| Celui
de Lyne (du Québec) sur le pardon |
Dans le passé, j'ai souvent été blessée... Tout cela bien
avant que j'accepte et que j'arrive à croire dans mon cœur en
Jésus-Christ comme étant Lui la victime expiatoire pour nos/mes
péchés. Avant aussi que je comprenne ce que Jésus attend de
moi et de tous ceux qui désirent unir leur âme à sa lumière.
Le pardon ne vient pas toujours systématiquement, surtout lorsqu'on
est concerné. C'est facile parfois de dire à une personne blessée
: “tu dois pardonner”, mais quand cette personne vit de la souffrance...
Je pourrais décrire toutes mes épreuves : comment une enfance,
une adolescence et le début de l'âge adulte, avec un père alcoolique
et très violent verbalement, ont été éprouvants, combien il
a été difficile de vivre à l'intérieur d'une famille non fonctionnelle
et de voir sa mère déçue de la vie, mais il y en aurait pour
plusieurs heures à raconter cette histoire et je ne crois pas
que cela nous aiderait à nous rapprocher de Jésus.
Pour ma part, lorsque j'ai compris qu'il fallait faire confiance
à Christ, j'ai appris à mieux pardonner et d'une façon différente,
non pas juste pour me détacher de la souffrance ou pour fuir
une situation, mais pour arriver à mieux voir l'autre avec ses
manques d'Amour, ses faiblesses, ses forces, son apparence extérieure
et de l'accepter tel qu'il est.
Pour moi, le pardon, c'est la force de comprendre que tout être
humain a besoin de cet Amour infini, cette étoffe dont nous
sommes fabriqués. Il est donc évident que je dois faire tout
mon possible pour aimer l'autre plutôt que de le haïr. J'ai
été longtemps refermée sur moi-même, comme une huître, avec
la quasi impossibilité de m'ouvrir à l'autre par manque d'Amour,
manque de confiance ou par peur. Mon passé familial ne m'ayant
pas aidé, je me protégeais moi-même du monde extérieur, je croyais
que tout le reste, après ma famille, était à risque et j'avais
peur.
Tout cela était devenu lourd à porter, jusqu'à ce qu'un soir,
assise seule dans ma voiture près d'un bois où personne ne pouvait
m'entendre, j'ai crié de tout mon être en demandant de l'aide
à Dieu. “Dieu si tu existes, viens à mon secours, viens m'aider,
je n'en peux plus”. J'étais prise dans un traquenard, plus rien
n'allait et tout ce que je faisais semblait voué à l'échec.
Après, je m'en suis retournée chez moi, il n'était pas question
pour moi de suicide, je n'y croyais pas, je ne voulais pas mourir,
je voulais vivre. Il y avait à l'intérieur de moi, dans cette
noirceur, comme une toute petite lueur d'espoir qui continuait
de me montrer le chemin. Dès le lendemain, les choses commencèrent
a changer lentement mais sûrement.
Depuis, ma vie a pris petit à petit une autre dimension. J'ai
pris conscience qu'il me fallait me détacher de moi-même, m'oublier
en quelque sorte et regarder l'autre plutôt que de tout diriger
vers moi. Cette haine, ce mépris et cette insécurité que j'ai
ressentis dans le passé, je les ai placés au pied de la croix
de Jésus. Je lui cède mes joies, mes peines ainsi que le contrôle
de ma vie. Parfois, je tente de le reprendre, mais je me rends
compte rapidement qu'il est plus fort que moi. A 42 ans, j'ai
encore mes tentations, mes temps et mes journées de faiblesses,
notre état charnel étant ce qu'il est, je dois vivre comme tout
le monde avec cette réalité. Je suis mariée a un homme très
bien, j'ai deux beaux enfants. Je prie le Seigneur et le remercie
pour ce que j'ai, même quand je vis des difficultés ou des situations
problématiques, je sais qu'il me guide et me supporte. Je crois
que le pardon, qui est une force, nous provient de Christ et
qu'il n'y a pas d'autres sources. J'ai encore à apprendre à
mieux aimer les gens autour de moi, ce qui n'est pas toujours
facile, et je sais que j'ai maintenant beaucoup de lumière sur
mon chemin pour y arriver. Je ne suis pas parfaite et j'ai encore
à cheminer jusqu'à la fin de ma vie terrestre. Ma mère est décédée
en 1994 et plusieurs personnes qui la connaissaient m'ont dit
"elle est une sainte". Mon père est toujours vivant à l'âge
de 72 ans et je lui pardonne tout ce qu'il a fait...
Chers amis lecteurs, comme moi, ouvrez votre cœur à Christ qui
est tout simple et qui n'attend que notre volonté de nous rapprocher
de lui pendant qu'il est encore temps.
Amitié en Jésus, Lyne
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