Mes
petits enfants, c’est la dernière heure. Comme
vous avez appris qu’un antéchrist doit venir,
aussi y a-t-il maintenant plusieurs antéchrists : par
là nous connaissons que c’est la dernière
heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils
n’étaient pas des nôtres ; car s’ils
eussent été des nôtres, ils seraient
demeurés avec nous ; mais ils en sont sortis, afin
qu’il soit manifeste que tous ne sont pas des
nôtres. (2, 18-19) La dernière heure a commencé nous dit Jean
dans sa Première Epître. Nous ignorons quand
elle se terminera mais qu’importe : nous savons
que nous vivons une époque cruciale et qu’il
nous faut être vigilants. Non pas craintifs, car rien
ne nous sera demandé que nous ne pourrons donner,
mais simplement en éveil. Cette dernière heure
a débuté exactement au moment où
Jésus a régénéré
l’humanité, lui redonnant le goût de
l’Amour. Dès cet instant, les conditions
spirituelles des êtres humains se sont
radicalisées et cela va en s’intensifiant depuis
bientôt 2000 ans.
L’Homme a refait connaissance avec sa
vérité intérieure, sa nature profonde
d’Amour. C’est pourquoi, il est responsable de son
développement en lui-même, de son
évolution permanente vers plus d’Amour dans sa
vie quotidienne. Cette heure est celle du choix. Un temps
est donné à l’Homme pour qu’il en
prenne conscience jusqu’au moment où il choisira
clairement son camp. Beaucoup d’êtres pensent que
ce choix réside seulement en un engagement
philosophique ou religieux réductible à
quelques croyances ou prises de positions intellectuelles.
Ils défendent avec vigueur la doctrine de la
confession à laquelle ils appartiennent, pensant
qu’il suffit de s’en réclamer pour gagner
le salut. Et c’est en toute sincérité
qu’ils s’appuient sur les discours de leurs
illustres devanciers, certains de la solidité de ce
soutien fondé sur les siècles et la somme des
écrits de leurs maîtres...
Mais cet appui est vain et partira en poussière comme
le papier sur lequel tant de dogmes inhumains ont
été transcrits. L’heure du choix est
l’heure des actes : le moment où
l’être entier s’immerge dans l’eau
baptismale de l’action, la seule qui consacre vraiment
l’être à Jésus-Christ. Que ceux qui
craignent pour leur Eglise se rassurent. Quand l’heure
sera écoulée et qu’il faudra se
décider, Dieu ne condamnera personne. Il ne dira pas
à telle Eglise qu’elle est impie et à
telle autre qu’elle détient la palme de la
vérité. Non, Il ouvrira seulement les bras
à ceux qui L’auront choisi, Lui, le Dieu
d’Amour.
Alors, il y aura des êtres venant de partout pour
fonder avec Jésus cette nouvelle Eglise : une
Eglise faite d’athées autant que de catholiques,
de musulmans, de protestants... Tous auront un point commun
: celui d’aimer leur prochain. C’est bien en cela
que la Parole de Jésus frappe le coeur des
êtres au-delà des époques et des
cultures : elle est une Parole vivante qui se nourrit
d’actions et d’engagements. Celui qui ne pratique
pas l’Amour du prochain se sépare volontairement
de la Fraternité. N’oublions pas : on
reconnaît le bon arbre aux bons fruits.
Ceux qui agiront comme si le Christ
n’était pas venu et qui resteront ainsi dans l’indifférence
de l’Amour, ceux-là auront beau invoquer Notre Seigneur, ils
s’enfuiront loin de Jésus en prétextant leurs belles doctrines
dès que l’Amour exigera de poser des actes concrets... Ils montreront
ainsi qu’ils appartenaient en fait à l’antéchrist c’est-à-dire
aux temps obscurs précédents la venue de Jésus. Et puis il y
aura tous ceux qui Le suivront parce que, depuis longtemps,
ils marchent dans Sa Voie.
Geoffroi
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