Pour
vous, que ce que vous avez entendu dès le
commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu
dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez
aussi dans le Fils et dans le Père. Et la promesse
que lui-même nous a faite, c’est la vie
éternelle. (2, 24-25) Depuis maintenant plus d’un an que nous
étudions la Première Epître de Jean,
nous avons compris que le fondement de la Bonne Nouvelle,
c’est l’Amour ; l’Amour que nous recevons de
Dieu et celui que nous Lui donnons en retour. C’est
l’Union. Nous savons que cette union divine se traduit
par des actes en faveur de nos frères et soeurs,
actes qui nous ouvrent toujours plus à Dieu et
accroissent notre capacité à donner. Dans ce
mouvement sans fin où donner et recevoir
s’auto-génèrent et évoluent
perpétuellement, réside la clé de la
vie éternelle, la vie même de Dieu. En effet,
lorsque nous parlons de Dieu, nous évoquons le
principe de vie infini, illimité. Et rien
d’autre que l’Amour ne répond à ces
caractéristiques d’« infinitude » et
d’illimitation.
De nos jours, beaucoup d’êtres cherchent encore
à donner à Dieu d’autres noms que
l’Amour. L’Amour tel qu’ils l’envisagent
dans leur vie ou le perçoivent dans la
société est borné de sorte qu’ils
ont du mal à concevoir que Dieu « se
réduise à cela ». Ils cherchent donc
d’autres termes comme « la Justice », «
la Sagesse », « la Souveraineté »...
C’est qu’ils ne voient pas encore que l’Amour
dépasse tout cela parce que ses expressions
n’ont pas de fin. C’est pourquoi l’Amour
demeure le nom le plus approprié car il traduit le
mieux la vibration première, le Verbe des origines.
Et même si quelques-uns commettent des exactions en
Son Nom, ils ne peuvent le ternir : aimer un homme, une
femme, un enfant, aimer la vie, faire l’Amour...
restent les mots les plus puissants pour évoquer
l’Energie Divine qui ne demande qu’à
jaillir à travers nous...
Tous montrent bien que ce plan matériel est un
merveilleux berceau pour les enfants que nous sommes. Un
berceau que nous devons découvrir et apprendre
à accepter si nous voulons le perfectionner, le
rapprocher de Dieu. Alors ne perdons pas notre temps
à chercher de nouveaux mots pour définir Dieu,
commençons plutôt par changer notre regard sur
nous-mêmes, sur autrui, sur nos besoins et nous
verrons avec sérénité qu’il y a un
désir d’aimer en chacun. Il nous suffit alors
d’élever ce désir et de nous conformer
à la plus belle image que nous en avons : autrement
dit, d’exalter la part d’Amour qu’il
contient, la part de liberté. Nous connaîtrons
alors la voie.
Cherchons sans relâche comment les autres veulent être aimés,
la forme d’Amour qu’ils attendent de nous, consciemment ou non.
Donnons-la leur sans hésiter, cela nous permettra de sortir
de notre individualité fermée et de goûter à la saveur de l’Esprit
qui est partage. C’est ainsi que nous ne cesserons pas d’être
dans l’Amour et que nous resterons au sein du Père, au coeur
même de la Parole de Jésus. Et
cette Parole nous murmure : « encore » ! Car l’Amour exprime
à l’évidence le «Toujours plus».
Plus nous aimons, plus nous désirons aimer et cela
est sans fin car nous ne cessons pas d’intégrer
en nous l’Energie Divine, laquelle nous transforme pour
que nous puissions répondre à de nouvelles
exigences. Souvenons-nous donc de cette Parole, de cet Amour
qui nous a donné naissance, de cet appel qui vit en
nous : c’est un désir d’Union auquel nous
avons profondément besoin de répondre, ne
l’oublions pas. Notre Père a donné
l’exemple dès le commencement en nous offrant Sa
couronne, en partageant avec nous la vie éternelle
qu’Il Est.
Geoffroi
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