Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu,
et quiconque aime celui qui l’a engendré, aime aussi celui qui
est né de lui. A cette marque nous connaissons que nous aimons
les enfants de Dieu, si nous aimons Dieu, et si nous pratiquons
ses commandements. (5, 1-2)
Entre l’homme et Dieu, ce doit être une
histoire d’Amour. Les limites dans lesquelles
l’être humain se complaît s’opposent
trop souvent à l’épanouissement de ce
bonheur-là, à cette explosion de joie et de
vie qui nous fut promise à l’origine des temps
et dont nous retardons la venue. En fait, nous restons
enfermés dans la prison de notre ego qui nous
empêche de prendre conscience de la
vérité de notre nature divine : un attribut
qui nous appartient par la volonté de Dieu et que
l’Amour - Energie toute-puissante - nous permet de
retrouver dans les moments clés de notre vie.
Aimer, c’est reconnaître, c’est
s’unir... En d’autres termes, c’est
participer à un fabuleux « mouvement » de
l’Esprit qui emporte toutes choses et toutes vies vers
toujours plus de Lumière, de gloire. Sans cet Amour,
il n’y a rien et nous ne sommes rien. C’est
pourquoi la relation qui unit l’être à son
Créateur est une relation d’Amour ou bien
n’est rien du tout. Pour les âmes humaines
fatiguées de chercher - voire complètement
égarées - Jésus-Christ est la porte de
choix, le repère : croire en lui
c’est-à-dire accepter sa nature divine,
c’est déjà commencer à
renaître, à se rapprocher de Dieu. L’Aimer
Lui, à cause de ce qu’il a fait pour nous (tout
simplement), c’est déjà s’orienter
dans la bonne direction, celle qui nous permet de renouer
avec notre propre divinité.
Oui, croire sincèrement en Jésus, en ce
qu’il a dit et fait, c’est déjà
aimer Dieu et s’aimer soi-même en se donnant la
possibilité de renaître de nos cendres. De
même, aimer Dieu de tout notre cœur, cela doit
conduire logiquement à aimer celui qui vient en Son
Nom, qu’il soit l’Amour incarné tel
Jésus ou nos frères et sœurs les plus
humbles. L’Amour englobe tout et tous : de même
qu’il ne tolère pas de hiérarchie mais
donne le sens à tout ce qui vit, de même il ne
peut se répandre authentiquement sur les uns et
dédaigner les autres. Croire en Jésus-Christ
n’a pas d’autre sens car l’Amour dont
Jésus est le modèle est bien cet
Amour-là, sans limites de nations, de cultures, de
religions, d’espace ou de temps.
Voilà donc l’Amour que Jésus est venu
nous enseigner et qui constitue la seule valeur universelle
qui soit au-dessus de toutes les philosophies et de toutes
les religions puisqu’elle garantit à chacun
qu’il est aimé tel qu’il est et
appelé à partager la couronne divine. Au nom
des paroles de l’évangéliste, au nom de
l’Amour lui-même, beaucoup d’individus
veulent faire de la religion chrétienne le passage
obligé pour toutes les âmes en quête de
salut. Ce faisant, ils limitent l’Amour de Dieu
à la soumission à une doctrine, à des
mœurs, à des rituels qui empêchent
l’Amour véritable de s’exprimer dans sa
richesse et sa diversité. Il n’y a de
Vérité que d’Amour de sorte que toutes
tentatives de contraindre son prochain, de le soumettre, de
le priver de ce qui fait sa richesse constituent
aussitôt une atteinte à l’Amour, une
offense à sa liberté.
Philosophies et religions ont, à l’origine, pour objet d’élever
l’individu en lui donnant les moyens d’accroître le champ de
sa conscience. L’Amour est précisément l’énergie qui permet
de repousser perpétuellement les limites de notre perception.
Il faut protéger ce patrimoine que l’humanité a accumulé grâce
à la sagesse de grands êtres qui ont su laisser l’Esprit souffler
à travers eux. Leur héritage est infiniment précieux et suffit
à nous montrer qu’au-delà des dogmes et des églises, il y a
la fraternité humaine qui se nourrit des actions communes que
les êtres de bonne volonté conduisent ensemble. Elle ne choisit
pas entre les chrétiens, les musulmans ou les bouddhistes :
elle se réjouit que tous échangent ensemble de sorte que la
Vérité n’est pas dans une religion mais dans le dialogue
interreligieux ; elle n’est pas dans une doctrine mais dans
une ouverture ; elle n’est pas dans un Dieu particulier mais
dans Celui qui Est et qui nous enveloppe tous de Son Amour inconditionnel.
Geoffroi
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