frère, qui choisit et autorise ou non le mariage. Les carences en matière de prévention de santé féminine dans ce pays, doublées des pratiques inhumaines de mutilations sexuelles, font apparaître un taux élévé de mortalité maternelle.
Parallèlement, des cas sérieux d'enlèvements, d'esclavage, de vente et de trafic de filles et de femmes ont été signalés et vérifiés...
Thierry
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Sources : Bilan de l'ONU 97 et 98
Photo : ONU
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