| celui
d'Alain T. sur le pardon |
«
… la vie m’a sans doute favorisé, j’en
suis conscient, car je ne me suis pas encore trouvé
dans une situation où le pardon doit être
difficile sinon impossible à donner : agression,
viol, violence exercée contre un proche etc.
Par contre, j’ai, comme tout un chacun,
été confronté à des situations
où l’amour-propre est atteint quand, par
exemple, des engagements pris ne sont pas tenus ou lorsque
l’on est victime d’agressivité ou de
jalousie injustifiées.
Très tôt dans la vie, il m’est apparu
comme une évidence que le pardon, l’oubli de
l’offense, était la seule attitude intelligente
car elle vous rend la Paix du cœur : cela vaut pour les
individus comme pour les états.
C’est ainsi que dans mes activités
professionnelles, je n’ai jamais voulu intenter de
procès, privilégiant la voie du compromis.
Lorsque j’ai liquidé mes affaires, un partenaire
s’était engagé à me régler
une somme importante en contre partie d’une prise de
participation majoritaire : il n’a tenu ses engagements
qu’à hauteur des deux tiers, arguant d’un
retournement de conjoncture ce qui, bien entendu,
n’était pas contractuellement défendable.
Je l’ai rappelé à ses obligations sans
illusions ni ressentiment : après tout, cela le
concerne, c’est une affaire entre lui et sa
conscience.
C’est ainsi que je vois les choses : cela ressort plus
de la philosophie, au sens étymologique j’en
conviens, que du pardon chrétien, voie sur laquelle
j’ai encore beaucoup à progresser…
Cependant, je suis pleinement conscient de devoir au Ciel
cette faculté de pardon et ne manque pas de l’en
remercier car elle rend la vie plus
heureuse… »
|