Continuons avec Jean à nous imprégner des réalités divines qu’il
sait si bien nous rendre familières. Dans sa Première Epître,
Jean n’énonce pas une nouvelle philosophie ou un nouveau schéma
de pensée juste bon à nourrir notre intellect pour un moment...
Non, il nous dévoile des vérités pleinement vivantes qui nous
font accéder à un plan de conscience plus élevé, plus proche
de Dieu. Ainsi, c’est l’ensemble de notre être jusqu’à notre
organisme même qui est touché par le Verbe de Vie. Autrement
dit, en recevant la Bonne Nouvelle dont Jean est porteur, nous
devenons véritablement différents. Cela n’est pas une vue de
l’esprit ! A travers Jean, c’est l’Esprit Saint, l’Esprit
d’Amour qui s’adresse à nous et qui œuvre en nous dès lors que
nous acceptons de l’accueillir. A partir de ce moment, de cette
ouverture, commence une véritable eucharistie.
Recevoir le message de Jean, c’est communier au corps et au
sang du Christ c’est-à-dire à sa substance d’Amour qui est la
substance même de la Vie. Ne nous y trompons pas, Jean a pesé
chaque mot lorsqu’il nous déclare : Ce que nous avons vu
et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous
aussi vous soyez en communion avec nous. Et notre communion
est communion avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.
Pour bien accueillir cette eucharistie, il nous faut comprendre
au moins deux choses : d’abord, que Jésus-Christ
fait homme, c’est nous dans ce que nous avons de meilleur !
Autrement dit, Jésus incarne l’humanité en quête de son retour
vers le Père ainsi que nous l’avons vu dans le précédent article.
Ensuite, comprenons que Jésus nous a montré que l’homme n’est
pas séparé du Père mais que, par lui Jésus, il Lui est consubstantiel.
Maintenant, il nous faut réaliser ce qui se produit lors d’une
eucharistie, une communion. Notre être interagit (sur le plan
des échanges énergétiques immatériels) avec la structure du
pain et/ou du vin, lui conférant, par notre foi, les caractéristiques
mêmes du corps réel de Jésus qui est pur Amour et qui vibre
à un degré bien plus élevé que le nôtre. Par la communion, nous
faisons donc nôtre sa substance divine ce qui nous allège et
nous rapproche de Dieu. Ainsi, les propos mêmes de Jean vibrent
à un degré divin, très allégés puisqu’ils véhiculent l’Esprit
d’Amour. En interagissant avec eux par notre confiance, nous
participons à une véritable eucharistie qui nous apporte des
caractéristiques plus pures aptes à nous faire saisir l’intégralité
de son message dans tout notre être.
C’est pourquoi Jean énonce logiquement : Et nous vous écrivons
cela pour que votre joie soit parfaite. Une satisfaction
intellectuelle ne saurait procurer la joie totale de l’être,
laquelle survient seulement parce qu’il y a accession de tous
les composants de l’individu à un niveau vibratoire supérieur,
à une libération qui vient de Dieu. Nous pouvons donc dire que,
par Jean, nous recevons l’Esprit d’Amour de Jésus et nous lui
ouvrons notre être pour qu’il en fasse un canal pour le Verbe
de Vie. Jean nous transmet ainsi l’essence même de la Parole
de Jésus et chacun de nous, faisant vivre cet enseignement en
lui et le nourrissant par des actes, participe à répandre cette
Bonne Nouvelle.
C’est ainsi que grandit la communion entre les
êtres, communion qui nous rattache à la
tradition johannique. Non pas une tradition qui se plairait
à faire perdurer les conditionnements humains mais la
Tradition éternelle où se transmet
d’âme en âme le souffle de
l’Esprit.
Geoffroi
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