Mais
si nous marchons dans la lumière comme lui-même
est dans la lumière, nous sommes en communion les uns
avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous
purifie de tout péché. (1, 7) Nous avons vu dans le précédent numéro
que la croyance était sans valeur si elle
n'était pas suivie par les actes. Ainsi, marcher dans
la lumière avec Jésus en traduisant sa Parole
en actes d'Amour, nous met en communion avec Lui, mais aussi
les uns avec les autres.
Etudions de plus près cet extrait de la
Première Epître de Jean. Nombreux sont les
chrétiens qui regrettent que l'Evangile ne soit pas
un livre de recettes cataloguant les comportements à
adopter selon les circonstances de la vie. Ils se sentent
parfois sans repères et comme délaissés
par Dieu. Mais nous ne sommes pas abandonnés, bien au
contraire. Nous devons seulement donner à l'Amour
notre propre visage.
Ainsi, la Parole du Christ suffit amplement à
orienter l'homme de bonne volonté vers l'Amour.
Ensuite, par la mise en pratique de l'Amour du prochain avec
constance, l'être rentre en contact intime avec
Jésus et ressent, au fond de lui, qu'il est
guidé et inspiré ! D'un état d'errance
où il se trouvait, il se met à cheminer sur la
voie de l'Amour. Non sans écarts parfois, mais avec
toujours la volonté de faire mieux, d'être plus
rigoureux. C'est ainsi que le sang de Jésus
nous purifie.
A travers la notion de sang de Jésus, nous
devons distinguer bien autre chose qu'un symbole. Nous
devons le voir comme la Substance de la Vie. Une substance
qui n'est pas limitée à la forme physique de
l'individu ou à l'espace-temps mais qui le
dépasse et l'englobe. C'est bien le composant
principal de notre nature autant que de l'Univers. Cette
substance d'Amour christique, ce sang purificateur,
Jésus le verse pour nous sur la croix, revivifiant
ainsi notre plan matériel moribond. Par l'immersion
totale de notre être dans cet Amour, nous
accédons à un plan de conscience divin, aussi
concret que le sang, et qui compénètre notre
univers. Dès lors, la pratique de l'Amour nous
libère de plus en plus et oeuvre à la
résurrection de notre être sur tous les
plans.
Par la substance d'Amour de Jésus, nous nous trouvons
donc réunis avec nos frères : nous baignons
dans ce même bain qui nous revitalise tous. C'est ce
que nous connaissons sous le terme de connexité
universelle...
Autrement dit, la pratique quotidienne de l'Amour des autres
nous place sur un plan nouveau, infini, un plan de
liberté où nous sommes en relation avec ceux
qui comme nous, sont en quête d'Amour. Et cette
connexion avec nos frères est une communion,
un véritable échange des uns vers les autres
par ce que nous portons de meilleur en nous, la
présence de Dieu : la substance divine
créatrice qui nous illimite.
Plus concrètement encore, il nous faut ressentir la transformation
profonde que cela procure à notre être. Nous avons tellement
l'habitude de nous considérer comme des êtres liés à une enveloppe,
à des sensations, à des besoins. Non ! Nous ne sommes pas que
cela. Nous sommes des êtres en évolution, des êtres d'échange.
Les actes d'Amour, de gentillesse, de tendresse, d'abnégation
ou de sacrifice... que nous faisons pour autrui brisent le carcan
de notre ego et nous font vivre quotidiennement dans la joie
de cette connexité : nous sommes reliés
aux autres, dépendants d'eux pour notre bonheur ! Ce qui les
rend heureux nous comble d'une joie identique, ce qui les éprouve
nous responsabilise aussitôt pour apporter notre aide. D'âme
à âme, nous connaissons les autres et nous sommes connus.
Geoffroi
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