fraternet.com



Aimer le monde ?


N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’Amour du père n’est point en lui. Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement (2, 15-17).

« Se détacher du monde », voilà un précepte formulé depuis l’aube des temps par la plupart des religions et des philosophies. Tout être en recherche spirituelle doit délaisser les désirs personnels s’il prétend évoluer... Possession de biens matériels, goût du pouvoir, désir de paraître... sont autant de limites posées à l’individu : des barrières qui l’empêchent de s’élever ; des nourritures qui ne font que gonfler son ego et lui laissent une perpétuelle sensation de manque.

Mais cela va plus loin : le simple rejet de ces entraves n’assure pas le rapprochement de Notre Père. Autrement dit, l’attirance pour l’austérité n’est pas un signe de richesse spirituelle pas plus qu’elle ne constitue un stimulant pour aider son prochain. C’est plutôt l’Amour du prochain qui conduit à se détacher de certains attraits de ce monde. Car ces derniers sont des illusions sans intérêt, inaptes à combler notre véritable besoin de donner, besoin que nous refoulons sans cesse.

L’Amour des autres nous conduit à développer le potentiel créateur que nous recelons, caractérisé par la présence divine en nous. Il nous appelle à un contact direct avec Dieu en allant Le chercher là où Il est le plus près de nous : en notre coeur. Aussi devient-il toujours plus naturel d’éliminer tout ce qui peut faire obstacle à cette union. L’être qui désire consacrer sa vie à l’Amour commence par observer ce qui, dans sa vie, peut constituer un frein à son évolution. Ce travail quotidien se fait avec l’aide du Père : Il nous donne l’occasion de lever le voile sur nos mauvaises habitudes, notre négativité.

Mais le Père fait surtout en sorte de nous permettre de produire de l’Amour autour de nous. C’est cela la volonté de Dieu : que l’Amour s’accroisse constamment, accroissement auquel nous sommes conviés à participer. En mettant l’Amour en pratique, nous nous rendons compte que nous ne désirons pas rejeter le monde mais l’aimer, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire injecter de l’Amour là où il en manque.

C’est ainsi que nous prenons conscience de ce qu’est l’Amour : Il n’est pas attachement, dépendance... Il est liberté et transformation. Trop d’êtres croient que le monde dans lequel ils vivent doit être rejeté en bloc. Ce faisant, ils renient leur Créateur puisqu’ils s’aveuglent sur les raisons de leur incarnation. Nous existons pour apprendre à aimer : si nous sommes attachés aux vanités du monde, nous n’aimons pas réellement. Mais si nous mettons notre énergie au service de l’amélioration du monde, là, nous aimons vraiment car nous utilisons notre pouvoir créateur.

Ne nous égarons donc pas ! La vie spirituelle n’a pas pour objectif de nous faire vivre sur un plan éthéré, loin des préoccupations de nos semblables. Non, la vie dans l’Amour nous éclaire seulement sur ce qui permet de Le faire grandir en nous et partout. Ainsi nous portons un regard neuf sur ce qui nous entoure : nous ne jugeons plus, nous transformons... Nous nous illimitons. Les convoitises du monde ne nous concernent plus. Elles se sont éloignées de nous. Car l’Amour fait peur à tout ce qui lui est contraire. Et seul demeure l’essentiel : la plénitude, la joie.


Geoffroi Contact  




Abonnement à l'Info
L'info quotidienne dans
votre boite email (gratuit)


Abonnement à l'Hebdo
Les meilleurs textes
chaque semaine (gratuit)


http://www.fraternet.com - Copyright © 2000 - 2001 Les Chemins D'En Haut - Tous droits réservés.